"Pendant
trop longtemps, les uns ont parlé sans œuvrer, les autres œuvré
sans avoir le droit de parler, comme des travailleurs qui ne se rencontreront
jamais dans le tunnel où ils se sont engagés." (Célestin
Freinet)
******
Chroniques
de Cultures Robinson- Saison 2007- 2008
Chroniques
de Cultures Robinson (2008-2009)
19 Juillet:
des Amis
de toutes les SAISONS.
Les poètes
décrivent souvent que les amis de l'été seraient plus
nombreux, plus gais, dans la chaleur et la lumière et que ceux
de l'hiver sont moins nombreux et plus sombres.
Mercredi
Nous
nous avons des amis en toutes saisons; et ils sont nombreux pour des
raisons toutes différentes.
Ainsi,
au cours des activités de rues et de jardins, plus
nombreuses cet été , nous rencontrons sans cesse de nouvelles
familles (et les adhésions augmentent à bon rythme).
Comme l'année
dernière, le bus que nous apprêtons à faire
partir à la MER, sera plein
et IL
POURRAIT Y EN AVOIR DEUX, que nous les remplirions de même.
Nous
sommes les amis de toutes les saisons;
et il appartient
à Robinson de rester ouverts quand tout ferme, car TOUTE
SAISON EST LA PLUS FROIDE, quand on reste.
Du coup
nous recourons également au volontariat saisonnier;
et nous remercion les étudiants EJE qui renforcent notre faible nombre
de permanents et volontaires pour nous accompagner aux sorties.
Dimanche,
concertation
Nous remercions
les permanents qui se démultiplient
, allongent le temps, et tiennent l'été ; nous remercions les
administrateurs et membres du Bureau volontaires, qui assurent les permanences
en juillet, en août, qui font parfois plus de
100 km pour venir passer une journée avec nous, et qui, du coup,
amènent leur famille...
Nous
avons besoin des amis de toutes les saisons car une association comme
la nôtre nécessite une énergie immense ... qui fait que
chacun se sent important.
Certaines
institutions ne veulent voir que les personnes qu'elles nous "envoient",
mais ignorent toutes celles , moins accessibles aux travailleurs sociaux,
qui ont encore bien plus de besoins.
Nous intervenons
souvent en effet bien avant que les gens n'arrivent
à faire des démarches institutionnelles. Même quand
les démarches sont simplifiées, qu'il y a une grande ouverture,
il faut être sur place pour voir la somme de tous les empêchements
de la vie de tous les jours qui font que... les gens s'y prennent trop
tard, abandonnent leurs démarches, oublient parfois mêmes, bousculés
par le cours d'une vie indomptable.
C'est cette
vie là qui empêche les gens de coïncider avec leur catégorie
et qu'ils ne coïncident plus avec
les noms dont les administrations les reconnaissent (allocataires, RSA-stes...),
alors qu'ils rentrent plein droit dans l'esprit des mesures.
Mais nous
sommes également là, dans "l'après", car
les gens vont et reviennent et qu'à Robinson,
ils reviennent sans contrats, sans contraintes et par leur propre autonomie.
C'est parce
que les saisons sont diverses (et qu'il pleut aussi en été),
que la réalité EST COMPLEXE que nous faisons ce travail jour
après jour et que ce travail est une recherche
pour tous ceux qui s'y livrent; cette recherche nourrit alors tout
projet: reconversion, qualification, amitiés... qui nous vaudront des
rencontres en toutes saisons.
Vendredi, rangements au local
Ainsi
s'achève par cette semaine, la chronique pour la saison juillet 2008/
juillet 2009; nous avons en effet pris l'habitude de commencer nos
nouvelles saisons par les ... sorties à la MER.
Et la prochaine, c'est dimanche prochain!
Chronique
des Robinson (reprise)
Samedi
11 : Un groupe d'adultes
s'est retrouvé cette après-midi,
au
Centre Social de Chilly-Mazarin pour préparer du vin de
noix. Tandis qu'à la VSM un groupe d'enfants survolté gesticule
à tout-va autour d'une activité peinture rapidement abandonnée
au profit des ballons, frisbee et autre élastique.
Dimanche
12 : Delphine
et Kadra, de l'association " rues et cité " à Montreuil,
sont venues nous voir au jardin ce dimanche. Lydie, habituée du terrain
de Chilly-mazarin, est également venue reconnaître les lieux.
Pour accueillir ces nouvelles venues, nous avons dû mettre un peu d'ordre:
ranger les mauvaises herbes, discipliner les tomates,
mettre les graines de radis en rang, parquer les carottes…de là
à dire que nous sommes des fascistes en herbe…A
la VSM, on se partage notre petite récolte : quelques framboises, et
nos premières courgettes !
Mercredi
15:
Nous avons
commencé une correspondance
avec
nos amis de l'association Traces. Les enfants ont
débutés par un reportage photos sur la vie de leur quartier
et partagé leurs regards sur leur environnement, leur quotidien,
leurs loisirs.
Rien ne
leur a échappé ; (les
halls d'immeubles, la bibliothèque municipale, le parc Nativelle, les
caves, le skate parc et l'école ont été sujet à
de magnifiques photos.
Ensuite,
nous nous sommes répartis les tâches,
certains étaient responsables du classement des photos et des commentaires
pendant que d'autres réalisait des dessins pour la couverture de l'album.
Une réelle
COOPERATION s'est créée où
chacun a pu donner libre court à son imagination.
Jeudi,
nouvel atelier
Jeudi:
Côté
jardin : On profite du beau temps
pour aller voir les ruches. Morane (12 ans), qui découvrait pour la
première fois le monde des abeilles, tenait l'enfumoir pendant que
Jean-Jacques inspectait les cadres. A vue d'antennes,
une quinzaine de kilos de miel ( intégralement produit sur place)
devraient être récoltés à la fin de l'été.
A l'atelier
de rue, nous nous sommes tout nouvellement
installés au skate-park. De nouveaux enfants
nous ont rejoins et nous avons eu grand plaisir à faire connaissance
avec eux. Les jeux étaient de sortie pour le plus grand plaisir de
notre petit groupe
Paroles
d'enfants :
Youssef,
5ans : J'aime jouer, j'aime jouer à la voiture et après
j'ai joué avec Dylan.
Dylan, 5
ans : J'aime faire de la voiture bleue
de Farid et c'est tout.
Aya 5 ans
: J'ai pas aimé que Farid m'a
embêté et il m'a énervé. J'ai
aimé que Célia a écrit mon prénom. J'ai
aimé lire et j'ai aimé que Mélody joue au frisbee avec
moi.
Célia,
8 ans : J'ai aimé quand j'ai
pris le vaporisateur et quand j'ai arrosé Aya
et Neila. Je n'aime pas quand Farid arrose la bête. J'ai aimé
quand Decce m'a prêté ses rollers.
Vendredi:
A Chilly-Mazarin, il nous a fallu réparer
les quelques dégâts causés par la tempête, et remettre
les tomates en place sur leurs tuteurs. Ulysse continue sa bataille homérique
contre les mauvaises herbes, et Morgane apprend à
reconnaître quelques plantes médicinales et leurs usages.
Les radis poussent avec véhémence, les carottes prennent leur
temps. Les travaux d'entretien des haies et de semis continuent, et
on cueille : quelques feuilles de sauge et de mélisse, un bouquet de
menthe bergamote, des poignées de groseilles et de cassis...
En raison
du mauvais temps, un groupe d'enfants, nous a rejoins
pour nous aidés à trier, classer et ranger nôtre matériels
au sein du bureau et de la cave. Les enfants
ont toujours cet enthousiasme à participer aux diverses activités
que l'association leurs propose.
Samedi, la Villa
Samedi:
A la Villa, nous avons
passé une agréable après-midi à faire des colliers,
bracelets et autres scoubidous. Des parents nous on rejoint en fin
d'activité pour prendre le goûter avec nous.
Dimanche:
Après l'orage
de grêle de jeudi, nous étions inquiets de ce que nous
allions retrouver au terrain; Jean Jacques (qui y était allé
hier) nous a prévenu, sur le chemin et on a découvert les dégâts.
2 énormes
branches de l'immense prunier du japon qui abrite nos repas étaient
tombées et Jean- Jacques les
a sciées et en a fait un grand tas.
Beaucoup
de poires sont tombées également et nous
nous sommes rendu compte qu'elles étaient en fait mûres et bonnes;
du coup nous en avons ramassé des sacs.
Branches cassées, sciées et débitées
D'une
façon générale, la récolte a été
splendide
et bien
que nous ayons été nombreux aujourd'hui au terrain, nous
avons trouvé à la partager sur le quartier: fèves,
haricots, prunes, poires, pommes de terre (les premières), courgettes
(énormes), etc

Paroles
d'enfants ( Farid): voici un
BILAN:
Sur
" Cultures Robinson",
C'est
une association pour les enfants adultes et un
peu une association culturelle (qui protège
la nature). On fait quelques fois des sorties et des activités où
l'on fabrique, cultive, récolte, apprend, découvre, comme
on va faire une sortie le 26 juillet à la mer, et où l'on fait
plein de choses comme la soirée musicale
à chaque dernier vendredi du mois, et aussi comme la fête des
voisins, la kermesse, le carnaval. Et aussi ils ont un local à Bel
air et un à la " VSM " (Villa St Martin), où
l'on range les jeux de l'activité que
l'on fait le jeudi, le vendredi, le samedi. Le jeudi au skate-parc, le vendredi
à la rocade, et le samedi à la VSM, et on a le local à
la VSM où il y a la vaisselle, une cuisine.
Je
voudrais bien que la " CR " Cultures Robinson reste
pour les enfants et les adultes. Grâce à la CR,
il y a des enfants heureux.
Vive
la Culture Robinson !!!!!!!
11 Juillet:
Créer
une Identité et une Reconnaissance
COLLECTIVES.
Bibli de rue, vendredi
Chroniques
anticipées cette semaine, du fait de la défaillance
(prévue) du chroniqueur, mais PROMIS:
les récits de ce samedi et de ce dimanche 12 seront reversés
à la Chronique de la semaine à venir!
C'est
vraiment une grande joie de voir pousser
les effets de ce que nous construisons.
La première,
la plus forte, est de rencontrer les enfants,
d'être témoins de ces relations qui se nouent entre les permanents,
les volontaires de l'association, et tous ceux que nous accompagnons.
Mais c'est
également très important de trouver dans
la reconnaissance des institutions et collectivités l'écho de
tout ce travail.
Cette semaine,
l'association a reçu, de la DDJS, l'arrêté d'association
agréée Jeunesse et Education Populaire
(sous le No: 91-J-381) .
Nous
nous retrouvons dans ces mots.

Une
autre bonne nouvelle
... est
l'annonce , en attente de notification encore, d'une
subvention au titre des Réseaux d'écoute et d'appui à
la parentalité; cette subvention est accordée à
l'association pour son travail de soutien de la fonction éducative;
notre association se tient en effet au plus près des familles
et accueille tous les âges. Elle propose aux parents, comme aux enfants
de prendre place ensemble, dans la vie
sociale, dans la vie publique, dans les espaces publics.
Cette semaine,
nous avons également rencontré les
travailleurs sociaux de la CAF
...pour
développer les échanges, les partenariats, notamment autour
des loisirs des vacances (mais aussi de l'accueil et de l'accompagnement des
personnes éloignées de l'emploi).
Mais
nous avons parlé également projets:
- projet
d'ouverture d'une crèche multi-accueil à horaires
atypiques dans et pour le quartier,
- projet
d'ouverture d'une "papothèque" (lieu
d'écoute et de paroles entre parents, enfants, professionnels)
De même,
avec les services du Conseil Général
chargés de l'insertion,
nous avons pu
faire le point sur le travail mené depuis un an en partenariat avec
les équipes, dans le cadre de la lutte contre
l'isolement.
C'était
l'occasion de faire état des difficultés mais aussi des avancées,
et comment nous pouvons proposer des activités, mais
aussi un collectif vraiment accessible,
y compris pour les personnes les plus isolées.

Nous recevons
également de bonnes nouvelles de
la Ville de Longjumeau,
...que nous
remercions pour:
- la confirmation
de l'attribution d'une subvention municipale
- la confirmation
du prêt des salles pour les soirées de
l'association, en 2009- 2010.
Chronique
des Robinson
Mardi:
Nous avons participé à
la fête de la bibliothèque hors les murs. Un spectacle
nous à été présenté, autour de plusieurs
contes agrémentés de chants, à peine interrompus par
l'orage. Puis nous avons pris un goûter, et une fois la pluie calmée
nous sommes rentrés.
Pour les
bibliothèques de rue des Robinsons, Dorkas
(11ans) est venue choisir des albums BD, qu'elle a ensuite inventoriés
et plastifiés en vue de mettre en place une section BD .

Mercredi:
Aujourd'hui, peinture!
Les enfants ont confectionné un panneau pour annoncer leur présence
et celle de l'association au jardin de Chilly-Mazarin.
Art abstrait, et création conceptuelle sont au rendez-vous.
Jeudi:
Côté
cour :Aujourd'hui, inauguration du nouvel
atelier de rue, du jeudi (au Skate-Park).
Au programme,
peinture, bande dessiné et frisbee, le
tout sous un ciel menaçant, mais pas belliqueux qui nous a épargné
d'une averse malvenue
Côté
jardin: On récolte des noix pour l'atelier
vin de noix de samedi, on tempère les tomates trop exubérantes
et les ados continuent la clôture.
Sera-t-elle
terminée, comme ils s'y sont engagés, avant la fin des vacances
? Suspens

Vendredi:
A la Rocade, ambiance
festive autour de jeu d'élastique, agrémenté d'une
ardente recherche de Charlie.
A Chilly-Mazarin,
il ne fait pas bon être
une herbe sauvage : Ulysse veille à leur extermination
systématique. En revanche, les plantes médicinales semblent
s'y plaire, et accueillent avec bienveillance les nouveaux
venus : laurier, estragon, menthe poivrée.
05 Juillet:
Des impasses
aux espaces, des chimères aux mystèresl
"Grande lessive
de peinture", au quartier
Ce que nous
faisons est souvent qualifié d'utopique.
C'est dans l'air du temps de semer le découragement
social: une chape d'impuissance paralyse
les acteurs du côté de l'énergie et les décideurs
du côté de l'imagination.
Notre démarche
utilise justement les difficultés que nous rencontrons à
la fois pour trouver ensemble (et par le hasard des rencontres) l'énergie
de les lever, et les raisons de le faire.
D'où notre
obligation de "coller au terrain", et à affronter
ce dénuement plus subi que choisi.
Certains pourraient
dire que "Dénués de presque tout,
ils nous reste l'essentiel",
... il n'empêche
qu'il n'est pas nécessaire de nous condamner à tant de difficultés.
Pourquoi manque-t-il
en Juillet 2009, des subventions locales que nous avions sollicitées
et pour lesquelles nous n'avons même pas ... reçu de réponses?
Pourquoi sommes
nous tellement en difficulté pour accéder
à un local, en rapport avec le volume, le nombre,
la fréquence de nos activités (et de nos permanents et
volontaires)?
Pourquoi
donner le plus de peine, à ceux qui travaillent le plus... dès
lors que c'est dans le social?
"
A force d'être à la rue, on l'apprend, on
la prend."
Atelier
de Mégane, mercredi
... et du
coup, en effet, cet été, nous multiplions les ateliers de
rue.
Nous constatons
que
de
nombreux enfants sont encore là.
Beaucoup
ne partiront pas. Aussi, allons-nous ajouter
cet été un NOUVEL atelier de rue le jeudi, dans le
quartier Bel Air.
De même,
nous allons modifier le fonctionnement de nos groupes d'enfants du mercredi,
pour les ouvrir aux enfants non inscrits (et
"non partis").
Fabrication, balles de jonglage, atelier, ce samedi
Par ailleurs,
nous préparons toujours, en lien avec les familles, le
bivouac de la fin août, pour tout un petit groupe de "nos"
Robinsons.
Chronique
des Robinson
Mercredi:
Nous avons participé à l'activité
peinture animé par Mégane. Pour cette après-midi,
nous avons eu grand plaisir à accueillir des étudiantes
en formation d'éducatrice de jeunes enfants.
Nous avons
fait une grande fresque collective ainsi qu'un
nombre important de magnifiques dessins. Eponges, rouleaux, pinceaux et pochoirs
ont circulé de main en main afin de laisser exprimer la créativité
de nos artistes en herbe.
Préparation d'atelier, mercredi
Certains
enfants ont fait une offrande de leurs dessins à un arbre du quartier.
Une expression
spontanée, libre et éphémère.
Et, nous
avons conclu ce moment par un grand goûter festif
et convivial.
Paroles
d'enfants
Naïla
:
J'ai fait des photos, j'ai couru. Mélody a accroché
mes dessins dans l'arbre. J'ai trouvé bien que les filles (étudiantes
en formation d'éducatrices de jeunes enfants) de ton école viennent
comme ça j'ai pu leur raconter ce qu'on fait à Intermèdes.
Dorcas,
6ans : J'ai fait un carré. J'ai lu une histoire.
En fait, il y avait un chien et il disait OUAF, un chat il faisait Miaou et
un lion qui a fait GRRR.
Sandra,
16 ans : J'ai passé une bonne journée. C'était
sympa de peindre avec des doigts comme quand on était petits.
Mégane,
16 ans : Ca c'est bien passé. J'ai adoré faire l'atelier
avec les petits et faire la bataille de peinture.
C'était plaisant de passer l'après-midi avec l'association.
Dece,
6 ans : J'ai fait de la peinture, j'ai aimé, j'ai fait un dessin
bleu. Je l'ai accroché sur un arbre. J'ai
joué au frisbee.
Laure,
24 ans: (étudiante en formation d'éducatrice
de jeunes enfants) : Très bonne après-midi ! Contente
d'avoir pu découvrir concrètement un atelier de rue.
Et super ravie de cette après-midi avec les enfants. Merci de nous
avoir accueillies.
Sandrine,
23 ans (étudiante en formation d'éducatrice de jeunes enfants)
: C'était une très bonne après-midi, très intéressante.
A réitérer. Merci de nous avoir
accueillies.
Jeudi:
A l'arrosage
!
Par cette
chaude après-midi, les arrosoirs s'activent,
parcourant inlassablement le terrain, le long des semis, de plants en plants,
d'un jardinier à l'autre. On repique quelques
lignes de poireaux, on continue à tutorer
les tomates, et on profite d'une visite de Gildas, du service environnement
de la mairie de Saulx, pour faire une
pause-framboises... à l'ombre.
Vendredi:
A Chilly, les jardiniers
du parc viennent nous aider à faire face à une attaque
de pucerons sur les tomates : des œillets d'inde
plantés entre les rangées devraient limiter l'invasion. Sur
les parcelles, les plantations continuent : sauges
et tabac pour les médicinales, tournesols chez les enfants.
A l'atelier
de rue, que de monde !
C'est abrités
sous un arbre, que nous avons affronté la canicule
naissante de ce début de juillet, à lire
des histoires, jouer aux mikados, faire des dessins. Même
les parents ont laissé leurs marques !
Samedi:
Atelier fabrication
de balles de jonglage, cette après-midi à la Villa-Saint-Martin.
Une escouade
se détache du groupe pour arroser les bacs
à plantes aromatiques.
C'est
comme on vous dit...
D'autres
préfèrent jouer au frisbee, ou dessiner. Mais comme d'habitude,
tout le monde se retrouve pour le goûter.
Paroles
d'enfants
Pour
Arnold : J'ai trouvé que la journée s'était très
très bien passée, surtout quand nous avons construit
les balles de jonglages.
Dimanche:
Nous sommes partis à
un camion et revenus à bien plus; nous apprécions, avec
le temps de voir que nous n'avons plus besoin de relancer les volontaires;
que ce sont eux qui nous appellent, qui nous
attendent.
Les ados
peuvent venir directement à pied... car ils savent qu'ils nous trouveront.
Le travail
ne manque pas au terrain, mais les récoltes sont
là aussi et encourageantes: navets, oignons, haricots, fèves,
tandis que les tomates et courges promettent de tous
côtés (et les fruitiers encore davantage).
Tutorage tomates
ce dimanche
28 Juin:
Nous, nous sommes pour la
Liberté et la Fraternité
des chances
Partage au moment du goûter (vendredi)
Chacun
se donne ce dont il a le plus besoin!
Notre
dernière soirée sur le terrain a finalement écarté
les nuages et les orages annoncés par la Météo. Nous
étions 30, de tous les âges,
réunis pour une soirée, de chants, de danse , de
partage; une vraie veillée aussi, avec des jeux d'enfants, dans
la nuit . La fête quoi!
Une soirée
où on se parle, mais où
on récolte également
des légumes (des fèves fraîches,
des salades); où on fait connaissance entre ceux des différents
terrains (Chilly et Saulx).
Soirée musicale (vendredi)
Une soirée
pour profiter de l'été,
un avant goût de vacances pour
tous. Coin de feu, veillée, etc. Des éternités qu'on
n'avait pas vu si simple, qu'on n'avait pas vu cela!
Les
semaines des Robinsons s'égrainent maintenant sur ce registre
simple et naturel; on s'installe, on se retrouve, on prend du temps ensemble.
Les tapis illustrent notre Philosophie: on s'installe où on veut, on
se met confortable, on prend notre temps!
Les
ateliers de rue sont devenus ateliers de maquillage,de jeux, de peintures,
enrichis par la présence de nos deux jeune stagiaires, ... et de nos
visiteurs et adhérents.
Mais
il y a du manque de Tout...
Le
collège a déjà fermé ses portes et les
cahiers de correspondance jonchaient les rues alentour (vendredi); pour
pas mal de ces jeunes, les vacances risquent d'être encore un vide de
tous les dangers; comment faire pour qu'ils ne restent
pas coincés dans les contraintes contradictoires qui pèsent
sur eux, dans des logiques victimaires, de désespoir?
De plus
en plus en plus d'ados participent à nos activités et
nous constatons que leurs attentes sont immenses; que faisons nous pour y
répondre? Avec quels moyens?
Mercredi, le groupe d'enfants va au terrain de Chilly
L'équipe
s'agrandit également
et......nous
sommes heureux d'accueillir cette semaine, Abdelnasser
,
qui est
recruté sur le poste d'animateur socio-environnemental, que nous créons
sur le quartier (grâce à l'aide du Conseil Régional et
du Département).
En septembre,
c'est Borys, qui nous rejoindra comme jeune apprenti
(il suivra une formation de BEP "Sanitaire et Social", par apprentissage)
Nous
nous engageons donc pour tenir ces postes, ces contrats et ce n'est
pas rien; car nous sommes toujours dans l'incertitude des subventions, des
montants, des soutiens; qu'est ce qu'on fait, qu'est
ce qu'on peut faire quand, d'une année sur l'autre telle subvention
pour les ateliers de rue par exemple, est en baisse
de 60%?
Bibliothèque
de rue, Bel Air, vendredi 
Nous savons
bien que l'expérience de Cultures
Robinson n'est pas éternelle,
elle montre juste ce qui peut être fait ...
et elle mène jusqu'au bout les engagements et les relations
éducatives qui ont été créées avec les
enfants, les jeunes, les familles.
C'est
déjà pas mal!
Chronique
des Robinson
Mercredi:
Pour cette agréable journée,
nous nous sommes rendus avec les enfants au jardin de Chilly-Mazarin. Nos
apprentis jardiniers ont découvert les plaisirs liés à
cette activité. Certains enfants ont planté des carottes, des
petits-pois, de la menthe pendant que d'autres ont arrosé les semis.
Ahmed a judicieusement disposé les capucines en arc-de -cercle devant
les lignes de graines de radis, " pour qu'elles
puissent bien voir le spectacle quand ça va pousser". Une
bataille d'eau a permis à tout le petit groupe de se rafraichir.
Nous sommes allés saluer les animaux du parc pour le plus grand enchantement
des enfants présents.
Paroles
d'enfants recueillis par Pauline et Emeline.
" Qu'est ce que vous aimez au jardin?"
:
Ahmed : "j'aime grimper aux arbres".
Amani : "J'aime manger au goûter avec tous mes copains".
Neila : "Quand on est partis au jardin, pour arroser et mouiller les
autres".
Aya : "J'ai aimé voir les animaux, arroser, servir
le goûter".
Jeudi:
Au potager, tomates et patates se sont laissées
bichonner toute l'après-midi : soin hydratant, épilation des
mauvaises herbes et application d'un masque protecteur et nourrissant à
base de BRF. On savoure quelques framboises et on repart avec des sourires
...
...
et des salades à en donner par-dessus les fenêtres.
Vendredi:
Qu'est-ce qu'on sème, au jardin de
Chilly ! Carottes, persil, basilic-cannelle, calendula, mauve, capucine, tournesol...
A
l'atelier de rue, les bibliothécaires nous ont rejoint pour
raconter de jolies histoires. Les histoires ont accompagné cet atelier
où les enfants ont pu apprécier les nombreux jeux mis à
leur disposition. Chacun s'est donné à
cœur joie de découper et de déguster une délicieuse pastèque
tandis que d'autres savouraient divers fruits secs.
Pour notre
dernière soirée musicale
A "l'Equerre", vendredi
Nous nous
sommes retrouvés nombreux à notre terrain de Saulx-les-Chartreux.
Guitare et derboukas sont passées de mains en mains, et tout le monde
a pu participer à cette joyeuse sarabande, entrainé
par l'énergie communicative de Mylène.
Nous avons
également partagé les plats amenés par chacun, et les
fruits récoltés sur place : cerises, framboises, groseilles…
Le groupe d'adolescents a prolongé la soirée en se racontant
des histoires autour du feu.
Samedi:
Pour cet atelier, Emeline
et Pauline ont préparé et animé une chasse au trésor.
Les enfants ont dû, en équipe, résoudre des énigmes,
des rébus et faire des mimes. Ce jeu a permis
de créer un moment convivial et chaleureux. A l'ombre d'un arbre,
nous avons pris notre goûter et discuté tous ensemble .
"
Wilson : je n'ai pas aimé les questions elles étaient trop dure
! Mais j'ai bien aimé la suite du jeu"
Maxime
: j'ai aimé le jeu et courir, mais pas trop aimé trouver les
questions. "
Dimanche, préparation du grillage
Dimanche:
Jean-Jacques et Kim portent secours à des arbres
dont les branches menaçaient de se briser sous le lourd fardeau
de leurs fruits.
La clôture
anti-lapins est bientôt prête (merci les ados),
on peut commencer à semer des carottes.
Atelier de la Villa, samedi
Les récoltes
continuent : salades, framboises, cerises, menthe, basilic.
21 Juin:
Sortir du cercle clos où nos
vies se consument
Notre
stand à la "Fête de l'été" ce samedi
Refuser
le "compartimentage",
... et préférer
le partage ("compartir"
en espagnol veut dire... partager). Echapper
à la pente toujours glissante et tellement entretenue par les médias
et "l'air du temps", de l'enfermement dans le chacun pour soi.
Resserrer
les liens quand tout va mal, cultiver l'amitié tout le temps,
telle
est l'ambition d'un travail de chaque jour qui croise la route, semaines
après semaines de nouveaux compagnons.
Mercredi, terrain
C'est
la "Fête de quartier", qui nous permet de retrouver
toutes les connaissances, les acteurs de la vie locale
de la Ville, mais aussi les anciens enfants connus, devenus
entretemps adolescents ou adultes; ce sont ces jeunes qui nous confient
ce qu'ils sont devenus, qui mesurent le temps qui passent.
Ce sont
ces mamans
qui partagent un instant, un gâteau, une conversation, pendant
que les enfants lisent, jouent et se maquillent à notre stand.
Ce sont
ces jeunes stagiaires qui se lancent sans compter
dans le maquillage et le jeu, qui se dépassent et restent plus longtemps
que prévu.
Ce sont
les connivences, les complicités, les vraies
amitiés, les clins d'oeil, une vie quoi qui déborde les
espaces privés et anime les rues.
Atelier "pâtisseries"
Et ce
travail de l'amitié, il a la particularité d'être
professionnel et ce même professionnalisme, nous ne le pratiquons
pas moins avec ceux qui ne sont pas employés: les stagiaires, les volontaires...
Tout ce
travail participe d'un effort, et s'entretient
dans la rencontre et la réflexion commune.
Nous en
parlons rarement, mais nos réunions sont fréquentes:
-
Plusieurs heures par semaine, au moins, pour régler le travail
et le fonctionnement, et entendre les retours;
- Plusieurs
fois par mois, avec tous, enfants,
ados, parents, adultes.
- De manière
institutionnelle, régulièrement,
...
.... et
de manière informelle en plus... tout
le temps lors des fêtes, des temps de travail, de convivialité.
Et nous
usons d'autres supports avec tous ceux qui le peuvent:
mails, site Internet, SMS, appels vers les mobiles (et messages colportés
par les uns et les autres, pour ceux qui n'y accèdent pas).
En
ce début d'été,
cette fin d'année scolaire, nous savons que nous
devons être plus présents encore:
- angoisses
et incertitude des orientations, qui laissent tant de jeunes dans l'abandon,
- peurs
du vide, parfois, pour les vacances,
... et
puis l'envie, aussi, l'envie de se voir, de faire
la fête, de récolter nos légumes ... que nous partageons
et donnons à qui mieux mieux.
Fin du chantier Cabane, vendredi
"Des
fourmis dans la tête"
:
Tel est
le nom du journal du Centre Social de
Chilly, de ce mois, qui consacre
sa couverture à Intermèdes-Robinson,
avec comme titre "Cultivons la convivialité";
à noter, que ce centre social réalise
aussi...
... un
reportage sur notre "démarrage"
du jardin de Chilly.
Chronique
des Robinsons
Mercredi:
Nous nous sommes rendus à notre
terrain de Saulx-les-Chartreux, accompagnés
des bibliothécaires, pour écouter des histoires.
Nous avons
également ramassé des feuilles, des écorces,
des épines et des bouts de bois afin de
confectionner de belles œuvres lors de la fête de la bibliothèque
qui aura lieu le 7 juillet.
Samia a
conté "l'Histoire du radis géant",
...qu'un
petit groupe d'enfants s'est pris au jeu de mimer. Sur le chemin du retour,
nous avons eu le plaisir de déguster de délicieuses
cerises.
Atelier Biblio Terrain
Paroles
d'enfants recueillis par Pauline et Emeline :
Qu'est
ce que vous aimez bien dans le jardin ?
Decce :
"J'aime l'herbe, fabriquer des choses".
Naïla
: "J'aime aller au jardin parce
qu'il y a des fruits, des légumes que je mange. J'adore
donner des salades à ma maman et à ma maitresse".
Aya : "Il
y a des cerises, il y a des fraises, il y a le
chien, Morgane, et Pauline et Emeline et aussi Robin
des bois".
Jasmine
: "Parce que Jaime bien manger
les fruits et m'amuser avec mes amis".
Morgane
: "J'aime pour l'ambiance, pour
faire courir mon chien et j'adore les stagiaires (Pauline et Emeline)".
Atelier fabrication gâteaux
Jeudi:
Nous avons accueilli au terrain trois employés
de la mairie de Saulx-les-chartreux, venus nous rencontrer, voir le jardin
et évaluer la menace représentée par un arbre penchant
dangereusement au dessus de la serre.
Semis de
salades, cueillette de
cerises et éclaircissage des navets ont occupé le reste
de l'après-midi. La récolte de navets
fut impressionnante.
Vendredi:
A Chilly-Mazarin, sous
le regard caméscopique des participants à
l'atelier vidéo du Centre Social (de Chilly), nous réalisons
les dernières finitions de la cabane à
outils, maintenant opérationnelle.
Toujours
les travaux d'entretiens des allées et parcelles, de nouvelles rencontres,
et des palabres autour d'une tarte au pomme maison
et de quelques grappes de groseilles fraîchement cueillies.
Pendant
ce temps, là
la Bibliothèque de rue s'est, bien sûr, tenue à Bel Air.
Samedi:
Pour "la Fête de l'été", notre
association a tenu un stand afin de présenter nos différentes
activités. Les enfants ont pu apprécier les
maquillages, les jeux mis à leur disposition.
Les adultes pendant ce temps en ont profité pour échanger, discuter
de milles et une choses.
Et comme
on n'aime pas changer nos habitudes, notre atelier de rue s'est tenu sur place,
avec nos tapis

Dimanche:
Pour cette journée au jardin nous avons
doucement essayé de griller des saucisses, désherber et arroser
nos plantations. Nous avons encore pu apprécier l'évolution
du potager et gouter aux délicieuses framboises.
14 Juin:
Passer de l'autre comme souci, au souci "pour
l'autre".
Chantier
de Pédagogie sociale, ce samedi
La théorie
du "Care" , qui nous vient
du Canada, nous dépeint un monde en difficulté qui oblige à
la nécessité d'agir; de là, découlent par degrés
le passage du "caring about" (se soucier
de), à un "taking care" ( se
charger de), vers
un "giving care" (donner du soin).
C'est la
même intuition que l'on retrouve également chez
Korczak : "Une société injuste pour ses enfants,
est une société injuste tout court". Le point de départ
de la Pédagogie Sociale, n'est pas un constat sur l'enfance, mais
sur le Monde.
Parce qu'il
faut agir tout de suite, localement et efficacement, un
autre pédagogue social, Paulo
Freire, propose
la "capacitation",
comme outil et comme chemin; par "capacitation",
il désigne la prise de conscience progressive
dans un collectif et au cours de l'action des compétences et
capacités obtenues par les personnes et le collectif. Cela
passe par une prise de conscience de sa condition, mais aussi des difficultés
que l'on rencontre dans l'action et ce qu'elles nous apprennent.
"Notre" groupe de ce mercredi
Ce samedi
se tenait, chez nos amis de TRACES,
notre cinquième chantier de Pédagogie
Sociale de cette année, avec nos partenaires si divers,
artistes ou intervenants sociaux, les mouvements Freinet,
Korczak.
Ce cinquième rendez vous
est devenu pour beaucoup d'entre nous, quelque chose de très important,
qui nous donne du courage pour continuer.
Lors de
ce chantier, tous les porteurs d'initiatives sociales présents,
font le constat qu'au delà du sentiment d'isolement
et de solitude, voire d'être "à
contre-courant" qu'on peut tous ressentir, localement, là
où nous agissons, nous vivons également des expériences
similaires, une condition commune.
De ces expériences
communes, nous allons tenter d'en faire des savoirs
et des compétences à transmettre.
Le prochain
chantier aura justement lieu à Longjumeau le 19 septembre et ...
Vendredi atelier et "Bib" de rue
...donnera
lieu à un grand atelier de rue partagé.
(d'autres
projets sont en cours dont une journée d'étude sur Paris).
Chronique
des Robinsons
Mercredi:
La lecture de contes
au potager ayant été reportée à la semaine
prochaine pour cause de mauvais temps,
nous sommes
une douzaine à nous rendre cette
après-midi à la ludothèque.
Après quelques jeux, le groupe décide d'aller voir l'exposition
de tableaux réalisés par des enfants et inaugurée le
jour même.
Une trêve
entre deux averses nous permet de profiter de l'aire de jeux du parc nativelle
en fin d'après-midi.
Jeudi:
Nous nous sommes rendus au marché de
Grigny où nous y avons trouvé un large choix de produits comestibles
et de vêtements.
Nous avons
confectionné aidé par Salwa des roses
des sables et des dattes surprises afin de les
partager avec les personnes qui viendront demain au jardin de Chilly-mazarin.
D'autres
ont été au potager faire un peu de désherbage, et
admirer les pommes de terre en fleurs.
Fleurs de patates
Vendredi:
Cette fois nous sommes venus à
bout du casse-tête dit de " la cabane à outils en kit ",
en particulier grâce à l'aide providentielle d'une visseuse électrique
gracieusement prêtée par
la MJC de Chilly
et, bien
entendu, à la conjonction de nos efforts.
Construction
cabane outils, terrain de Chilly
Mais nous
avons aussi continué le désherbage et
l'entretien des parcelles, et profité des
fraises et groseilles bien mûres, ainsi que des roses des sables
et dattes fourrées préparées la veille par Salwa et Mélody.
Pour
l'atelier de rue, jeux de sociétés, livres, kaplas, feuilles
et les feutres sont passés de main en main.
C'est également un temps pour prendre des nouvelles de chacun et se
raconter un peu. La découverte et la lecture de nouveaux albums remportent
toujours un grand succès.
Samedi:
Nous avons sorti pinceaux, tubes de peintures, feuilles,
éponges, tout ça réuni pour faire de merveilleux dessins.
Certains sont allés à la fête du jeu qui se déroulait
dans le parc Nativelle. Les enfants ont joué aux nombreux jeux mis
à leur disposition et ont pu se faire maquiller. Nous avons terminé
cette journée par un goûter et une
course à pieds.

Dimanche:
Et ce dimanche, c'était FESTIVAL;
nous étions nombreux, (19 humains
et deux chiens)
si divers
et tellement travailleurs; tandis que les ados
ont placé le grillage dans la tranchée qu'ils avaient creusé,
les enfants ont récolté cerises, framboises, radis; les mamans
ont ramassé tellement de salades (des caisses
et des caisses) que l'on peut dire ce soir que
tout le quartier va en manger des laitues et "feuilles de chêne",
BIO.

Maintenant
Intermèdes-Robinson PRODUIT
Bien entendu,
nous avons encore planté, débroussaillé, arrosé,
... mais aussi FORT HEUREUSEMENT fait des batailles
d'eau
GRANDEUR
NATURE.
Tout un petit peuple du Dimanche
Parole
d'enfants
Yacine :
" J'aime bien faire de la peinture et être dans la nature "
Rania :
" J'aime bien l'atelier de rue parce qu'il y a des jeux et j'aime bien
faire de la peinture "
Citation
de la semaine:
"Le
courage est la vertu d'endurance dans l'impossible. Le courage n'est pas le
point, mais la tenue du point. La matière première du courage
c'est le temps [...] le courage, c'est de ne pas être trop tôt
découragé ("dé-couragé")". (A.
Badiou)
07 Juin:
Du lien au lieu, du nous au je.
Samedi: Robinsons aux "Croisières de l'Art"
(Du
Lieu au Je)
La
Pédagogie Sociale s'intéresse singulièrement, à
créer des liens sociaux et proches; nous sommes là justement
pour permettre
que,
des liens, ... découlent des
lieux.
Un
"lieu", ce n'est pas une place, pas
un endroit, pas un espace froid, mais un interstice
de possible.Dans
l'association, nous nous intéressons donc aux espace
subjectifs, ceux qui sont vécus, investis, proches, ressentis
comme nôtres alors qu'on est toujours en danger également de
s'y sentir étrangers.
Ce qui nous
intéresse c'est de suivre les enfants dans leur
façon d'habiter leur quartier, leurs jeux,
et de les aider ainsi à changer leur
"environnement"... en LIEUX DE VIE.
Samedi Villa
Ce que
nous essayons de faire c'est de nous mettre à
l'écoute des adultes, de leurs immenses désirs souvent
jamais exprimés car ça paraît trop compliqué de
faire des projets et des demandes. Toute la fonction de notre association
est alors d'encourager, d'accompagner.
Comme lors
de " la Fête des voisins"' où
nous avons accompagné des familles pour qu'elles aient des gâteaux
et plats à offrir et s'autoriser elles aussi à faire la fête
dehors et aller vers les autres..
Nous rencontrons
des enfants, des ados,en petits groupes,
qui désireraient organiser une sortie, une soirée;
il est important qu'on puisse y apporter une réponse
à la fois immédiate et durable
(instituée):
- immédiate
car il faut encourager à l'espoir social!
- Durable
car il faut bâtir à partir de cette demande, les socialités
de demain.
Toute la
difficulté de notre action, ce qui rend également le travail
plus difficile pour les permanents comme les volontaires c'est cette double
contrainte dont nous ne pouvons nous extraire:
- accueillir
l'événement, s'appuyer
sur l'inattendu
- Et nous
servir de l'existant et de tenir ce
que nous avons semé.
Au terrain de Chilly
... Et
ce que nous avons semé, c'est une expression
imagée bien entendu mais aussi au sens propre, car quoi de mieux
que 3 terrains, des abeilles, des cultures, des groupes
pour rappeler
l'exigence de la réalité et de la persévérance?
Ce samedi
avait lieu "les
croisière de l'art"; Sophie s'est chargée de conduire
un camion de Robinsons à la découverte des ateliers d'artiste
d'Evry et de
Ris - Orangis (le CAES). Nous privilégions des sorties qui font
rencontrer des artistes vivants, proches de nous. Les adultes et les enfants
ont
rencontré Lolochka et
Xiang Shi. Ils ont vu des marionnettes grandeur nature, des tableaux hyperéalistes,
ont découvert l'intérieur d'un atelier vivant et coloré.
Ce dimanche
avait lieu, l'événement
national, "Rendez vous aux jardins"; nous avons intégré
cette action en plaçant affiches et affichettes, pour faire encore
un peu mieux connaître notre jardin des habitants du quartier; nous
avons indiqué que nous assurerions cette visite le dimanche.
Chronique
des Robinsons
Mardi:
Nous nous sommes rendus au terrain afin de
cueillir des cerises mais malheureusement elles ne sont encore mûres.
Nous en avons profité pour arroser nos belles plantations et récolter
néanmoins des salades et des radis
Mercredi:
Nous sommes allés au terrain de Saulx-les-chartreux
pour continuer à entretenir nos semences, arracher nos mauvaises herbes.
Salwa accompagnée de Mélody ont confectionné un délicieux
moelleux au chocolat.
Jeudi:
A Chilly-Mazarin, Claude a repiqué
des plants de coriandre récupérés par Jean-Jacques, Ghislaine
a semé des pommes de terre, Ghassan a préparé une parcelle
pour que nous puissions y semer du cerfeuil, de la bourrache et du basilic
pourpre, et Ulysse (petit-fils de Claude) a ramassé les fraises déjà
mûres.
Pas encore mûres, mais belles les cerises- Mercredi
des enfants à "l'Equerre"
Vendredi:
A l'atelier de rue, nous avons joués,
lu des livres et bien ri avec tous les enfants présents. Les responsables
des goûters se sont chargés de la distribution de fruits secs
et de sirops.
Samedi:
Pour l'atelier de rue, nous avons joué
à la corde à sauter, fait du basket et confectionné pleins
de beaux dessins. Myriam et Pauline (en stage avec Emeline pendant un mois
au sein de l'association) ont confectionné un gâteau au yaourt
pour l'anniversaire de Jean-Jacques.
Enfants au travail à l'Equerre, dimanche
Dimanche:
Les adolescents, encore nombreux ce dimanche,
ont enfin terminé la tranché qui accueillera la clôture
anti-lapins, tout en s'occupant du feu et des grillades. Pendant ce temps
Jean-Jacques débroussaillait, un groupe de filles désherbait
et Robin préparait une nouvelle parcelle pour les plants de tomates
et de courges qu'il nous reste à mettre en place. A midi, JJ a partagé
avec nous le gâteau d'anniversaire que Myriam lui avait préparé
la veille. En fin de journée, chacun a pu repartir avec deux ou trois
salades et quelques radis.
Collectivité
Citation
de la semaine:
"Ce
que j'admire chez certains pédagogues est leur capacité de rendre
du pouvoir (de création, d'expression, d'apprentissage, etc.)
aux groupes d'enfants. Ce que je déplore de la part de la grande majorité
des institutions, c'est que leurs organisations traduisent en partie la crainte
qu'elles ont de ce pouvoir". (Jean Le Gal)
Partage au moment
du départ
30 Mai:
"Je est le lien que je tisse avec
les autres" (Albert Jacquard)
Notre
fête des voisins
Il
est dans la nature de notre association d'être voisine, c'est
à dire d'agir dans la proximité
; on comprend alors que, la fête des voisins , on ne pouvait pas manquer!
Et en effet,
comme nous l'avions annoncé, dans deux résidences
du quartier, nous avons étendu nos nattes
et nos tapis ; d'autant que nous n'avions pas eu le droit de recevoir
(de la part des services municipaux) des tables et des chaises, utiles, en
ce genre de circonstance. Et la fête a démarré par des
sarabandes de percus, de youyous et de danse des enfants.
Qu'importe,
le nombre était au rendez vous
... et l'ambiance
aussi ; bravo aux mamans qui ont réalisé
des quantités de pâtisseries délicieuses, qui ont fait
l'admiration de tous ; bravo pour les boissons comme le "Bisap",
jus de gingembre, thé, etc, …

Mais aussi
cette fête des voisins a été pour nous l'occasion de
distribuer des livres pour enfants que nous avions récupérés
et que nous avait donnée l'association "
Lire c'est partir ".

Nous avons
placé près des livres, les affiches réalisées
par les enfants dans les ateliers de rue avec la seule inscription:
"
Offrir délivre (des livres) "
Évidemment,
si on ajoute les manifestations locales ou nationales, à nos propres
activités, ça fait " embouteillage " ; et cette
même semaine, on avait (bien entendu) tous nos groupes habituels à
accompagner aux terrains (on en a 3 à présent
et il faut bien s'en occuper) et les ateliers de rue..
et même une soirée musicale .
Il y a d'ailleurs
peu de chances pour que notre hyperactivité s'arrange
avec les semaines qui viennent ; on est dans les projets
: soirée au terrain, sortie à la mer, ateliers
d'été, …
Avec tout
cela, il nous faut procéder rapidement au recrutement
du troisième poste ; ce serait bien d'avoir du renfort pour
la fin juin !
Nos soirées
musicales sont des poèmes.
Essais d'instruments et danses
Elles commencent
dans la cuisine, comme ce vendredi soir où Sandra
a préparé directement un gâteau pour l'emmener
de suite.
Elles
se poursuivent tout au long de la soirée, dans un joyeux brouhaha,
d'où émergent des moments d'HARMONIE
.
D'un coup,
les mamans qui frappent
les derboukas, Hacene, avec
son luth et tous les enfants, arrivent à être en phase
et des chants peuvent naître.
Mais c'est
aussi l'occasion de permettre aux enfants, près
à se lancer, de profiter du public que nous sommes, chaleureux et rassurant.
Fahrid n'avait de cesse que d'attendre le moment où il pourrait nous
faire son extraordinaire solo de percussions.
...Un
groupe où le "Je" et le "nous" se relient.
Chronique
des Robinsons
Mardi:
Nous avons eu le plaisir de partager
un moment chaleureux et convivial avec les habitants des résidences
de la Villa Saint Martin et de Bel-Air,
lors de la fête des voisins. Pour l'occasion des
livres ont été offerts aux personnes intéressées
par Vincent de " Lire c'est partir ". Merci encore aux mamans pour
nous avoir confectionné de délicieuses pâtisseries .
Mercredi:
Nous nous sommes rendus en groupe, à
la Maison Colucci où nous avons eu le plaisir d'entendre en musique
la lecture de contes. Puis, nous avons pris le goûter
dans l'herbe où tout le groupe a mangé de nombreux
fruits secs (noix, abricots, cacahuètes, dattes, noisettes,
figues..).
Plantations à Chilly
Jeudi:
On rend visite à nos abeilles, qui
subissent quelques pertes à cause de la mycose. Mais les ruches
restent vigoureuses et les hausses sont posées
: si tout se passe bien,
nous
devrions récolter plusieurs kilos de miel à la fin de l'été.
Pour l'instant,
ce sont quelques kilos de cerises que
nous récoltons sur le terrain.
Vendredi:
Après
la traditionnelle sortie collective aux marchés
des environs, du matin, l'atelier de rue: Nous avons profité
des livres de la bibliothèque hors les murs. Certains enfants ont confectionnés
des scoubidous, colliers et bracelets de perles. Une ambiance chaleureuse
et conviviale était présente.
Tandis qu'à
Chilly-Mazarin, les sibyllines instructions du
manuel de montage d'une potentielle cabane à
outils nous ont laissé quelques peu perplexes. Mais cela ne
nous a pas empêché d'ajouter quelques pièces
à notre collection de plantes médicinales, ni d'enrichir
la parcelle potagère de nombreuses salades, tout en faisant de nouvelles
rencontres.
Pour notre
soirée musicale, Hacène nous encore
une fois joué de merveilleux morceaux de musique. Des mamans nous ont
préparé de délicieux gâteaux. Derbouka, chants
et danse ont accompagné ce moment partagé ensemble.

Samedi:
Sous le soleil radieux,
les enfants on joué à de nombreux jeux de sociétés.
Quelques uns ont pris plaisir à semer des graines
dans les bacs de la Villa saint Martin (créés par l'association
, l'année dernière) . Nous attendons avec impatience
que toutes ces plantations aromatiques embaument notre quartier. Nous avons
terminé cette après-midi par un grand
goûter.

Dimanche
: L'équipe
d'ados continuent les travaux de terrassement
préliminaires à l'installation de la clôture. Jean-Jacques
débroussaille une bonne partie du terrain, tandis que Morgane
et Kim repiquent tomates, courges et courgettes. En début d'après-midi,
plusieurs mères nous rejoignent avec leurs enfants
pour nous prêter main forte et nous apporter
des gâteaux faits maisons.
Pour finir,
voici l'adresse du Blog
créé et géré par Sandra: http://assorobinson.skyrock.com/profil/
. Souhaitons lui de s'enrichir de plein de news et photos.
23 Mai: Défricher,
enrichir, cultiver, habiter... DEMASQUER
le possible
Samedi,
la Villa, atelier d'affiches
Et c'est reparti, c'est
le moment où jamais de défricher, retourner , planter,
enrichir cultiver, habiter. Chaque printemps c'est la même chose, dans
les quartiers comme sur les terrains, nous ne savons plus où
donner de la tête...
Et
nous sommes cruellement limités par nos moyens.
En vrac nous voudrions,
multiplier les ateliers de rue, les ateliers de réparation de
vélo, les interventions artistiques dans les espaces publics. Et des
projets plus importants nous animent derrière: il nous faudrait
un lieu pour permettre aux enfants, aux familles, aux parents de "décompresser",
de changer d'air,
En
pédagogie sociale, il n'y a pas d'autres limites que celles
qu'on nous donne. Chaque activité, chaque relation
en entraîne une autre; la véritable limite réside
dans la possibilité de donner corps, de structurer, de
soutenir l'organisation.
Bibliothèque de rue, vendredi
Cela coûte évidemment
infiniment moins cher que la moindre structure, que la moindre fête
sans lendemain.
Nous le garantissons:
c'est du durable
Car
c'est du réel. Ce sont des gens réels.
Nous sommes attentifs
aux gens que nous rencontrons et nous essayons d'avancer
pour eux et avec eux; nous voulons fournir le terrain d'apprentissage
à qui il fait défaut; ouvrir des places, des temps d'accueil
aux jeunes enfants en horaires atypiques, tout en créant de l'emploi.
Nous souhaitons que,
qui sait cuisiner produise du ravitaillement
pour les fêtes. Nous rencontrons quelqu'un qui sait coudre et nous aurons
des costumes...
Alors qu'est
ce qu'on attend pour étendre les espaces de production sociale?

Dans les semaines
qui vont suivre, nous étendrons nos tapis, en
même temps, dans deux résidences du même
quartier, pour la fête des voisins; mais nous aurons aussi
nos nattes et notre convivialité lors de la fête
de l'été, puis à la fête de la Bibliothèque,
etc...
Pour étendre nos
projets, nous étendons nos nattes.
Chronique
des Robinsons
Mercredi:
Nous avons profité du merveilleux temps pour nous rendre au jardin
de Saulx-les -chartreux. Arrosage des plantations, parties de fous rires et
séances de bronzages. Les adolescents ont poursuivi
la construction de la clôture-maginot censée protéger
salades et radis des escarmouches lapines.
Samedi, ateliers arts plastiques, la Villa
Jeudi
(Si, si on était sur la brèche!)
:
On avait décidé de profiter der cette journée pour planter
au maximum. Ainsi fut fait; on a installé les pieds de tomates et leurs
piquets, et retourné sans relâche pour quelques patates. Nous
avions le plaisir de la visite des amis. On les a fait travailler!
Vendredi:
Un transport collectif
vers
le marché d'Ivry-sur-Seine
...
est organisé dans la matinée. Les marchés
attirent toujours; on essaie de changer, on parle
de Grigny à présent...
A
Chilly-Mazarin, le jardin s'enrichit de nouveaux
arrivants, humains et végétaux. La parcelle de plantes aromatiques
et médicinales est déjà bien avancée, une parcelle
potagère prend forme, le nettoyage des autres parcelles continue.
Et oui le voici, le jardin des Robinsons à Chilly
Le vendredi,
maintenant c'est le top... car bien entendu il
y a également eu la traditionnelle "Bib
de rue", qui s'institutionnalise, comme le fait qu'on distribue
des fruits secs pour le goûter (et les
enfants en redemandent)!.
Samedi:
Aujourd'hui, les enfants ont participé à la préparation
de la fête des voisins : confection de panneaux et de guirlandes, aide
aux courses pour acheter les ingrédients qui permettront la réalisation
de gâteaux par les parents…
Dimanche:
Les ados étaient en nombre et on a eu la joie de voir
revenir Aurélie, non comme stagiaire, mais comme adhérente
avec Delphine (de Traces); nous avons continué la conquête du
sol, mais on a aussi parlé POESIE; les ados sont allés voir
des chevaux; ils ont aussi cueilli un grand nombre de
cerises dans les zones en friche.

POEME
DE MORGANE B. (écrit sur place ce dimanche)
Un lieu
où nous sommes réunis
Un lieu
où le soleil brille
Lié
à la nature et à la faune
Un calme
mystérieux
Une odeur
florale embaume les champs
Et le lieu
se transforme en terrain magique
Coopération:
à deux pour tenir le motoculteur
16 Mai: TERRITOIRES ILLIMITES
Tel est le titre d'une
action menée par le GPAS de Bretagne
qui retrace toute leur démarche : accompagnement des enfants et des
jeunes, dans la rue et l'environnement.
Goûter
après atelier
L'action des 5 centres
de loisirs "atypiques" gérés par le GPAS repose sur
l'étude et appui de leur manière originale
et intéressante de survivre et de vivre dans les territoires urbains
et périurbains qui sont les leurs.
A Intermèdes,
nous avons la même démarche, respectueuse
des habitudes de vie des enfants et de leurs parents.
Nous contactons chacun
dans son environnement immédiat et nous n'hésitons pas
à prendre sur nous l'effort du contact
été du déplacement.
A partir de là,
nous nous associons à toutes les envies et
tous les efforts pour revitaliser les espaces proches,
les espaces publics,
les
espaces en friche où qu'ils soient,
en pied d'immeuble,
ou dans les terrains à l'abandon, à proximité des villes.
Ce qu'il s'agit de retrouver
c'est l'expression dans les lieux qu'on habite, les
lieux qu'on fréquente ;
reprendre la parole, se faire entendre, … préalable
à aller rencontrer les autres, d'autres projets et d'autres
actions tout autour.
Cela ne va pas
sans mal bien entendu, pas sans frayeurs, ni parfois de résistances
; même quand il s'agit de se réapproprier des espaces publics
de sa propre ville… où les enfants ne vont jamais
!
Les manifestations
de fin d'année scolaire auxquelles
nous allons nous associer (fête
des voisins, fête du quartier) , mais aussi celles qu'on va mettre
en place par nous-mêmes comme cette soirée,
fin juin, au terrain " du fond de l'église " (celui
des ruches), sont autant d 'occasions d'être proches, de nouer des contacts,
de faire connaître notre " Pédagogie
", à la fois pédagogie environnementale
et de rue.
Notre groupe passe le
ruisseau
Pour les préparer,
nous allons MULTIPLIER toute la préparation
dans les appartements, mutualiser les courses, … et même organiser un
atelier de production de pâtisseries au
Centre Social (de Chilly Mazarin) qui
nous accueille.
Nous favorisons les
activités de production mais aussi, nous
nous formons entre nous, apiculture, jardinage, cuisine... Tout est
bon! Et ce dimanche, au terrain, Sophie a montré à Kim comment
tourner un petit film (on y gagne aussi le film).
Chronique
des Robinsons
Mercredi:
Myriam et Salwa nous rejoignent au local en début d'après-midi
pour préparer crêpes et gâteaux
: aujourd'hui, on fête (enfin, façon de parler) le départ
d'Aurélie. On part ensuite à la découverte d'un endroit
au nom mystérieux : le bois des templiers,
ou nous faisons connaissance avec les farfadets du lieu.
Les enfants se trempent
les pieds dans le ruisseau, les ados
préfèrent fabriquer des bateaux qu'ils s'amusent ensuite à
envoyer par le fond.

Jeudi:
Toute l'équipe de jardiniers de Robinson se sont rendus au
potager pour désherber et arroser nos plantations. Ils ont récolté
nos jolies salades et radis.
Vendredi:
Le matin, un transport groupé s'organise collectivement vers
les grandes surfaces.
L'après-midi, bravant impétueusement les averses fulminantes,
tout un équipage de Robinsons se lance à la conquête du
Nouveau Monde :
le
jardin du parc de Chilly-Mazarin.
Massacrant sans pitié
les folles herbes indigènes, nous y implantons une
première colonie de plantes aromatiques : persil, basilic, coriandre,
sauge, thym, lavande, plusieurs variétés de menthes…et un raton
laveur.
Mais, en même temps, c'est aussi le Retour
de l'atelier du vendredi, où nous avons lu nos beaux albums
et joué à des jeux de sociétés. Les tout-petits
ont de nouveau pu apprécier les jeux apportés par Aurélie.
Nous avons terminé cette fin d'après-midi par un goûter
composé de fruits secs et de cookies.
Samedi:
Sous la douce pluie printanière,
nous avons confectionné de jolies guirlandes
pour la fête des voisins. Mélody a maquillé les
visages des enfants en papillons et princesses.
Dimanche:
La pluie nous a accompagnés tout au long de la journée, nous
épargnant la laborieuse corvée d'arrosage (sauf, bien
entendu, sous la serre, où les plants de tomate
trépignent d'impatience en attendant leur repiquage en plein
air).
Bêcheurs et constructeurs face à une herbe
qui repousse
Les ados ont commencé
à creuser une tranchée
autour d'une des parcelles
pour faire une barrière anti-lapins. Courageux mais pas téméraires,
ils ont ensuite abandonné la pioche pour
aller construire une cabane. Pendant ce temps,
d'autres continuaient la lutte contre les herbes sauvages et pour
la libération des patates.
Paroles
d'enfants
(par Aurélie)
Aurélie a fini
son stage cette semaine; elle
reste dans l'association comme adhérente et va continuer d'agir
avec nous.
Nous voulons la
remercier pour son travail et sa bonne humeur parmi nous.
Grâce à
elle (c'est elle qui recueille leurs mots) , les enfants nous racontent encore
une fois , pourquoi ils aiment dessiner avec
les ateliers de rue
Fille, 11 ans "Pourquoi
j'aime écrire?
Pour dire aux gens qu'avec quelque chose de vieux on peut faire du beau. Aussi
parce que tous ces critères sont à longjumeau, parce que l'on
doit s'aider, être solidaire et partager. Partager
l'amour et l'amitié."
Fille, 5ans " J'ai
dessiné un coeur , une carotte, une étoile, une fraise, une
maison et j'ai colorié. Et un arbre et un lapin, et j'ai fait des fleurs.
Parce que c'est joli des dessins et pour que
tout le monde le voit."
Fille, 6 ans " J'ai
dessiné parce que j'ai voulu avec faire comme un cadre. Et dessus j'ai
dessiné et écrit un cœur".
Garçon,
11 ans " Moi j'ai écrit pour le plaisir et
pour faire plaisir"
Aurélie
a trouvé un radis à 3 têtes
09 Mai: "Nous ne
détruisons rien, nous ne remplaçons
rien, nous créons"
(Freinet
EP- mars 1940)
et nous le faisons
Ensemble...
Nous
sommes fiers d'être avec les enfants, dans les
espaces publics, de travailler dans la rue
Nous
sommes fiers d'accompagner les enfants dans leurs prises de risque,
et ainsi de réduire les dangers qui les menacent
Nous
sommers fiers de les aider à faire vivre leur environnement,
à le rendre plus vivant et plus beau
Les
gens
... qui composent notre
association viennent d 'horizons fort différents
et sont poussés par des motivations variées ; certains
souhaitent animer des dimanches, d'autres s'intéressent à notre
démarche; certains viennent par curiosité
professionnelle, d'autres pour se chercher des amis, des contacts et
des connaissances.
Quelques uns ne viendront
qu'une fois ou deux, quelques autres
pendant des années, certains, encore beaucoup
de fois, beaucoup temps, mais sur une période
donnée qui correspond à un moment particulier
de leur vie.
Comment nous nous faisons
utiliser (avec plaisir)
Ce qui est intéressant,
c'est que, avec toutes ces modalités
d'arrivée et d'usage de l'association, nous nous retrouvons
sur le même plan : animateurs, utilisateurs, force de proposition, force
de demande d'un moment…
C'est cela la construction
coopérative. Nous ne savons pas
encore quels projets vont se développer ce printemps et cet été.
Pour notre groupe, goûter au parc
Mais nous
pouvons déjà dire comment et selon quelle méthode.
Chacun sera invité à proposer ses initiatives et à les
ouvrir sur d'autres
personnes d'autres
groupes que ceux auxquels il appartient déjà.
Dans différentes
occasions , nous sommes invités par des collectivités
à proposer des animations.
Or,
nous n'avons d'autre
animation à proposer que celle de notre fonctionnement permanent
; mais il faut témoigner ici que celui-ci est très vivant et
qu'il se met naturellement en place.
Aussi nous ne sommes
jamais
embarrassés pour répondre présents;
oui nous viendrons et notre apport consistera à mettre le temps et
l'espace qu'on aura au service des besoins de ceux qui
passent.
Pour autant,
nous
ne nous contentons pas de l'entre soi, de l'entre nous ;
au contraire, nous allons
observer et regarder comment les autres s'y prennent,
à Chilly, à Ris-Orangis, à Paris et nous allons ensemble
le découvrir.
Contes avec la bibliothèque
L'été et
les beaux jours sont bientôt là, nous allons
être sollicités encore davantage.
Aussi, grâce au
poste attribué par la Région, (en
l'attente de la confirmation par le CG de la prise en charge complémentaire),
nous n'allons pas tarder à recruter un troisième
permanent.
Nous souhaiterions que
celui-ci (ou celle-ci) s'axe plus particulièrement
sur l'accueil des petits (et de leurs parents) ; en effet, le
stage d'Aurélie touche (malheureusement) à sa fin et
il nous laissera sur la nôtre (de faim) pour continuer d'accueillir
les petits qui viennent aux bibliothèques et ateliers de rue.
En attendant ce surcroît
d'activités, nous avons dû faire avec des
semaines raccourcies (1 et 8 mai) ; il est difficile dans ce cas pour
nous de faire tenir en moins de temps tout ce qui est prévu, tout ce
qui est engagée.
Sacha et son chef d'oeuvre
Cette semaine, le
Conseil d'Administration s'est réuni pour faire le point sur les nombreux
projets en cours ou en construction. Nous avons passé en
revue les prochaines fêtes que nous allons faire dehors, dans
le quartier dans les deux mois qui viennent , avec les moyens du bord et toute
notre bonne volonté.
"Offrir Délivre";
nous allons semer
des livres dans tout le quartier pour voir s'ils
poussent (idée de Sophie); ateliers de rue pour la fête
des voisins, pour la fête du quartier, ... et des soirées musicales
(en salle et sur le terrain). Qu'on se le dise!
Chronique
des Robinsons
Mercredi:
Nous nous sommes d'abord rendus au centre social
pour écouter de belles histoires de loups, de monstres et autres personnages
à la barbe bleue. Après quelques contes, les enfants faisant
ressentir leur besoin de mouvement, nous avons été à
la ludothèque avant de goûter dans l'herbe du parc Nativelle.
Jeudi:
Un arrosage rafraichissant vient soulager
semis et plantations de la chaleur épaisse qui règne aujourd'hui.
Puis il est temps de rendre visite à nos ruches : Patrice s'essaye
pour la première fois au métier d'apiculteur. Nos amies ailées
sans faire de zèle amassent miel et pollen et résistent vaillamment
aux assauts des fourmis.
Samedi:
Ce samedi le temps n'est pas
avec nous pour faire l'atelier de rue au quartier de la villa St Martin. Mais
heureusement, le local de bel-air nous permet d'assurer quelles que soient
les intempéries nos ateliers et notre présence nécessaire
auprès des enfants. C'est ainsi que nous avons peint les ruches pour
les uns, des T-shirts pour les autres, et jouer à la dînette
pour les plus petits d'entre nous.
Dimanche:
Les adolescents étaient en majorité
aujourd'hui. Après s'être occupés du feu et avoir préparé
le repas, ils ont rejoints les plus âgés pour jardiner : repiquage
de salades, désherbage et BRFisation des oignons, semis de persil,
débroussaillage des framboisiers et des artichauts… que du bonheur.

02 Mai: Seuls ceux qui
possèdent la clef des champs et la clef des songes ouvriront sur une
société ouverte
(R.
Vaneigem)

Caracoles:
c'est la technique de l'escargot. Nous faisons nos sorties
depuis un centre, en nous éloignant progressivement.
Qui peut savoir combien
il est difficile de sortir quand on
n'a pas de racines?
En pédagogie
sociale la sortie est un exercice compliqué car elle crée
de la frustration parmi ceux qui ne parviennent pas à se mobiliser
ou y prendre place … et elle entraîne un risque
important de déserter le terrain.
Depuis quelques semaines,
et parce que cela motive également les permanents,
nous
cherchons une autre façon de sortir :
- Il s'agit pour nous d'employer les transports en commun
- Il s'agit d'aller voir des " structures sœurs
", des actions qui répondent ou qui complètent ce
que nous vivons dans l'association ;
c'était le Cafézoïde
la semaine dernière, c'était TRACES
ce mercredi où les enfants ont rencontré d'autres enfants ,
dans leur atelier de créativité (plastique
et sociale)

Merci à nos
amis de nous recevoir ; nous allons continuer cette
forme de "
correspondance Freinet", entre nos actions. On espère
bien qu'ils vont aussi venir ; nous avons des atouts ... de
terrain.
Nous voulons assurer
les ateliers car ils sont le cœur de notre activité et ces jours de
Mai nous donnent un avant goût de la période estivale où
ils sont si importants quand les structures éducatives
comme l'école (et tant d'autres aussi)… restent
fermées.
La participation aux
animations et à la vie locale, c'est un peu la même chose ;
à nous de trouver une façon coopérative
d'y répondre, tout en continuant notre propre travail.
Très
peu pour nous
les
spectacles les représentations, les démonstrations, nous
sommes meilleurs dans les campements, les dégustations,
l'accueil, les jeux et discussions sur place, …
et d'un événement à l'autre , de la Ville , des institutions,
c'est ce que nous essayons de transformer tout
au long de l'année.
On pose avec l'artiste
Kouka
Les
semaines à venir seront de ce point de vue chargées,
de la fête des voisins, où nous
comptons nous rassembler tout en regroupant les adhérents
des différentes résidences, à celle de "
la ville et du quartier ", en passant par les autres
projets de soirées musicales au terrain, et ailleurs…
Quand on a peu de moyens,
on se concentre sur le concept, le
lien et la construction collective. Cela n'a pas de prix !
Chronique
des Robinsons
Mercredi:
Nous sommes allés
rendre visite à l'association TRACES
, de Belleville à Paris. Chacun s'est donné à cœur joie
à la pratique de la peinture, de l'argile et du bricolage. Myriam
a même réparé et peint une vieille guitare. Nous
avons goûté et remercier toute l'équipe pour leur chaleureux
accueil. La prochaine fois ça sera à notre tour de recevoir
TRACES à Longjumeau.

Jeudi:
Jardin :on repique les
salades, on arrose les semis, on désherbe, on grignote des
fraises et des radis…
Dimanche:
Découverte
d'insectes différents
Et puis pour finir,
comme d'habitude
un
dimanche de fête.
Un dimanche
avec les amis qui passent, une nouvelle adhérente
qui vient pour la première fois et un impressionannt groupe
d'ados, et moi ... et moi ... et moi...
Et
oui les petits partagent aussi avec nous notre amour d e la terre" (Sandra)
On a planté (tout
plein de choses: maïs, patates, fenouil, salades,
menthe, etc.) On a préparé de nouveaux terrains et tout
le monde a rapporté chez soi: salades, radis, oseille...
Yann, Morgane, Sandra
et Killian ont mis en place un abri
pour le feu (quand il pleut); ils ont aussi fait une réserve de bois
mort à sec. Sandra a aidé à choisir les photos pour les
Chroniques; elle va aussi ouvrir un blog sur
Robinson. A suivre...
Paroles
d'ados (par Aurélie)
Cette semaine les ados
de l'association culture robinson nous
racontent leur dimanche au terrain:
Yann 16ans " J'aimerais bien avoir des trucs genre du bois des journaux
pour faire du feu. Morgane Kilian et moi, on
a ramassé du lierre pour faire du feu. Et Sandra entre parenthèse
(rire)."
Chacun agence son travail
Sandra 16ans " J'aime
bien l'ambiance sympathique, tous le monde est sympa; du coup t'as
encore plus envie de bosser quand tout le monde
est sympa. Et c'est bien pour apprendre tout ce qui est sur la plantation,
jardinage et expériences personnelles.
Il y a une ambiance amicale ici, et c'est pas comme
ça partout. Avec le barbecue on apprend aussi l'autonomie et
c'est cool.
Et les pique-niques, en plein air c'est sympa aussi. Chacun fait goûter
ce qu'il a fait et on peut savoir si c'est bon."
(Sandra
avait préparé pour ce midi... 3 gâteaux!!!)
26 Avril: Nous ouvrons
les chantiers au public

Savez vous à quoi
ressemble une de nos soirées musicales?
C'est difficile à
décrire, c'est un ensemble de moments de jeux
entre nous, où les uns et les autres nous lançons. Les
enfants inventent des chansons, les ados se font danser avec les percussions;
Hacene fait chanter tout ce monde.
Les couloirs aussi sont investis
Et cela se passe à
la fois dans la salle, mais aussi dans le couloir, voire
dehors... Et ce qui est intéressant c'est de voir cette fête
évoluer mois après mois.
Les mêmes enfants,
adolescents et adultes qui ne se sentaient pas de se montrer,
se risquent au jeu et au regard.
La
confiance que nous construisons, produit des effets, des changements,
vraiment TRES TRES vite.
Ce que Freinet avait
fait connaître sous
le nom de "méthode naturelle", fonctionne également
en Pédagogie
Sociale; les chantiers , nos chantiers s'ouvrent
presque tout seuls les uns après les autres, s'entraînant
mutuellement... Rien que cette semaine, nous avons pris contact pour "ouvrir"
le jardin de Chilly (rencontre avec les travailleurs sociaux qui accompagnaient
des personnes intéressées), mais nous avons également
rencontré "le cafézoïde"
et ses possibilités sur Paris, animé une soirée musicale
qui a de plus en plus de succès, ...
Et
d'autres projets se dessinent encore;
Mélody invite
les enfants à créer eux mêmes
leurs animations de rue, et Robin, leurs plantations.
On se resserre
Tout l'art, après
cela, est de faire tenir ensemble ces initiatives,
de ces groupes, de ces âges: ce sont les pâtisseries et
le thé préparés par les enfants
qui agrémentent les rencontres avec de nouveaux
adultes; de plus en plus, nous solliciterons
les capacités de production
et de création
des adhérents pour enrichir les temps d'atelier,
de présence dans les espaces publics ou au terrain...
Donc il faut ouvrir
des chantiers et créer, mais cela ne
suffit pas:
Il importe aussi de changer
le regard sur le concept de "dedans/dehors". Notre collectif,
nos groupes d'événements, nos groupes organisateurs, ne se définissent
pas selon une répartition "dedans/
dehors", mais "par l'intensité des relations qui s'y tissent".
C'est l'accueil, la
convivialité qui font groupe et pas l'identité, ni l'hypothétique
appartenance.
Dînette partagée

Et pour cela, nous recherchons
des relations fortes, d'importance,
du souci pour l'autre: nous nous concernons.
Nous commençons
à avoir les retours de nos demandes de subvention 2009... Il
faudra encore attendre pour avoir les fonds.
Pour le moment, nous
venons de recevoir une notification de subvention de la part de la Ville,
et de la Préfecture (ACSE) à la même hauteur que l'année
précédente (ces deux subventions correspondent respectivement
à environ 2% et 4% de notre budget) ; bien sûr
nous sommes inquiets car nous avions eu le soutien en 2008 de fondations
qui n'ont pas vocation à soutenir dans le temps les actions
qu'elles distinguent.
Nous
ne savons pas comment nous allons pouvoir remplacer ce soutien.
Petits et grands
à la soirée musicale 
Une bonne nouvelle
C'est la
notification du troisième emploi tremplin accordé par
la Région (nous attendons la confirmation du soutien complémentaire
du Conseil Général). Nous allons pouvoir
mieux répondre aux besoins et aux attentes d'un public croissant
(mercredi, nous avons dû refuser du monde).
Nous attendons également
avec intérêt le retour de l'impressionnant
dossier de proposition de création d'une structure d'accueil de la
petite enfance pour le quartier sud et qui répondait à
l'appel à projets de la CAF et de la DIV.
Une structure conforme
à nos pratiques: mélange des âges
(ouverture aux fratries), acceuil étendu (horaires
atypiques et permanence d'accueil), et circulation dans
les rôles (accompagnement à la professionnalisation de
parents)
Chronique
des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:
Mercredi:
Sortie à Paris avec un groupe
de 10 enfants et adolescents. Les enfants apprennent
à prendre les transports en commun en nous guidant dans le métro.
On pique-nique au parc de la Villette, puis on
visite le cafézoid,
un
café pour les enfants
où ils peuvent
profiter des jeux, des instruments de musique…
Jeudi
: Rencontre, avec nos adhérents,
des partenaires de l'appui à
l'insertion, du Centre Social
de Chilly, au jardin de Chilly-Mazarin pour présenter nos activités
actuelles et à venir à Chilly et ailleurs.
Projets de jardin
Vendredi
Le matin, on organise un départ collectif
au marché de Massy.
L'après-midi,
l'atelier
de rue à La Rocade
réunit encore
beaucoup d'enfants et de nombreux parents.
D'autres nous rejoignent
un peu plus tard pour la soirée musicale.

Samedi
Tous en route pour l'atelier de rue pour jouer à
des jeux de sociétés et s'adonner à des activités
manuelles.
De
bonnes parties de fous rires ont accompagné cet après-midi pluvieux.

Dimanche
Malgré la pluie, nous étions une quinzaine
ce dimanche au terrain.
En plus de
l'arrosage et du désherbage habituel, on fait des semis
de courgettes, potimarrons, aubergines et concombres. Pendant ce temps,
les radis poussent, les salades explosent, les
tomates se font belles pour sortir de la serre, et les haricots, encouragés
par les fèves, pointent le bout de leurs feuilles.
19 Avril: Vos envies
prennent vie

"
…vos envies prennent vie ". Slogan publicitaire d'une enseigne
quelconque (le premier lecteur à deviner laquelle gagne un poster de
Jean-Marie Messier), révélateur d'un état d'esprit propre
à notre société de consommation actuelle.
Car à l'instar
de nombreuses formules mercantiles qui sévissent dans notre quotidien,
le message sous-entendu n'en est pas moins clair : " …vos envies prennent
vies " oui, mais GRÂCE A NOUS ! C'est
ainsi que la publicité, créant du rêve
artificiel dont elle nous vend des réalisations à usage
unique emballées sous vide, s'évertue à nous réduire
à l'état de CONSOMMATEURS.
Ne rêvez plus,
ne créez plus, on s'en charge pour vous.
Nous avançons résolument à
contre-courant de cette tendance :
-à travers l'association,
enfants, jeunes et moins jeunes sont amenés à
être les ACTEURS de leur propre projet, depuis sa formulation
jusqu'à sa concrétisation.
" Vos envies… "
ou mieux " Votre Rêve prend vie, GRÂCE
A VOUS-MEME ! ".
Notre groupe, par la
mise a disposition de moyens humains et matériels et
le cadre qu'il propose, joue simplement le rôle de catalyseur.
C'est dans cet état d'esprit que les adolescents
ont organisé une soirée au terrain cette semaine.
Veiller ensemble
Une expérience
qui, par le travail d'organisation qu'elle implique,
constitue un pas de plus vers l'acquisition des outils nécessaires
à l'accomplissement de soi, à la réalisation
de son Rêve intérieur.
Une petite rêve-évolution,
en quelque sorte.
Mais pour évoluer vers un rêve, encore
faut-il savoir se le révéler à soi-même.
Notre association, par les liens qu'elle tisse entre
les personnes et les passerelles qu'elle établit entre les lieux,
internes (Villa saint-martin, Bel-air, la Rocade) et externes au quartier
(bibliothèque de Longjumeau, terrain de Saulx-les-Chartreux, parc de
Chilly-Mazarin, lieux culturels à Paris…), crée
l'ouverture aux autres nécessaire pour s'ouvrir à soi.
C'est en ouvrant des fenêtres vers l'extérieur qu'on
révèle l'intérieur.
" Amour " et " Liberté
".
Ce sont les deux mots
inscrits à la craie de couleur sur le béton
gris des réservoirs d'eau. On le voit de loin, c'est à
peu près le format d'un slogan publicitaire.
Le problème c'est que c'est gratuit, que les réserves sont inépuisables
et que la production appartient à tout le monde. Les enfants
n'ont aucun sens des réalités économiques.
(Cette semaine, l'édito a été écrit
par Robin)
Chronique
des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:
Mercredi
: Grandes courses avec les ados pour préparer
la soirée de mercredi au terrain.
Au menu salades pour les végétariens, merguez, camembert à
la braise et bananes au chocolat.
Jeudi
: Première sortie à notre nouveau
terrain à Chilly-mazarin avec les adhérents de l'association.
Tous les enfants ont fait timidement connaissance avec
les animaux présents dans le parc (poneys, lapins nains, poules,
chèvres…)

Soirée au terrain
de Saulx les chartreux avec Morgane,
Yan, Mégane et Killian accompagnés de Robin, d'Aurélie
et Mélody. Installation , préparation du repas sous un ciel
menaçant. Après notre dîner nous
sommes tous allés faire une promenade nocturne dans les bois.
Quelques chutes accompagnées de fous rires. Un
grand esprit de coopération pour sur-monter ses peurs ou une
pente glissante. Tout le monde est reparti fatigué mais heureux de
ce moment passé ensemble.
Vendredi
: Atelier de rue à la Rocade sous le signe de la lecture et de la découverte
d'album. Beaucoup d'enfants, de parents présents pour
apprécier toutes
ces jolies histoires.
Lire pour tous
les âges
Samedi
: Grande partie de Bonne paye pour un groupe
de filles et jeu de cartes pour les grands ados qui se sont joint à
nous. Tout un groupe s'est pris au jeu de dessiner
à la craie sur le château d'eau du quartier. Et nous avons
conclu cette après-midi pluvieuse par un goûter au local pour
réchauffer nos corps et nos esprits.
Prendre le temps de jouer en société
Ce
Dimanche:
Nous étions nombreux
comme un camion (c'est à dire 9), mais bien entendu, deux autres
Robinsons nous ont rejoint à pieds; chaque semaine, c'est pareil: nous
revenons plus nombreux qu'au départ: nous ignorons
les pertes.
C'était un beau
dimanche comme on en veut; on a planté
largement , patates, haricots, salades, mais on a aussi entretenu le terrain,
réparé les trous du grillage, aménagé l'espace,
protégé les rhubarbes, etc.
Organisation
du dimanche
Et puis le
jardin, ce n'est pas que le jardinage:
On a aussi eu le temps
de faire une petite ballade en forêt pour
Marion et Myriam. Les ados sont également allés
voir les chevaux du manège le plus proche et ont invité
les enfants à venir avec eux.
La serre produit
nos plants
Paroles d'enfants par
Aurélie
Mercredi
15 Mars
Aya, 6 ans " J'ai aimé toucher les animaux.
Naïla, 7 ans " J'ai aimé les animaux. J'ai aimé parce
qu'il y avait deux parcs. J'ai aimé qu'on était
parti à Chilly-Mazarin. "
Vendredi 17 Avril à propos de la soirée.
Morgane, " J'ai trop aimé, j'aimerais
trop recommencer mais plusieurs jours et quand il fera plus chaud parce qu'on
a eu tous trop froid et avec les mêmes personnes. "
Samedi 18 Avril
Naïla, 7ans " Moi j'aimerais qu'un
jour on aille au cirque ou au ciné. "
Rania, 6 ans " J'ai pas aimé quand ils ont jeté les craies.
Et j'ai aimé quand on a monté et qu'on
a fait le pont pour grimper. "
Sarah, 10 ans " je me suis bien amusé et j'ai bien aimé
que je sois montée pour dessiner et de jouer à " La Bonne
Paye " avec Ines, Robin, Yasmine, et Aurélie"
12 Avril: C'est chaque
jour qu'il faut GRANDIR la ville...
On
lâche pas nos rêves
Les manifestations annuelles,
exceptionnelles ne peuvent à elles seules
combler
ce grand vide qui remplit les quartiers
; c'est en effet tous les jours qu'il faut inciter,
encourager aux échanges, à sortir de chez soi.
Dans ce domaine, nous avons repéré des pistes et
des outils ; il ne suffit pas d'être dans les espaces publics
à " attendre le chaland " ; il faut avoir déjà
initié au sein d'un petit groupe "de démarrage",
une action ou un projet qui nous motive
;
il faut être absorbé,
passionné par ce que l'on fait,
pour que d'autres viennent.
Matière
à jouer 
L'énergie
c'est contagieux,
comme la passion. Et
i l en faut en période de grande répression, de grande dépression,
pour secouer la torpeur, reprendre la main sur son temps.
Les
enfants sont nos alliés naturels,
mais nous devons en plus
témoigner des adolescents, de plus en plus présents
parmi nous, prenant l'initiative de nous amener des idées, des
projets. C'est Borys qui remonte son association, Yann et tous les autres
venant nous présenter les détails d'un
bivouac qu'ils vont organiser.
C'était
"
Batissiel ",
mercredi dernier
quand nous avons accompagné
nos partenaires collégiens et
leur enseignant à un concours national de technologie.
Nous vous parlerons davantage de cette création primée des collégiens,
en lien avec notre asso, sur le thème de "l'eau"; sur le
même thème,
deux
classes viendront nous rendre visite
sur les terrains en mai (le 27) pour créer
des textes et des poésies sur ce thème.
Et comme des projets,
il en faudrait encore bien plus,
c'est
Nicolas, vice-président
d'Intermèdes,
qui va rendre cette semaine un ambitieux projet pour
la Ville et le quartier de structure multi-accueil petite enfance
(étendu aux enfants des fratries), à ouvrir y compris le soir
et le week-end. Nous répondons là à un appel de la Politique
de la Ville, à une commande des CAF. Nous
avons un projet qui tient…
sera-t-il
soutenu ?
Notre groupe au parc... d' à côté
Nous
avons aussi des partenaires, et nous organisons une correspondance
et des relations avec eux; nous allons découvrir avec un groupe de
Robinsons, le travail du Cafézoïde
à Paris ( le 22.04), puis nous retournerons voir
nos amis de Traces (le 29.04).
Chronique
des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:
"Mercredi:
Allez, tous en
route pour la ludothèque de Longjumeau! Nous avons apprécié
de jouer aux nombreux jeux mis à notre disposition : baby-foot, billard
chinois…
Les filles ont profité de l'espace dînette
et des poupées. Nous avons goûté dans le parc de
la bibliothèque où chacun à pu faire part de qu'il a
apprécié ou pas de cette journée. Nous avons terminé
par un cache-cache à l'initiative de Yasser.
Pour les abeilles, c'est la rentrée!
Pendant ce temps, Robin et JJ. sont allés faire quelques courses pour
le jardin (manches d'outils, semences de Pommes de Terre)
et préparer du sirop pour nourrir les abeilles.
En fin d'après-midi, Yann est venu faire une
partie d'échec au local, et organiser le bivouac de la semaine
prochaine.
jeudi,
c'est le jour et le tour du terrain;
l'après-midi,
on rend visite aux abeilles, pour voir si elles vont bien et les nourrir
un peu (elles sont en pleine forme). Ensuite
on passe au jardin pour arroser les semis.
Investir "nos" marchés de banlieues
Vendredi Le
matin, nous avons organisé des courses collectives au marché
de Massy. Deux conteurs sont venus enrichir notre bibliothèque
de rue; ils nous ont invité à un
merveilleux voyage dans l'univers des contes et merveilles. Animaux
et personnages féeriques ont ravi le cœur de tous les enfants présents.
Nous avons également reçu la visite des deux
futures stagiaires Emeline et Pauline.
Samedi.
C'est Amina qui raconte:
" Aujourd'hui il y avait neuf enfants, il y avait des activités
de rue pour les enfants. Et il y eu Aya et Salwa qui sont venues juste avant
le goûter. Pendant le gouter tout le monde est venu pour le gouter.
"
Kim, notre stagiaire
prof de sociologie... en plein foot
Salwa :
Aujourd'hui c'était trop bien j'ai lu des livres et passé du
temps avec Melody et tous les autres petits enfants qui était là.
Cette journée a été bien en plus : TROP
DE CHANCE ONT A EU DU SOLEIL !!
05 Avril: Lire sa Ville,
le Monde, former, transformer...

Nous voulons
"nous apprendre" dans
tous les sens du terme: apprendre à se connaître (soi
et les autres) mais aussi se reconnaître et s'enseigner.
On nous demande souvent
ce que l'on peut faire des contacts et relations une fois qu'ils sont établis.
Que faire de la durée et de la fidélité?
La réponse est
simple, nous souhaitons en apprendre quelque chose;
mais nous voulons aussi former tous ceux qui
le veulent à ce que nous avons appris, c'est à dire,
transformer.
C'était justement
ce samedi, l'interrogation que nous avions partagé durant
le
chantier de Pédagogie Sociale.
Nous
étions 30, 30 acteurs associatifs, porteurs d'actions et d'interventions
hors institution, 30 porteurs d'initiatives sociales,
globales, durables...
Chantier de Pédagogie Sociale à J2P
Nous étions réunis
à J2P , Centre Social populaire
et convivial, qui comme nous l'a présenté Frédéric
Jesu, membre du Bureau de J2P, "est né de la rue". Intermèdes-Robinson,
très représenté ce samedi, revient de ce centre
avec un projet d'échanges entre nos deux jardins
(J2P cultive un jardin parisien, sauvé du terrain vague),
et des visites les uns aux autres.
Lors du chantier, passé
le traditionnel tour de table qui rendait
visible une fois de plus la richesse étonannte de ce groupe plein
de nationalités, métiers, expériences, nous avons
recherché un objectif fédérateur pour nos travaux et
nous l'avons trouvé: nous allons travailler à
construire des contenus de formation, en lien avec la Pédagogie sociale
et les diffuser.
Une fois l'objectif défini,
les grandes lignes se dessinent:
- Nous voudrions former
à la sécurité des relations sûres
et confiantes, pour en finir avec le tout sécuritaire
- Nous voudrions former
à l'approche communautaire, pour éviter
le communautarisme,
- Nous voudrions former
à la production et la recherche de financements,
pour sortir de la dictature de la finance, et des profiteurs
- Former à la
production, pour sortir de la passivité
- Former à la
valorisation des espaces délaissés, et
pas au concept flou de l'environnement,
- Former à la
coéducation avec les parents et pas sur
la parentalité.
Le chantier
de Pédagogie Sociale aura à réaliser ces objectifs.
Dans l'association,
nous y travaillons chaque jour:
Chronique
des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:
On s'invite
"Mercredi
: Ce midi Myriam nous a concoctés un super
déjeuner.
Après un repas
si copieux nous sommes partis au terrain à pieds avec Farid, Youssef,
notre chef cuisinière Myriam et Yan, notre ados, pour guide.
Myriam 11ans, a écrit : " Aujourd'hui
pour faire plaisir à Robin, Mélody et
Aurélie un repas Italien Niçois. Salade Niçoise,
Tagliatelles au pesto et Tarte aux pommes. Apparemment
ils ont aimé. Mais problème la pâte à tarte
n'était pas assez cuite. Mais c'était délicieux. Avec
l'aide de Aurélie C. De jour en jour j'apprécie
les autres mon cœur s'agrandit et ne cesse pas. "
Découverte des vrais outils
Ce
jeudi le soleil est encore au rendez vous. C'est sous ces rayons
chaleureux que Jean-Jacques, Patrice, Robin et Aurélie sont partis
travailler sur le terrain.
A l'ordre du jour: taillage
d'arbuste, dépôt de BRF aux endroits
stratégiques, encadrement des nouveaux plants de rhubarbes et arrosage
des semis. Le tout sous l'œil vigilant de notre jardinier
en chef Robin."
Jeudi,
dans la rue, "nos Robinsons
Jeudi, encore:
"J'ai pris cette photo avec les enfants sur le vélo; je la trouve
superbe. Elle montre que chez toi, dans l'association, dans leur quartier
il n'y a pas de répartition par âge, chaque grand est un grand
frère pour tous. Ils prennent soin les uns des autres. Le lien existe
entre eux. Moi elle me plait vraiment cette image" (Aurélie)
Vendredi Pour
cette première journée de la bibliothèque hors les murs,
quatre bibliothécaires sont venus conter de merveilleuses histoires
à l'atelier de la rocade. Monstres et sorcières
ont fait rêver nos nombreux enfants présents. Comme toujours
ce fameux Charlie s'est dissimulé dans
les pages du livre que bon nombre d'enfants ont su retrouver.
La Rocade , la bibliothèque de rue
Petits et grands se sont
retrouvés pour l'atelier de rue du samedi
à
la Villa:
Jeux de cartes, hockey
sur gazon, corde à sauter ont ravi tout le groupe d'enfants
présents en ce doux après-midi.
La Villa, atelier
C'est un dimanche
intime que nous avons eu.
Au terrain étaient
présent JJ et son chien Tyron (prononcer à l'américaine),
Morgane l'adolescente qui montait aux arbres, Sophie qui est passée
nous voir , notre chef jardinier Robin et Aurélie.
Une vie dans les arbres...
Mais comme dit Robin
" Ce n'est pas parce qu'on est peu nombreux qu'on
doit faire moins de travail". Le rythme est donné. On sème
des fèves, des pois, des haricots, des aubergines, des piments, on
repique les tomates, on arrose les semis…
Morgane 16 ans, a écrit "
Dimanche 5 Avril je suis partie eu terrain c'était super calme, super
agréable, chacun son activité c'est top. "
29 Mars: Nos groupes
font école
Musique pour et avec tous... par Hacene
L'expression
vient des groupes et pas des individus
et notre soirée
musicale de vendredi nous en a donné encore un nouvel exemple; si
Salwa s'est enfin permis de chanter devant notre assemblée,
si Amina, Myriam, Aya, Naïla l'ont suivie, si Nazic nous a interprété
de si belles chansons, si toutes le mamans présentes ont accompagné
et fait des percussions.
Si la musique de Hacene
et Ollentay
nous a entrainé
toute la soirée, si Amina fouillait dans sa mémoire
pour trouver une chanson qu'elle connaîtrait, si Myriam a demandé
un stylo car elle avait l'idée d'en composer
une...
Peinture au local...
... C'est
parce que notre groupe le permettait:
durée,
fidélité, continuité, don et partage, en sont les ingrédients.
Du coup c'était une fête, une vraie; avec les petits qui essayaient
les instruments , qui les rangeaient, jouaient sur les tapis devant nous.
Une
fête où chacun aurait sa place , ce qui nous change un peu de
l'ordre des choses, une fête où les qualités, les
talents, le courage éclatent... une fête où on est étonné
du groupe,
où
on s'étonne et se découvre soi-même.
Autoportrait
Et la semaine est à
l'image de telles fêtes; nous sommes
contents des nouveaux qui arrivent et reviennent tels Patrice qui vient
travailler et s'amuser au terrain, et fait la connaissance de Robin et Mélody.
Stéphane prend
lui aussi ses repères et habitudes et il faut les voir (lui et Jean
Jacques) ,lire les instructions de jardinage, laissées
par Robin dans des lettres précises et... peu communes.
"
A faire au jardin Avec Amour,
semer fèves et pois (...) " suit une longue liste de travaux puis:
"
(...) se désherber le crâne. Y planter
un sourire . Saluer les oiseaux.
Respirer
le printemps et les hydrocarbures . Arroser la Révolution"
(Robin).
On ne sait pas si c'est
le printemps mais nos projets explosent,
et les démarches
au nom de l'association se multiplient par
les administrateurs: Sophie boucle le dossier de demandes de subventions
pour les formations, Nicolas celui de la création
d'une structure multi-accueil intégrée au quartier, ouverte
et atypique, Sophie (la seconde, la première, enfin, pas la même...)
accompagne les membres de l'équipe et de l'association
dans des prises de fonction et objectifs de réalisation personnelle.
Les petits viennent de plus en plus
Les enfants eux mêmes
demandent à écrire pour ces "Chroniques",
et laissent textes ou phrases (reprises au vol, par Aurélie).
Bref notre groupe suscite
l'initiative, l'expression tout autant que le contact
; et on parle de projets... aller voir nos
correspondants "artistes" sociaux de Traces , sorties, la manifestation
que l'on cogite avec Matières
Prises (entre autres) pour la fête des voisins, etc.
Chronique
des Robinsons (rédigée
par Mélody, Aurélie et Robin)
Mercredi
:
Atelier au local de Bel
Air. On commence par des jeux d'imagination,
puis les enfants essaient
de créer un nouveau graphisme pour
les futures
cartes de visites de l'association.
Jeudi :
Aurélie a semé
de jolies betteraves pour cet été.
Jean-Jacques a bêché.
On a bu du thé, discuté et rigoler sous
ce froid glacial. Robin à re-ranger le fond de notre belle serre
et planter des radis.
Patrice à parsemé les plans de travail avec du terreau.

Vendredi
:
Début de rangement de tous les classeurs de l'association
(nos archives).Pour l'atelier de rue nous avons dégusté
le délicieux gâteau au yaourt bio qu'a confectionné Aurélie.
Les
tout-petits se sont essayés aux nouveaux jeux que l'on a mis à
leur disposition. Une partie de loto et de Uno s'est jouée,
pendant que Mélody racontait l'histoire de la
licorne U. Quelques maman se sont jointes aux diverses discussion de
ce doux après-midi.
Parole de Salwa :
"Frank, le gardien nous a donné des jouets
et nous les avons ramenés a l'atelier de rue. Aurélie
a fait part de nos jouet aux touts petit enfants qui était a l'atelier
de rue".
Samedi:
Compte tenu du mauvais
temps l'atelier s'est déroulé au local de bel-air. Sarah 10
ans: "Je suis partie à culture robinson et j'ai fait de la peinture
puis j'ai joué avec Mamadou et ma soeur, et mon petit frère
Ryan et puis mes animateurs préférés."
Ines 9 ans: " Je suis allée à
robinson est j'ai fait de la peinture. Avec mon frère et ma soeur."
D'ailleurs, mercredi nous avons demandé aux enfants
présent de nous dire ce que représentait Robinson pour eux.
Alors c'est quoi pour vous culture robinson?
" - Un potager!
- Un jardin!
- Des jeux! "

Les ados
ont aussi réparé la clôture
Dimanche :
Première journée au terrain pour Mélody.
Pour ce premier dimanche notre animatrice a dû faire face a de nombreux
contre temps qui ne lui on pas facilité la tâche. Mais, une fois
sur le terrain, avec l'aide de Laurent et des enfants, la
suite a pu se dérouler normalement sous un temps presque ensoleillé.
Les
ados étaient venus nombreux pour prêter mains et bras forts aux
jardinage du terrain .
Jean-Jacques nous a fait
le plaisir de nous présenter son chien et Patrice
d'être de nouveau parmi nous.
Nous étions
nombreux pour ce dimanche et surtout chez les jeunes.

22 Mars: Le printemps
viendra des quartiers

Notre
Conseil d'Administration, de jeudi soir, a été très clair;
nous devons organiser plus de fêtes et
de manifestations dans le quartier; la fête
de mercredi 11 est visiblement restée dans les esprits et sert
de référence.
Bien entendu, il n'est
pas aisé pour une petite association comme nous de tenir à la
fois le quotidien, d'assurer son fonctionnement, d'organiser le jardin, de
tenir les relations avec les multiples partenaires, d'accueillir les gens
qui arrivent et les personnes que nous envoient les centres d'action sociale,
etc.
Nous essayons de tout
faire et du coup nous n'avons qu'une seule solution: demander à nos
adhérents de nous aider. C'est le secret
de notre énergie!
Samedi, au carnaval
C'est ce que nous ferons
pour la fête des voisins, en demandant aux mamans
de faire la cuisine pour le collectif, c'est aussi ce que nous faisons
en confiant des bacs à semis aux adhérents:
faire un jardin archipel, une cuisine éclatée.
Deuxième semaine
pour Mélody qui prend ses marques et
troisième pour Aurélie ; avec notre toute petite équipe,
nous arrivons à pallier aux changements, aux départs , aux remplacements
(inhérents aux emplois tremplins) et à
garantir la continuité des relations, des actions et des projets...
avec de si petits moyens.
Des fois, on se demande
si ça se voit de l'extérieur...
N'empêche, on
aurait bien besoin de soutiens plus solides et durables.
Chroniques de Robin et
Mélody
"Mardi :
toute la petite équipe s'est formée
aux contes ,
à la Bibliothèque.
Mercredi
: On emmène les enfants au terrain pour peindre les ruches,
faire un peu de jardinage et prendre le soleil.
Jeudi :
sortie au terrain. On greline, on bêche,
on brasse du BRF, on débla-terre,
Déplacement du BRF
on plante des framboisiers,
des fraisiers, on protège les rhubarbes renaissantes,
on joue avec le chien… bref, " une belle
journée " comme dit Yasser.
Vendredi
: Atelier de rue à la Rocade, où les enfants ont apprécies
de jouer avec les scoubidous, les perles, la pâte à modeler .
Accompagnement éducatif, à l'école
Schweitzer, pour le groupe unicité sur
le thème de la Chine.
Peinture des ruches

Samedi : Atelier
de rue avec des enfants (surtout des petits), sous un soleil radieux.
Nous avons confectionné de jolis bracelets et des colliers. Les enfants
ont réalisé des collages issus de bandes dessinées et
de magazines. Le jeu du UNO a encore une fois
remporté un grand succès auprès de ses supporters. "
Déguisements,
maquillages, cotillons pour le carnaval avec toute la troupe.
On récupère les confettis
Paroles d'enfants par
Aurélie
"Carnaval
de longjumeau, la ville fête l'avènement du printemps.
Dans les rues de Longjumeau défilent des fanfares avec des musiciens
vêtus de rouge, des hommes jouant du bâton, des majorette portant
des mini jupes. D'autres portaient des costumes bleus, pourvus d'ailes de
papillons...magnifique, le cortège présentait aussi des costumes
du folklore portugais, des Antilles, de l'Espagne et des enfants maquillés.
D'ailleurs les enfants, venus avec nous (nous
faisons le lien entre eux et les événements) nous racontent
ce qu'ils ont vu avec leurs yeux, avec leurs paroles.
Rania,
6 ans « Y en a un! Un clown! Un clown!
C'était trop trop bien et il y avait plein de chaussures. C'était
trop bien quand tous le monde étaient avec des confettis. Et moi j'ai
fait comme si je faisais du violon .»
Ager
4 ans « J'ai vu des robes. »
Aya
6 ans « J'ai vu un loup et j'ai vu un rat.
Moi aussi! Moi aussi! »
Naïla,
8 ans « Moi j'ai vu des noirs ils dansaient et le chef il tapait
sur terre. Il avait un truc (un fouet) et j'avais trop peur de ça. »
Même pendant
les fêtes, il y a toujours du monde aux ateliers de rue; comment alors
concilier l'événement et le rituel? Là on l'a fait.
******
Ce dimanche nous
étions 31 (14 adultes et 17 ados
et enfants)

En tout cas il y a avait
tous les âges de moins de zéro an
(une femme enceinte), jusqu'à... on vous dira
pas; et en plus les 5 continents
étaient représentés .

Et nous avons tous travaillé
ensemble à déplacer le gros tas de BRF,
à planter les oignons, les fruits rouges,
pailler et clôturer les fraisiers, continuer le film (Dominique était
là) ,
faire
le feu, cuire les grillades, planter des semis, des salades, des radis,
arroser et s'arroser (il faisait froid pourtant),
etc.

A partir
de maintenant, on change de rythme... Bienvenue au terrain!
15 Mars: Nous cultivons
la vie dans les quartiers
Mercredi 11
Mars, "Quartier-Sud VSM": Fête des Robinsons
et UnisCités, à
l'occasion de leur départ (en fin de semaine prochaine).

Une
centaine de participants...
C'est un FESTIVAL,
des stands, des jeux (chamboule-tout, courses en tout genre, etc ), des jeux
coopératifs (jeu du parachute), un goûter, des cadeaux (offerts
par les Unitiens) et ... un grand spectacle de jonglerie, danse, monocycle
par la compagnie Haut
Les Mains (HLM)

Extrait des "Chroniques
de Robin": C'est
le printemps, Unis-cité s'envole
! Pour leur départ, on organise une grande fête dans le
quartier à la Villa Saint-Martin. Les volontaires avaient préparé
des jeux sur le thème du printemps, du jardinage, de l'apiculture et
de l'environnement. Ça a aussi été pour les enfants l'occasion
d'un baptême de l'air/ère communautaire
grâce à notre nouveau " parachute " collectif multicolore".
Un spectacle de jonglerie, suivi d'un grand goûter, ont clôturé
cette après-midi conviviale et ensoleillée".

Les
enfants ont la parole et l'écrit: (par
Aurélie) :"Je
demande a des enfants, autour de moi, ce qu'ils
pensent de la fête de ce mercredi
"Illies,
7ans: - C'est bien, et les jeux là-bas de se lever bah je trouve
c'est bien et qu'on gonfle des ballons aussi j'trouve ça bien."
Naïla
8ans: - Il m'a plu que j'aie des ballons
et qu'on a accroché des ballons. Il m'a plu encore les parachutes .»
Arnold,
8ans: - Bien .
Kirddine,
5ans: - Moi j'trouve ça bien les jeux. »
Salwa, 12ans:
- Moi aussi, j'ai préféré celui avec
le parachute.
Amira,
5ans: - Ce serai bien si c'était plus souvent".
Harold,
6 ans, m'explique le jeu auquel il a joué: -
Fallait marquer dans le trou. Tu as reussi?
- Oui. - Comment trouves-tu
la fête?- Bien. - Est ce qu'on va avoir des cadeaux? - Oui. - C'est
le Père Noël qui a ramené les cadeaux? »
Mamadou,10
ans: - Moi ça m'a méga plu, surtout à la fin. J'ai
fait des bisous à tout le monde . »
Myriam a écrit
sur mon cahier d'observation que j'avais
mis à dispositions pour ceux et celles, désireux d'écrire
leurs ressenti.
« Les
points de vue de Myriam: Cette fête étant joyeuse, ces
jeux avaient tous les critères: joyeuse, heureuse, dynamique […]. Ce
fut un plaisir de faire de nouvelles rencontres. Nous étions dans une
bulle, pleine de bonheur. Les petits étaient contents , tous ses jeux
étaient un rêve devenu réalité. Ce fut magnifique.
Certains ne respectaient rien néanmoins ce
fut une fête majestueuse ».

Chroniques de Robin:
Mardi :
Accueil de Mélody et présentation de l'association.
Distribution de flyers auprès des parents pour la fête du printemps.
Jeudi :
Après-midi au jardin : on prépare les
allées, on commence à déplacer le BRF pour laisser
la place à une éventuelle prochaine livraison. D'autres font
vont acheter quelques outils pour la taille du verger, une nouvelle brouette,
des plants et des semis.
Et pendant ce temps,
on sème des plants partout
(on a de quoi tenir
la saison)
Vendredi : Aurélie
a confectionné de jolis masques pour l'atelier
de rue en lien avec le carnaval.
Grand rangement et réorganisation du local de Bel-air. Tous
ensembles pour les ateliers de rue à la Rocade. Jeux de sociétés,
livres, dessins …. étaient de sortie pour le plaisir de tous les enfants.
Grâce à de nouveaux jeux
, adaptés, aux tout petits nous avons vu venir ces derniers
accompagnées de leur maman. Ce fut l'occasion de découvrir pour
eux les joies de la pâte à modeler !"
Les enfants
sont de plus en plus nombreux à venir

Samedi, c'était
dès le matin, le café des parents,
organisé par la Réussite Educative, animé par convention,
pour le thème "Faut-il les laisser sortir?",
par notre association.
Des parents , arrivés
au compte-gouttes, ont été finalement plutôt nombreux
et le débat s'est gentiment installé
entre nous. Nous avons parlé des différences entre la
liberté de circuler que nous avions connue, les uns et les autres pendant
l'enfance, et ce que vivaient les enfants aujourd'hui. Nous avons parlé
des relations entre parents, de l'entraide, et comment les temps communs et
les échanges peuvent beaucoup faciliter le fait d'être parents.
Samedi, 23 mai, nous animerons un nouveau café des parents sur
la question: "Etre parent quand ça ne va
pas à l'école".

"Samedi après-midi:
Aujourd'hui visite de
Kim à l'atelier de rue de la Villa. Les garçons ont ainsi
pu profiter d'un coéquipier plus qu'efficace pour le match d'ultimate
qui opposait les filles aux garçons ! Les filles ont bien combattu
mais n'ont pu gagner. Mais prenez garde nous aurons notre revanche…
Pour les enfants- artistes la reproduction de leur silhouette
sur du papier kraft a l'aide de la peinture leur à donné
l'occasion de se réinventer le temps de l'atelier…" (Mélody)

"Pendant trop longtemps, les uns
ont parlé sans œuvrer, les autres œuvré sans avoir le droit
de parler, comme des travailleurs qui ne se rencontreront jamais dans le tunnel
où ils se sont engagés." (Célestin Freinet)
08 Mars : Faire vivre
de nouveaux espaces ... pour de nouvelles rencontres.
Atelier de rue et Didjeridoo
C'est un
nouveau terrain
qui va s'ouvrir à nous, à Chilly, dans le Parc du Château
, en partenariat avec le
CENTRE
SOCIAL (de Chilly), les services techniques et
la Ville.
Un jardin différent,
plus civilisé, qui a déjà été cultivé...
qui nous permettra d'adopter un style de jardinage différent plus classique,
mais aussi plus pédagogique: plantes médicinales,
aromates interculturelles et légumes plus rares. Des
visites seront organisées quand ce sera en place.
Bien entendu, un
nouvel espace C'EST UNE CHANCE; car ne serait ce que pour s'en occuper,
nous allons devoir être plus nombreux
et mettre les jardins, les ateliers de rue, les interventions
dans les institutions,
EN RESEAU.
Un terrain, ça
crée de la rencontre, un travail à faire, ça crée
du lien.
Apprentissage
sur site de la taille des pommiers
Justement, ce
mercredi, nous avons à la suite
visité le terrain de Chilly sous la pluie (nous étions 4 Robinsons
trempés ), puis, rencontré le
collège avec la Réussite Educative.
Le but: permettre
à des enfants en difficulté dans l'espace traditionnel
de la classe de s'investir dans les espaces périphériques
dans et hors du collège... et de gagner une nouvelle image.
Ce qui compte pour nous:
c'est la reconnaissance et la valorisation
DANS LE COLLEGE de cet investissement périphérique.
A
suivre...
A
la Villa, samedi
Mercredi était
aussi la journée où Robin et Aurélie
ont accompagné les enfants , pour préparer le Carnaval
avec l'association du même nom. Les costumes seront enrichis entre nous
par des masques lors des ateliers de rue.
Les courses coopératives,
c'ets aussi important
Chroniques de Robin:
" Mercredi, 6 enfants nous rejoignent au local
pour l'atelier du mercredi (salwa, amina, aya, neïla, yasser et
farid). Ils y font connaissance de Aurélie (nouvelle stagiaire). Le
temps de préparer le goûter, et nous prenons le chemin de la
rocade, à la recherche du local de l'association carnaval. D'autres
enfants nous rejoignent en cours de route (Yacin, Marouan, Ousmane…).
Là bas les enfants choisissent les costumes qu'ils porteront pour le
carnaval et repartent avec de quoi fabriquer des masques,…
Masques et peinture
Jeudi : Journée
de formation au jardinage et à
la taille des arbres avec Daniel Chollet au terrain. Plusieurs adultes étaient
présents, dont un nouveau rencontré en chemin, Vincent.
était aussi.
Vendredi
: JJ part au jardin à pied : nous il faut qu'on aille faire des courses
pour la fête du printemps et l'entretien du local. En fin d'après
midi, atelier de rue à la Rocade : confection de masques pour le carnaval
et initiation au "Nunchaku"
et démonstration de "Didjeridoo"
par Vincent.

Samedi: Atelier de rue
à la Villa, avec le
renfort de vincent et Kim (sociologue
Vietnamien): patin à roulette, décorations en vue de la fête
du printemps, et toujours, hockey, frisbee, ballon, cerceaux…

01 Mars- 22 Février:
Parce que nous veillons les uns sur les autres...

Nous cherchons à
donner de la vie au temps que nous passons ensemble;
que les stages deviennent qualification
, que l'action de l'association nourrisse une réflexion et des savoirs
sur les pratiques.
Nous souhaitons que la
présence dans les quartiers devienne pouvoir,
que les responsabilités vécues par les
enfants, deviennent compétences et reconnaissance.
Nous souhaitons que
les talents oubliés soient remis au goût du jour et portent leurs
fruits.
Sophie part en quête
des informations statistiques sur le quartier et
bataille dur pour découvrir qu'il en en existe si peu, ou si anciennes;
Nicolas
rédige un impressionnant dossier de projet de structure innovante;
Hacene réfléchit
aux répétions du groupe de musique
des Robinsons.
Le groupe des filles,
au local préparent des affiches et des textes pour fêter Chadia
(qui s'en va).
Nous, nous recevons les
derniers candidats pour le remplacement. Après un vote entre nous,
ce sera Mélody
qui deviendra la nouvelle permanente de l'association.
Bienvenue!
Robin organise des courses
avec les adultes et prévoit la
peinture des nouvelles ruches; il assure aussi les ateliers de rue,
en lien avec les volontaires d'Unis Cités.
Concrètement nous allons
amener au terrain de Chilly du BRF,
des enfants et y cultiver des plantes aromatiques et médicinales
reconnaissables; l'information sur ces essences donnera lieu à des
recherches et de la communication réalisée par les groupes d'enants
et adultes... pour accueillir du public, etc.

Dans le quartier, nos
espaces aussi sont "archipels", entre les lieux des ateliers,
les salles que l'on utilise selon les moments et les usages .
Chroniques de Robin de
la semaine du 16:
Mardi 17: C'est les vacances…pourquoi ne pas
passer voir les Robinsons ? Et voilà la bande des quatre, qui déboulent
dans le local... et vient me prêter main forte pour faire le ménage.
Elles repartent déçues d'avoir raté de peu le passage
de Chadia, de retour de vacances. Plus tard, elles repassent pour m'apporter
des pâtisseries orientales préparées
par Assia (un délice !).
Jean Jacques aussi vient
en début de soirée tailler un brin de causette. Le travail administratif
en est quelques peu perturbé, mais suit son cours (entre autres : transfert
d'urgence de l'appareil photo au bloc opératoire de Darty).
Mercredi 18 : Réparation du camion. Rencontre
avec Sylvie, conteuse de " Contes en escaliers ". Atelier
de rue à La rocade (frisbee, ballon, raquettes…) et Atelier
au local de Bel-Air, où les enfants préparent
un cadeau "d'au-revoir" à Chadia : un assemblage de
photo sur un panneau décoré de peintures.

Jeudi 19:
Expédition à "La croix-blanche", pour récupérer
un sommier et un matelas commandés par Nada. Au
passage, on achète de la peinture pour protéger les ruches.
L'après-midi, un groupe part au jardin (travail du sol, arrosage
des semis, mise en place de la clôture) et un autre reste dans le quartier
pour l'atelier de rue. Les habituéEs de Robinson
préparent des crêpes au local pour Chadia qui devait passer
dans la soirée.
Vendredi 20:
Réunion d'équipe. Les filles viennent faire un peu de ménage
au local, puis Alison les emmène au cyberespace. Atelier
de rue à La rocade : balle au prisonnier, atelier pâte
à modeler… (une quinzaine d'enfants, beaucoup de mamans
aussi).
Samedi :
Atelier
de rue à la Villa : cache-cache, balle au prisonnier, dessin
à la craie, pâte à modeler…
La fête du 11 Mars
se prépare
Rappelons que c'est
l'événement de départ des
volontaires Unitiens. Il faut les remercier de tout le travail
entrepris par eux sur le quartier; les nouveaux
ateliers de rue, c'est eux, l'accompagnement scolaire
"Nature" à l'école Schweitzer, c'est eux.
Cette fête du 11
mars ils la peaufinent aussi; stands, jeux et vie des espaces publics.
Le jardin de Chilly:
c'est parti!
Borys et Gaby (deux
administrateurs ados) nous ont accompagné à l'ultime réunion
de lancement de projet "Jardin" avec le
Centre
Social de Chilly et la Municipalité. Depuis la convention
est en route.
Qu'on se le dise... Les
Robinsons ouvrent un troisième terrain de cultures... dans le
parc du château de Chilly. Une bonne nouvelle pour les adhérents
de la Ville et les nouveaux contacts à établir, mais pas seulement.
Nous voulons des "jardins
archipels", comme nous souhaitons des locaux
"Archipels" dans les quartiers;
des espaces complémentaires
dans les usages, les publics, ... et qui échangent entre eux.

Chroniques de Robin de la
semaine du 23:
Mardi :
Travail administratif avec gestion parallèle du club des 4, qui font
un peu de ménage. Salwa prépare un gâteau.
Mercredi : Courses à Ed : Brian et deux
autres enfants m'aident à charger/décharger les courses. Préparation
de la fête du printemps avec Unis-cité (plus que 3 jours pour
préparer !). Atelier de rue à la Rocade : 1,2,3…
Soleil !
Beaucoup
d'enfants (une vingtaine), quelques mamans aussi.
Jeudi : Jardin avec JJ : binette et grelinette
(sont dans un bateau). Atelier de rue à la Rocade...
Vendredi : courses Ed, passage à darty
: l'appareil photo est remis sur pieds.
Préparation de la soirée
musicale.
Atelier de rue à la
Rocade : jeux et bonhommes en carton (après
une tentative de vol de patin à roulette, un enfant se fait brutalement
réprimander par un des parents présents).
Dimanche, essais de pilotage
Beaucoup de monde à
la soirée musicale, et grâce
aux nouveaux instruments, les enfants ont pu se joindre aux adultes,
Hacene
a orchestré cette joyeuse cacophonie
.
Amina a "scotché"
tout le monde, par son aisance et son sens du rythme;
elle a trouvé un domaine d'expression qui lui convient!
On aimerait
mettre les photos! Elles vont arriver: Assia va nous les envoyer !
Samedi : Atelier de rue , à la
Villa: délivrance (version coopérative du loup), balle au prisonnier,
patin à roulette, frisbee, hockey,
une
coccinelle…et deux ratons laveurs...
Là
c'est la coccinelle...
ET CE DIMANCHE PREMIER:
Les Robinsons étaient très nombreux
(Robin a dû faire deux voyages avec le camion) pour passer la journée
au terrain; les enfants, ados et adultes présents ont continué
de préparer des parcelles en les enrichissant de compost.
Les enfants ont préparé
comme d'habitude le repas commun puis Mylène
a organisé une ballade dans les bois...
On récupère,
des arbres tombés de la tempête, des piquets
pour refaire une palissade (on nous a volé des outils).
Pria et JJ construisent
D'autres projets se dessinent:
Une bibliothèque de
rue
Après le départ
des volontaires d'Unis Cités, que faire? Un projet est en cours avec
la Bibliothèque pour mettre en place une bibliothèque de rue
avec des intervenants d'Intermèdes et une professionnelle.
Les
livres viendraient de la bibliothèque... Le contexte serait,
bien sûr l'atelier de rue, avec sa vie et la
part importante d'initiative enfantine que cela induit...
Une fête du voisinage...
Le 29 Mai, pourquoi pas, comme
les autres... Mais avec une particularité: ateliers de livres à
lire et à donner, animations et débats publics... C'est encore
en préparation; on en reparle... Le thème?
"OFFRIR DELIVRE" (des livres)
A
suivre....
Etre parents, on en parle...
Intermèdes vient de
passer une convention avec le dispositif de Réussite
Educative de la Ville; l'objet ets d'animer deux débats du samedi
matin, ouvert à tous les parents du quartier et de la Ville. Le premier
se tiendra le 14 Mars et aura pour thème:
"
Faut-il les laisser sortir"?
(devinez notre avis)
15 Février: Nous
cultivons le désir d'agir sur nos vies
Jeudi, La Rocade
Parce
que Myriam veut devenir "la présidente
à la place du président" (de l'association en attendant
la République)
Parce que
Hacene veut former le groupe de musique des Robinsons
Parce que
Sophie a de plus en plus envie de créer son association
Parce que
Allisson et Déborah ont trouvé l'envie
de faire des animations scolaires
Parce que
Salwa rêve enfin de nous montrer à tous
comment elle chante (bientôt, elle se lancera)
Parce que
Assia a bien envie de fabriquer et coudre des costumes
pour nos "manifestations",
Parce que
Naïma voudrait bien amener ses amies à
venir agir avec nous...
... D'abord
on porte un projet et puis après on est porté par lui...
Il nous entraîne (et parfois nous donne l'impression de bien trop nous
lier) vers des actions que l'on n'aurait pas prévues, mais qui en fait
délivrent tout le sens de l'intuition initiale.
Répétition des "Robinsons",
ce samedi
C'était encore
une semaine "Patchwork", avec une dominante
réunion et décisions:
-
Lundi, nouvelle réunion avec
le Centre Social (de Chilly) et la Mairie; on organise la convention
pour faire vivre le jardin
potager du Parc. On met au point les moyens d'associer les personnes intéressées
de Chilly, de venir participer au projet et prendre contact avec l'association.
On envisage des animations autour de ce jardin
(en faire par exemple un lieu de démonstration de la technique BRF.
Mercredi,"Offensive Peinture".
- Mardi ,
participation au Conseil de Quartier; il y a
là un tel besoin de parler éducation,
de parler du social... Une telle envie de comprendre et d'agir sur son environnement.
La question qui revenait sans arrêt dans cette
assemblée était "Que faire?"
- Mercredi,Chroniques
de Robin
"On
amène la ruche à Abdel au collège : il
va essayer d'en reproduire une avec les élèves, en l'améliorant.
Atelier de rue : dès 14h, les enfants s'impatientent et nous harcèlent
au local. A 14h30, la sonnette ne s'arrête plus : il faut y aller. Au
programme : peinture (collective puis offensive),
corde à sauter, cerceaux, jeu de cartes. Au retour les enfants nous
suivent, d'abord à Bel Air puis aux Arcades..."'
-Jeudi,
c'était notre Conseil d'Administration
à nous, le premier depuis l'Assemblée Générale,
avec tous nos administrateurs enfants, ados, adultes et des adhérents
venus assister (c'est ouvert). Les infos circulent, puis on fait des projets,
on pose des questions, on choisit, on débat, on décide ... Bien
entendu nous avons pris des résolutions à l'unanimité.
Robin: "Unis-cité
prépare activement la fête du printemps. Atelier de rue à
La Rocade".
Accompagnement éducatif, vendredi
- Vendredi.
"Robin: Les Unitiens avaient préparé une intervention
à l'école Schweitzer, dans le cadre de l'accompagnement éducatif.
Vendredi dernier, ils avaient tenté de définir avec les enfants
les caractéristiques du vivant
en leur montrant comment faire germer des lentilles. Cette fois, en tenue
d'apiculteur, ils ont retracé avec le groupe les étapes de fabrication
du miel par les abeilles. Les enfants ont même pu ouvrir la ruche que
nous avions apporté en classe et, certains, pour
la première fois, goûter du miel !"
Chantier
pédagogie sociale-Samedi
Samedi c'était
le chantier de Pédagogie Sociale
qui se réunissait de nouveau avec plein de volonté de définir
, explorer cet OVNI: la Pédagogie Sociale, cette envie d'agir, ce
curieux mélange de développement de la personne et du territoire.
Avec plein d'expériences à raconter.
Une réunion réussie
avec plus de 25 participants, étudiants,
EJE, éducateurs, psychiatre, enseignants, artistes,
parents, porteurs d'initiatives sociales, etc.
Hockey, samedi
Une réunion de
soutien, entre nous, d'échange,
de renforcement et de travail. Du coup, nous avons fixé la suivante
dans le Centre Social Associatif où Frédéric est volontaire.
Ce sera le 04.04, à J2P, à Paris , dans
le XIXème arrondissement.
Pendant ce temps,"
Atelier de rue à la Villa : foot, dessins à la craie sur le
trottoir, pâte à modeler, hockey…"
C'était aussi
la semaine de la tempête
, à l'image des tempêtes sociales qui nous secouent de plus en
plus. Celle là a déchiré notre pauvre serre. Robin
et un groupe d'adulte sont allés tenter de la réparer ce vendredi
et, dimanche, on l'a rapiécée. Pourvu que ça tienne!
Pourvu que ça
tienne!
On
scotche, dimanche.. horizontal!
Ce dimanche, le terrain avait
pris des allures de fête, plusieurs
familles et la visite de Kim, sociologue viêtnamien, spécialiste
du travail avec les enfants des rues et celles de Pierre (ancien volontaire
Unitien), venu développer un projet dans le cadre de sa licence, et
celle d'Aurélie, stagiaire éducatrice de jeunes enfants.
De nouveau, repas au soleil?
Nous avons allègrement
retourné (à la grelinette)
de nouvelles parcelles et mélangé avec
du compost; les enfants ont aussi planté
sous serre des oignons, des poivrons, des tomates, du basilic et de la salade...
C'est le début, on commence la belle saison!
Maintenant,
les Chroniques prennent quelques vacances, ... du fait des congés du
"Chroniqueur" ..
... mais
les activités de l'association CONTINUENT !!!

8 Février: Non
pas du pouvoir "Sur", mais du pouvoir
"Pour"... (Sophie)

Le
"Pouvoir sur" ne nous intéresse guère et cela
constitue, parfois, , un handicap quand on constate que les places sont souvent
prises et occupées par ceux qui cherchent ce type de pouvoir; plutôt
que des places, nous cherchons des lieux; plutôt que des subordonnés,
nous visons à servir.
A Robinson,
nous savons que le vrai pouvoir relève
du don et du service. Nous savons que la véritable relation
réside dans la durée et la confiance donnée.
Ce
vendredi, à la Rocade
Et, petit à petit,
les ateliers de rue s'installèrent à Bel Air - La Rocade;
les volontaires voient revenir de plus en plus d'enfants avec lesquels se
nouent des relations (comme nos relations à nous se tissent aussi avec
les volontaires que nous apprenons à mieux connaître).
Les Unitiens repartiront
fin mars et nous réfléchissons
avec eux à un événement
de quartier pour marquer leur venue, une sorte de fête, des jeux,
... des événements pour marquer le quotidien. Ça se prépare,
on en dira plus à mesure...
Jeudi, Bel Air: le goûter
Mais "le
Pouvoir de...(+ infinitif)" ça
nous intéresse aussi, comme celui de la formation;
le printemps qui se dessine verra revenir les formations ouvertes à
tous les âges pour se qualifier à
soigner les abeilles. Nous nous formerons (avec des pros), enfants , ados
et adultes et nous installerons trois nouvelles ruches
qui attendent le redoux, à la cave.
Les enfants de l'école
Schweitzer , quant à eux, découvriront
le fonctionnement d'une ruche la semaine prochaine, grâce à Alisson
et Déborah, qui s'associent à l'accomagnement éducatif.
Cette semaine, les écoliers
ont étudiés la germination.
Nos objectifs partagés:
enrichir l'accompagnement éducatif, faire le lien avec notre démarche
environnementale, faire pousser des contacts,
semer des liens.
Atelier d'intérieur, ce samedi
L'éducation, c'est
parfois un climat, une ambiance que
l'on retrouve comme quand on passe au local et que l'on rencontre ceux qui
reviennet des ateliers: discussions, partages, goûters.
Des enfants passent dire
bonjour. Ils s'incrustent sur un ordinateur,
écoutent des chansons, chantent à leur tour.
On parle
de projets, Fahrid a des idées d'activités et de projets:
il reviendra une heure plus tard avec deux feuilles où il les a notées.
Ambiance que l'on connaît
bien, ambiance coopérative, ... fraternelle!
C'était encore une
semaine à faible encadrement, heureusement avec
les volontaires, mais aussi des stagiaires spontanés
qui vont et viennent régulièrement; et puis il y les ados, et
les habitués toujours prêts à donner un coup de main.
Jeux d'extérieur, ce mercredi (Ça gèle!)
Mais on
n'arrête pas non plus les contacts avec les partenaires (toujours
le futur jardin à Chilly), les dossiers de demande de subvention (les
Réseaux d'Ecoute Et d'Appui à la Parentalité, la Fondation
pour l'Enfance : c'est parti!
Jeunesse et Sports, ça
commence.
Et on continue à créer
des projets nouveaux, comme de créer cet accueil
pour jeunes enfants, dont le quartier a tant besoin, et que nous voudrions
ouvert sur la vie, ouvert sur la Ville, à horaires
atypiques, ouvert aux fratries et ... qui permettrait la mise en réseau
de nombreuses actions: formation, travail de rue, jardinage, environnement...
Toujours fragile, ce qui fait
la force de toute action d'innovation sociale, c'est ... les deux pieds sur
terre, le contact et les racines.
Chroniques
de Robin: (en bref)
Mercredi:
Plusieurs visites d'enfants au local. Atelier de rue à La Rocade :
balle aux prisonniers, balançoire, raquettes,
corde à sauter… Une douzaine d'enfants malgré
la neige et la pluie. Visite d'une maman au local.
Jeudi:
Travail administratif : médecine informatique (sauvegarde des données
et réinitialisation de l'ordinateur), contact avec le magazine de Longjumeau,
affichage de l'annonce de recherche de remplaçant à la maison
de l'emploi. Atelier de rue.
Vendredi: Rencontre
avec les écoles, et... atelier ; puis,
comme toujours, un long temps de débriefing, au local, avec les volontaires
et les "Robinsons" (enfants) , habitués.
Jeux indémodables- samedi
Ce samedi, tempête
de neige, rien que ça, mais atelier tout de même, ... Bien sûr
tout le monde se réfugiera au local de Bel Air; où on fera des
jeux de société (c'était un temps à ça);
avant le goûter qui sert de lieu de retrouvailles. Amina, Salwa et Myriam
nous ont rejoint au local des arcades "On veut faire une pétition
pour que Chadia reste "… (Nous aussi, on signe).
1er Février: La
vie sociale: résister et reconstruire...
Vendredi
soirée musicale
Comment bâtir sur
des ruines, comment transformer une friche en jardin? Comment
produire de l'usage, pas
de l'utilité (ni de l'usure); comment retrouver le sens
du service, pas des services?
Ce n'est certainement
pas avec de la concurrence que l'on fait du durable,
mais avec du soin.
La mise en concurrence
des acteurs sociaux,
cela ne marche pas, et cela ne produit rien socialement;
mettre en concurrence
des acteurs sociaux, c'est les épuiser; mettre en concurrence des services
c'est les éloigner des gens et des besoins.
Atelier devant le local jeudi
Cette semaine, nous nous sommes
encore une fois et un peu plus frottés à cette complexe équation;
il faut bien poursuivre ces chroniques... avec ordinateur en panne (encore!)
,
continuer les ateliers de
rue... avec moins de permanents , ... ET DE PLUS EN
PLUS D'ENFANTS
tenir les animations musicales...
car elles rencontrent un public de plus en plus familial
et nombreux.
Et on se demande comment
pérenniser, mettre en lien et construire avec
ces fragilités.
Jeux collectifs plein air Jeudi
Il
reste tellement de besoins sociaux non couverts: où y a t il
un acueil de jeunes enfants à horaires atypiques, où sont les
régies de quartier, et les espaces confiés aux jeunes?
Quelle structure permet
un véritable accès à la culture
ICI? Continuer, persévérer dans notre action, cela passe
sans doute par une logique de COMPLEMENT:
articuler Cultures Robinson à DE NOUVELLES STRUCTURES A CREER.
Nous pressentons lesquelles; nous avons des idées sur le "Comment".
Seconde rencontre du trio
Ainsi la
soirée musicale de ce vendredi a-t-elle été marquée
par l'arrivée de nouvelles familles; mais aussi se confirme la présence
de musiciens qui prennent leurs habitudes ENSEMBLE,
autour d'Hacene (et Ollentay).
On aimerait constituer
un véritable petit groupe musical "du Monde"
. Et ce groupe, il va lui falloir se retrouver, répéter
;
il va se constituer petit
à petit un "répertoire Robinson",
interculturel, ... mais centré sur tout ce que nous cultivons ensemble!
Mercredi Bel Air
Avec Robin, les volontaires
et les Robinsons la semaine a été électrique;
ce lundi, nous avons rencontré la Ville de Chilly dans le but d'ouvrir
ce nouveau jardin social et partagé, à Chilly, et dans
une perspective de complémentarité (il
sagira d'un jardin urbain).
Mardi, travail
administratif, mais "va et vient" des visites des enfants; qui,
pour une réparation, tel autre pour prendre un morceau de citrouille.
Mercredi,
les Unitiens ont fait des crêpes
pour tout le monde! Succès garanti!
Jeudi: malgré
la grève, 3 Unitiens sont venus et l'atelier a été tenu.
En plus ça a été le premier rendez vous pour Morgane
et Déborah à l'école Schweitzer pour
contribuer à l'accompagnement éducatif (un partenariat en cours...)
Vendredi,
atelier cuisine, encore, préparation de la quiche et de la soirée
musicale du soir; l'enjeu, faire venir les parents;
pari gagné!
Mais il y a eu aussi
atelier de rue, avec foot, freesbee et jeux "qui
bougent".
Merci aussi à
Raymond qui a apporté, de la part de la Ville, un lot de Tee-Shirts
de Foot qu'on va sans doute utiliser pour d'autres jeux collectifs (comme
le
Hockey qui se joue bien dans les espaces publics).
(D'après
les notes de Robin)
Samedi,
les enfants sont venus au "bureau" pour aider au ménage;
il en avait bien besoin.
Le travail cesse d'être une corvée quand
il est pour soi (Freinet)
Cette semaine aussi,
...L e nouveau local a été re-nettoyé,
réinvesti et utilisé au cours des ateliers de rue, mais aussi
pour des réunions éclairs.
Samedi, La Villa
Ce dimanche, record
de froid! (0° à l'ombre, mais
quel beau soleil).
Et pourtant c'est
les deux terrains qui ont accueilli des jeunes (et moins jeunes) Robinson
pour un baroud d'honneur, prendre le soleil, se retrouver
entre amis.
Dimanche, à l'équerre
"Journée
au terrain, avec JJ, Mégane, Yann, Killian, Morgane. Grillades (les
ados apprennent à faire du feu correctement); préparation de
piquets de clôture pour grillager les parcelles sensibles aux lapins
- 2 parcelles vont ainsi être à l'abri;
les ados sont allés chercher du bois pour le feu."
(Notes de Robin)
Ce qui compte
c'est cette reconnaissance initiale et sociale
pour l'enfance et la jeunesse; ce qui compte c'est cet encouragement, en dehors
de la famille pour dire aux enfants, aux ados, aux parents:
"Oui, c'est bien ce désir,
cette volonté d'agir ensemble, de s'adresser à la collectivité,
de sortir, de se rassembler".
Ce qui compte, c'est
l'encouragement à l'initiative sociale et citoyenne, et cela
ça passe par la mise à disposition de l'espace et du temps pour
tous.
Pendant ce temps ... au second terrain
25 Janvier : Nous établissons
des relations d'évidence...

La confiance, ça
ne se mérite pas, ça se donne... et
nous avons fait ce choix de la confiance entre nous, entre enfants, adultes,
ados et parents. Du coup, les conflits mêmes , nous apprenons à
les surmonter et ils nous rendent plus forts.
Cette semaine, nous
avons fait un bilan d'étape avec
les volontaires d'Unis-Cités et c'est la
confiance réciproque qui est ressortie largement comme élément
le plus fort (et des problèmes d'organisation) , au même
moment où les nouveaux ateliers de rue débouchent,
eux aussi, sur des relations... de confiance avec de plus en plus d'enfants.
Semaine après
semaine, les Robinsons et les volontaires
deviennent de plus en plus familiers des quartiers
et de ses lieux (3 espaces d'activité sont repérés);
de nombreux enfants sont rencontrés et s'affirment
chacun à leur mainère. Les noms s'apprennent, des relations
s'établissent.
Réflexion collective et brainstorming.
C'est aussi cette semaine
que nous avons pu entrer dans le local
mis à notre disposition par la Ville pour nos activités (ainsi
qu'à trois autres associations).
Nous avons commencé
à aménager les lieux.
Nous allons pouvoir mieux
travailler dans le quartier, mieux investir et faire
vivre l'espace à partir de ce local, petit mais bien situé
et franchement plus commode que l'appartement dont nous
gardons malheureusement la nécessité.
Des actions plus proches,
un matériel plus disponible depuis les espaces extérieurs, un
lieu d'accueil, de repli , de convivialité qui s'ouvre au COEUR
DU QUARTIER ET OUVERT SUR LA VILLE.
Ce mardi, Chadia
s'est également rendue à la réunion
de la DILEE (conseil général) dans le cadre de l'activation
et de la dynamisation d'itinéraires d'insertion. Nous nous sommes rendus
compte que nous faisions partie de ceux qui avaient démarré
et mis en oeuvre les actions, même si le réseau semble encore
à consolider (notamment la difficulté que de nouvelles personnes
nous soient adressées).

Ce mercredi,
en plus des traditionnels ateliers,
Robin et les volontaires ont commencé à répartir les
trottinettes
(celles
qui ont été données par la Ville); une chose est sûre,
Robin et les trottinettes sont actuellement associés
dans les esprits!
La participation de tous
à la vie sociale a besoin d'être réinventée;
et elle doit sans doute être réinventée en dehors des
institutions.
Tel est le
pari des animateurs de l'association Matières Prises qui
ont fait le chemin depuis Tours pour venir nous rencontrer, ce
jeudi.
Au menu,
visite du terrain, participation à l'atelier de rue et réunion
de concertation. Ils
nous ont présenté leurs actions et animations destinées
à provoquer le débat, à créer du lien social et
de "l'intelligence collective"; des
actions aussi inattendues que les "porteurs de paroles", les débats
publics, les mises en scène de questions à mettre en débat.
Cela donne plein d'idées...
Avec
les animateurs de Matières prises, nous avons échangé
sur nos pratiques,
parlé
de nos différentes approches, de Pédagogie Sociale, de
savoir faire urbain, de création de liens. A priori nous avons beaucoup
en commun et nous souhaitons poursuivre cette première rencontre -
qui sait- par des échanges de pratiques, voire
un projet en commun?

Eloge de la fragilité.
Comme le souligne Charles
Gardou, la seule valeur qui compte, la seule force
qui
ne soit pas illusion passe par la nécessité de s'assumer
et de se connaître vulnérable.
De ce côté
là, notre association est très forte;
comme tout le monde le sait, nous ne
sommes pas seulement tributaires de subventions non pérennes, de justifications
incessantes à fournir, d'une toute petite équipe, de manque
de locaux dédiés, d'administration et d'encadrement... mais
nous sommes encore bien trop pauvres pour créer des emplois
qui ne seraient pas des emplois aidés .
A nous dès lors
de faire coïncider la légitime
et nécessaire évolution professionnelle des personnes qui viennent
travailler , avec les besoins en stabilité de nos actions, et
la nécessité où nous nous trouvons d'être présents
là où nous devons être: sur le terrain.
Nous venons d'apprendre
que Chadia va devoir quitter notre association
pour réaliser un projet professionnel (mais elle va rester pas loin
et - on l'espère- nous continuerons à nous voir) ; en
attendant de trouver un ou une remplaçante,
c'est nous tous qui allons devoir porter bien haut et fort
les principes et les actions de notre association.
Vendredi Robin a organisé
l'accompagnement aux courses.

Ce
samedi, les ados étaient venus prêter main forte pour
l'atelier de la Villa; merci à Mégane, Gabi mais aussi à
Agnès, ancienne stagiaire (devenue éducatrice spécialisée
) d'être venue.
Il faisait plutôt
froid et il fallait des jeux plus remuants:
courses de trottinettes et patins, à côté des traditionnelles
activités de peinture; Mégane a enchanté
les filles avec ses dessins.
18 Janvier 2009: Quelle
vie commune pour ceux qui sont voisins?
Samedi, atelier de rue à la Villa (avec cerceaux)
Parce que la vraie éducation...
est rage de vivre ensemble, il
y a deux façons d'entrer dans la vie des gens: armés
et casqués, avec des chars, ou alors humblement, en prenant le
temps, la durée, la continuité. Sans avoir ni le premier et
(encore moins) le dernier mot, sans avoir la force, sans avoir la raison.
La vraie éducation
ne consiste certainement pas à faire table rase de la vie des autres
(dont on nous dit qu'ils sont six milliards) mais à considérer
qu'ils se sont très bien débrouillés jusque là
sans nous ... et à apprendre d'eux, à apprendre ensemble.
C'est celle là
la démarche coopérative et elle vaut pour
les enfants, les adultes, les parents. C'est cette démarche
même, qui, quand elle prend la Ville et ses espaces altérés
et délaissés comme cadre, se dénomme Pédagogie
Sociale".

Nous avons opté
pour cette voie... et nous ne sommes pas nombreux.
Après le départ de Gwenola , il ne reste pour le fonctionnement
que deux permanents (mais pas n'importe lesquels: ce
sont Chadia et Robin) et l'énergie des adhérents, des
volontaires... et des enfants.
Comment est il possible
avec seulement deux personnes, de proposer autant de projets ambitieux que
sont le jardin social, l'apiculture, les ateliers de rue tous azimuts, les
groupes de parents, les soirées ,musicales, les sorties en commun,
les groupes d'enfants et d'adultes "au travail"? Et,
ce six jours sur sept?
Jeudi,
fin d'atelier
On connaît tous
des officines, de simples bureaux d'information, aléatoires
et peu fréquentés qui fonctionnent avec bien plus de moyens
que cela (et un local EN PROPRE et DEDIE).
Ce qui fabrique la ,violence
c'est quand notre voisin devient inaccessible
car la communication est entravée par toutes les déceptions,
les impossibilités de communiquer; ce qui est
terrible c'est l'absence de proximité et de vie partagé avec
ceux qui sont tout à coté de nous.
A Gaza comme ailleurs,
c'est le problème de la Ville, c'est
le problème de notre société: quelle
vie commune pour ceux qui sont voisins? , quelle proximité pour
ceux que l'on dresse les uns contre les autres?
Ce dimanche, au terrain
Nous fabriquons de la
vie commune et souhaitons que cette
vie commune détourne la violence et devienne énergie
de vivre.
Enfin un accès
à un premier local de bas d'immeubles pour Intermèdes?? Presque
car la convention est signée et que le dernier obstacle est de récupérer
les clefs (on espère lundi...). cela va permettre le travail de nos
permanents, ranger du matériel. C'est un premier
pas que nous saluons et pour lequel nous remercions la Ville.
Nous l'attendions depuis
si longtemps (des
années), mais bientôt il sera accessible à notre public.
Bien sûr pour pouvoir abandonner le petit appartement
que nous louons à prix fort (privant ainsi l'association de
ressources importantes), il faudra bien aussi un espace de travail "qui
ferme" pour abriter nos permanents et ranger notre matériel. On
espère rapidement?
Des jeux coopératifs
En tout cas un accès
régulier à un local devrait déjà changer pas mal
de choses sur le plan de la continuité et de
la visibilité de nos actions, sur l'accessibilité aussi
à un plus grand nombre (d'enfants, d'adultes, de parents).
Cette semaine, (d'après
les notes de Chadia)
Mardi,
comme toujours Salwa passe et demande où sont les
"Unitiens" (elle sait bien qu'ils sont là du mercredi
au vendredi, mais elle... nargue en laissant croire qu'elle ne vient que pour
eux). C'est
aussi la journée administrative...
Mercredi, c'était
la grande course des trottinettes (confiées
par la Mairie), dans le quartier; tout un circuit pensé et animé
par les permanents et avec les "Unitiens"
.

Beaucoup de monde et
de participants, et le tout s'est poursuivi... par
l'atelier de rue de Bel Air (il y en a plus de 3 par semaine, à présent
et les volontaires se séparent en deux groupes).
Jeudi,
rencontre avec la directrice de l'école du quartier; des collaborations
en vue.
Vendredi, après
les courses en commun avec les adultes,
Jean Jacques et Robin ont attendu dans la nuit... jusqu'à 19 h 00 passé
la livraison des 8 mètres cubes de compost sur notre terrain. Mission
accomplie.
Samedi à l'atelier
un moment émouvant avec le dernier jour de travail
de Gwenola, qui part travailler dans une autre structure (on lui souhaite
une bonne suite dans sa formation; nous savons que nous la reverrons, elle
reste voisine). Du plaisir aussi d'accueillir
pour un premier contact Aurélie, Educatrice de jeunes enfants qui
viendra en stage sur les ateliers de rue (et qui travaillera particulièrement
avec les plus jeunes).
Un nouveau jeu d'atelier: le hockey
Dimanche,
c'était le pompon, pluie, grêle, boue... Les ados ont
perdu et laissé leurs chaussures dans la boue. Heureusement qu'ils
étaient là; comme d'habitude, ils ont su faire ce feu qui éclaire
tous les dimanches et réchauffe les esprits.
Pour finir, comme la
pluie continuait, un petit tour à une grande surface "nature",
pour aller voir les animaux. Puis retour.

11 Janvier 2009: Notre
association est POPULAIRE
... et notre assemblée
générale est à son image.
Assemblée générale, ce dimanche
de ce que amènent
les uns et les autres; évidemment, nous étions à peine
prêts pour terminer les documents qu'exige cette institution:
- les deux rapports obligatoires
(rapport d'activité et rapport
financier) ... étaient à peine secs.
Bien entendu, nous avons
mis en route des changements importants... et il faut à présent
les accompagner:
-
de nouveaux statuts qui laissent plus de place à la participation
-
des administrateurs enfants et adolescents qui prennent toute leur place parmi
les autres.
Au final:
un conseil d'administration dynamique et renforcé est élu avec
17 membres
Atelier de rue de mercredi
Mais il y a eu également
une semaine,
qui a duré vraiment
une semaine et qui a elle aussi été très riche; sans
être trop longs il faut également l'évoquer:
Ce
mardi a fait l'objet de nombreux contacts de partenaires en vue de
l'assemblée générale;
mercredi il y a bien
entendu eu l'atelier de rue, mais également la rencontre d'une association
d'habitants du plateau et tout un travail d'organisation avec les volontaires
d'Unis Cités.

Ce jeudi a donné
lieu à un atelier d'essai des trottinettes
qui nous ont été données par la Ville; avant de les distribuer,
nous souhaiterions en faire l'occasion de jeux partagés. Alors jeudi,
les volontaire sont allées les tester
(avant de prévoir les jeux que l'on mettra en place mercredi prochain).
Freesbee sur neige (mais on a aussi fait patins, mikado,
craie, etc)
Il y a eu aussi l'atelier
à Bel Air et à La Rocade; bien
entendu, vu le froid et en l'absence de possibilité
d'accéder au local de pied d'immeuble, les jeux ont été
toniques, sportifs. Du coup, en ce moment, Chadia, Robin, Gwen et les volontaires
se replongent dans un répertoire de jeux de plein
air, de jeux de rue: Tek, balles aux prisonniers, gamelle... Trouver
des jeux à faire ENSEMBLE, cela donnera lieu aussi à
une recherche partagée.
Mais, jeudi, un groupe
s'est également rendu au terrain et terminé de "greliner"
sous la serre (il n'y a que là que la terre peut être travaillée);
le fumier a aussi été déplacé. On
a repéré des traces de lapins: l'heure est grave!
Mais jeudi
il y a eu aussi la rencontre avec le Programme de Réussite éducative
(PRE) et avec la bibliothèque municipale; au menu des projets partagés
d'alternative à l'exclusion des collégiens (avec le PRE), et
d'introduction des livres et d'une bibliothèque au sein de nos activités
de rue (un partenariat avec la bibliothèque
à concrétiser dans les mois à venir).
Vendredi,
il y a eu la rencontre avec la Maison de l'Emploi
(dans le cadre de nos actions pour le parcours d'insertion);
bien sûr il y a eu aussi ateliers de rue...
Jeudi, atelier...
Et encore ... ce samedi,
pour clore la semaine, à l'atelier il y a eu des jeux de freesbee,
avant de prendre tous ensemble un bon chocolat.
Les deux pieds sur terre,
... nous nous efforçons de rester
au maximum sur le terrain; notre toute pêtite équipe et
nos maigres moyens seraient vite complètement absorbés par les
demandes de concertation si nous n'y prenions pas garde. Et, en moins
de deux, on se retrouverait à organiser des modalités et des
modalités. Le temps s'écoule si vite qu'on peut se retrouver
avec des projets à peine tenus, à moitié réalisés.
Et cela on ne le veut
pas!
Bien entendu, nous avons
besoin de partenariats mais pour nous la priorité,
et nous devons faire l'effort de nous en rendre compte
c'est de rester sur le terrain:
- tenir les actions de
rue toute l'année ,
-être fidèle
aux groupes d'enfants et adultes constitués,
Connaissez-vous la peinture sur neige?
De la même façon,
nous nous rendons compte régulièrement que l'offre
d'activité n'ets pas du tout au coeur de notre travail. Les
actions laissent la place à notre travail
de présence sociale et de suivi des relations; ces activités
peuvent nous aider à rencontrer de nouvelles personnes, à valoriser
l'implication des volontaires et adhérents, mais ne peut pas être
un but en soi.
Nos véritables
projets restent ancrés autour des questions
de continuité et de contenance; rester fidèles aux relations
nouées, avec les enfants, les ados, les adultes; suivre ce qu'ils deviennent,
observer leurs besoins et leurs difficultés et agir avec eux pour y
répondre au mieux.
Ainsi, nous ne pouvons
pas oublier que si nous mettons de nouveaux projets en route sur les terrains
agricoles et boisés, nous devons D'ABORD, nous
assurer que nous avons su rendre ces projets suffisamment vivants pour être
suivis par notre public.
Et, sur le terrain,ça pousse toujours...
04 Janvier 2009: Nous
voulons faire du 9 en 2000-NEUF

Nous travaillons pour
l'essentiel à l'extérieur. Dans toutes nos activités
et interventions, nous avons le souci de revaloriser les espaces et de développer
l'autonomie des individus et du groupe sur ceux ci.
Ce n'est en effet pas
seulement l'environnement qu'il faut changer (ou dont il faut se préoccuper),
c'est TOUT UN MONDE.
Car, à quoi sert
un environnement que rien ni personne n'habiterait?
L'environnement est souvent un concept trop virtuel. Ce que nous souhaitons,
ce qu'il faut, c'est encore TOUT UN MONDE
dans lequel nous changeons et que nous
travaillons aussi à changer ; un monde avec sa multiplicité,
sa complexité et aussi ses conflits et son altérité.
De même, nous
ne sommes pas à la recherche d'une meilleure gestion, des équipements,
des vies, du temps libre, des relations -pourquoi pas?
Non , nous ne travaillons
pas à mieux gérer mais à mieux créer
et c'est pour cela que toutes les actions que nous mettons en oeuvre ont comme
point commun "le décloisonnement".
Ce samedi, à la Villa
Décloisonner
la ville et les espaces anciennement agricoles en déshérence
qui l'enserrent; décloisonner les espaces publics
avec celui des appartements ; décloisonner le
temps de loisir et le travail qui, quand il est partagé, devient
joyeux et créatif; décloisonner le temps scolaire et le temps
des loisirs... car les enjeux éducatifs et les
inégalités sont probablement encore plus fortes pour les enfants,
en dehors que dans l'école.
Décloisonner les
possibilités d'expression personnelle, avec les contingences de la
vie de groupe.
Réparation de la serre, jeudi
Décloisonner les
âges... pour permettre les échanges,
favoriser la transmission comme la responsabilité. C'est aussi pour
ouvrir nos groupes vers le troisième âge
que Chadia ira ce mercredi, avec un groupe d'enfants , dans un foyer
de retraités de la Ville: une occasion de se présenter, de proposer
une date pour une visite des terrains, d'établir des contacts.
Cette semaine, également,
les ateliers de rue avec
les Unitiens vont repartir de plus belle.
Ce vendredi, à Bel Air
Aux structures fermées,
nous préférons le travail en milieu ouvert,
aux centres (bâtiments), des îlots reliés
entre eux en archipels, ... des espaces régulièrement
occupés, animés par les enfants et les adultes pour des activités
créatives.
Cette semaine encore
si froide était (au moins en théorie) une semaine de fête;
mardi et mercredi, nous avons travaillé avec des groupes d'enfants.
Ce dimanche, la terre était gelée
"Pour
commencer, MARDI, un anticyclone ménager est venu éclaircir
la grisaille poussiéreuse du local et de cette journée maussade,
ce qui nous a permis d'aborder avec entrain et clarté les tâches
administratives de début de semaine (poursuite des investigations relatives
au compost, mise à jour des adhésions, etc…). Puis ayant été
rejoints par Nardjes et Jean-Jacques, nous sommes partis au jardin pour y
décharger les feuilles et accrocher
la banderole réalisée par les enfants".
Vous ne pourrez plus "rater" le terrain
"Le mercredi, un
groupe a travaillé au local sur la fabrication
de galettes des rois. Ménage. Puis tout le monde est allé
au terrain pour y travailler un peu. "
"Vendredi: Mise
au point du planning. Recherches bibliographiques en vue de l'élaboration
du plan du jardin. Atelier de rue à Bel Air (avec Aya, Naïla et
Zinedine)"
Et ce samedi
a donné lieu à deux ateliers de rue. Récit:
"Nous
avons essayé de mettre la tonnelle mais elle est vraiment inutilisable
maintenant il est tres urgent d'en racheter une.
Peinture tampon, dessin, mais heureusement pour les doigt de tous ces petits
enfants, Robin à lancé un foot : "
Courir s'est survivre et se réchauffer " (AH AH AH!!!).
Ketty est venue nous accompagner et discuter longuement de la bonne année.
Elle nous a donné des boites pour ranger
stylos et autres outils."
Goûter
commun ce samedi
Ce dimanche, il y avait
terrain et il ne faisait pas chaud (- 5) ...
Nous étions 7 courageux Robinsons, pour
aller sous le splendide soleil d'hiver mais
on n'a même pas pu planter les grelinettes
dans le sol. Du coup, on a retourné la serre
Les ados nous ont encore
fait la démonstration de leurs compétences pour faire du feu
sous toutes les températures et sous tous les temps.
Dimanche, Mégane tient sur... la glace de la citerne
Ce foyer nous a permis
de préparer notre repas . L'atmosphère
était, elle (en cette veille de retour en classe) chaleureuse!!
On a aussi pris du bon
temps: nous avons fini l'après
midi avec un bon chocolat chaud sur le chemin du retour...
Nous sommes toujours
plongés dans la préparation de
notre Assemblée Générale qui aura lieu dimanche
prochain à 14 h 00. Il nous reste peu de temps pour préparer
nos rapports d'activité. Le bilan financier représente un travail
quasi professionnel. Mais nous tous,
adultes, ados, enfants, nous serons prêts dimanche
11 à décider ensemble de
notre fonctionnement et à mettre en place nos projets et institutions.
28 Décembre: Des
fêtes sans défaites, des vacances sans vacuité
"On s'installe?"
Noël n'est vraiment
pas un ciel sans nuage; souvent les
fêtes de fin d'année marquent un recul du vivre ensemble, un
vide institutionnel, une période de portes closes, ... une ère
d'abandons.
Le problème avec
Noël est que c'est une fête qui, sur le plan social, s'impose comme
omniprésente pour l'imaginaire (médias, décors,
pub), et reste totalement absente sur le plan de la
vie réelle et concrète des gens, c'est à dire,
pour ce qui compte.
C'est même le contraire:
cette période impose comme un fonctionnement en pointillé des
structures, institutions et lieux sociaux. Une sorte de "fermeture provisoire".
A
la recherche d'un rayon de soleil
A l'empreinte des fêtes,
souvent très prescrites et établies, nous
préférons des fêtes d'emprunts, habits d'Arlequin
de ce que les uns et les autres proposent et partagent. Profiter des gens
qui passent pour ouvrir à d'autres un moment, un événement.
Quant à nous,
nous ne rêvons pas tant des vacances que de contenance
et continuité par le travail engagé récemment:
les ateliers de rue (avec le local prêt et vide
que nous attendons!!!!), les ateliers d'échanges
de savoirs entre enfants que certains Robinsons proposent de mettre
en place. Le terreau à faire livrer puis à étaler.
Chaleur et goûter...
Faire sortir les savoirs
des individus, les gens de chez eux,
ramener la fête dehors, là où elle
devrait être, c'est ce que nous essayons de faire.

Cette semaine... les
enfants et les animatrices (Robin était en congés) , après
avoir fait les courses ensemble le mardi,(avec
des jeunes et une famille). ont organisé ce mercredi un grand goûter
de Noël pour tous:
"Aujourd'hui c'était
le goûter de noël! Crêpes
et gaufres au programme, mais pas de bûches! Tout le monde s'est régalé!
Sucre en poudre, nutella, compote, tout était là sur la table!
(...) Les enfants ont aussi fait du coloriage sur les ordinateurs". (Chadia
et Gwen) Des petits riens, mais ensemble...
Décorer , embellir et sans relâche
La fin de l'année
c'est aussi pour nous une période de très
forte activité administrative et associative. Nous continuons
aussi à préparer notre assemblée
générale, avec la création du CA et du "collège
enfants et ados".
Mais il nous faut aussi
dresser les bilans, les rapports, et envoyer aux organismes des
comptes détaillés complexes et fastidieux. Nous essayons
au moins que cette énergie puisse nous servir en interne pour faire
le point sur ce que nous avons fait, nous rappeler entre nous les événements
marquants de l'année, entretenir une mémoire
collective et associative fondamentale.
Ce samedi "la journée
a été froide, nous avons
fait l'atelier de rue de l'autre côté de l'immeuble, au soleil!;
Mais le froid a été le plus fort,
Toc toc toc !!! Est ce qu'on peut rentrer au chaud ??? Direction notre
petit bureau" (à quand le local?)
"Nous avons continué
les cartes de vœux et fait des coloriages sur l'ordinateur (cela plaît
beaucoup aux enfants d'ailleurs).
Les ados nous ont aidé
pour l'envoi des invitations à l'AG. Ce sont tous de très rapides
secrétaires…"
Ils
sont organisés, nos secrétaires
C'est parce que le travail
dans notre association est vraiment utile et nécessaire, que l'on ne
pourrait le faire autrement qu'ensemble... qu'il devient jeu et que chacun
s'en empare...
21 Décembre: S'offrir,
pour Noël, le pouvoir de dire "NOUS"

Sapin, montagne
...en BRF- C'est pas Noël, c'est dimanche.
Le
pouvoir de dire "NOUS" est partout en crise dans la société,
renvoyant chacun à un "moi" incertain quand ce n'est pas
à la solitude tout court.
Pouvoir quelques fois
dire "NOUS" quand même, pousse
parfois à revendiquer des identités abstraites, que rien dans
la réalité ne vient travailler. Cette identité collective
alors revendiquée repose sur une identité d'être, improbable
et introuvable qui isole souvent plus encore, servant de bouclier
contre des institutions sans coeur, mais faisant aussi obstacle à
la vie et la rencontre.
Vendredi avec Unis-Cités à Bel-Air
La proximité,
la durée, le travail partagé, la relation filée,
entretenue, nourrie, agitée, reprise et retrouvée, HEUREUSE,
tout cela finit avec le temps par nous permettre dans l'association ce pouvoir
de dire "Nous".
Le "Nous" ainsi
conquis (toujours provisoirement) se
base alors sur une réalité une capacité
à "faire" ensemble... tellement de choses: fêtes
, travail, décoration, expression, sorties, ... C'est un "Nous"
de confiance, qui ne se prouve pas, mais qui s'éprouve.
L'association est au coeur
de la question autour de ce "Nous";
pourquoi y a t il tellement d'associations qui flanchent, qui restent hésitantes,
comme au bord du fleuve, sur la possibilité de "Faire ensemble"?
Les enfants décorent les espaces communs.
La crise est profonde, et
les associations ont trop fait les frais de ceux qui veulent s'en servir plutôt
que les servir. Ce qui est certain,
pourtant est que les enfants nous poussent chaque jour
à ce "Faire ensemble".
Le dimanche, quand tout est
froid et mouillé? Ils sont là.
Sous la pluie dans les quartiers? Ils sont
là. Au milieu des fêtes froides et mortes? Ils réclament
plus de vie, plus de "Faire" maintenant et ensemble, ils
veulent ce "NOUS", un "Nous" qui soit bien présent
, qui les reconnaisse, et leur donne une place,
à leur portée.
Myriam et Salwa ont ainsi
donné leur accord pour entrer dans le "Conseil
d'administration" de notre association qui se formera lors de
notre prochaine Assemblée Générale (modification de nos
statuts); nous ne voulons pas seulement une représentation des enfants
et ados, nous ne voulons pas seulement une consultation.
Mercredi, avec les tapis, on nous repère vite
Nous voulons qu'ils exercent
le pouvoir, notre pouvoir au fond (qui
s'en trouvera accru pour tous) ... de dire NOUS.
Cette semaine, "d'avant
fête" de Noël , qu'on a beau parer de lumières froides,
de musique grésillante, et qui résonne comme une période
d'attente déséspérée, pour tellement d'entre nous
a ENCORE donné l'occasion de faire nos ateliers de rue, dehors et ensemble.
Ce mercredi "NOUS
avons fait l'atelier de rue à Bel Air (Gwenola et Chadia) il
y avait une dizaine d'enfants dont la moitié de nos fidèles.
Il pleuvait alors nous avons monté la tonnelle pour nous abriter et
faire des cartes de voeux. Nous avons également sorti les jeux de jonglage;
pendant ce temps Robin est resté avec l'atelier vidéo"
(Chadia)
Il y a eu aussi atelier
de rue ce vendredi et ce samedi TOUJOURS pour faire des guirlandes
pour accrocher dans les espaces communs
Essai de la tonnelle, mercredi
Mais cette semaine, comme
les autres, il y a eu aussi des réunions avec
les partenaires comme celle de jeudi, concernant la "parentalité"
avec le programme de réussite éducative. Notre
association va ainsi prendre en charge, en accord avec le dispositif
de "Réussite éducative" de l'organisation
de certains cafés des parents dont les dates seront bientôt
fixées. Car, qu'on se le dise, pour les parents, souvent plus que pour
tous autres, il est si difficile de dire "NOUS".
Nous avons tant
de projets qu'ils remplissent nos réunions entre nous, du samedi:
un four à pains? Et toujours la poulie du puits (Si, si on y arrivera
on vous le dit)? Cet atelier "trottinettes" à organiser?
Ce théâtre de verdure à créer (où nous ferons
nos spectacles)? Des "interventions musicales"? Des contes? De la
poterie à faire jaillir dans les quartiers?
Plus
de projets, que de temps, que de moyens, humains, en matériel...
Et ce local pourrons-nous bientôt "S'Y INSTALLER" et
en faire VRAIMENT un lieu de vie, ou seulement l'utiliser?
Ce dimanche, récolte
" Ce dimanche, nous
avons passé une journée toute agréable";
c'est Gwenola qui parle, en rentrant ce soir.
Dix personnes au terrain,
des habitués, de nouvelles familles, des parents qui se déplacent,
des ados qui passent... Que demander plus?
Un repas partagé,
une parcelle retournée, des navets
ramassés (et on a essayé
les grelinettes !)
On se dit qu'il faudrait
planter d'autres essences d'hiver. Les enfants ont aussi joué avec
et sur le BRF...
14 Décembre: Que
la Fête commence!

Comment
transmettre ce dont il faut faire l’expérience, par soi même?
Comment diffuser les
pratiques et processus qui permettent de se mettre à
la réelle portée des enfants et des familles ?
Il ne suffit, en effet,
pas de témoigner, et envoyer et déléguer est parfois
plus difficile que de faire soi même.
Dans le travail social,
nous sommes, (mais peut être plus encore dans le
domaine de la pédagogie Sociale) tributaires
de limites quasi physiques quant à l’extension et la pérennité
de ce que nous mettons en œuvre.
Atelier déco au sol
En revanche, ce qui reste,
ce qui est efficace, ce qui motive tout de même, c’est la force des
témoignages, les marques renouvelées et continuelles d’un
attachement extraordinaire, marques de gratitude, de reconnaissance
…
dont les photos, les
menus , objets les souvenirs aussi prennent la mesure.
Des relations vraies et assumées
Ce qui reste, c'est
l'envie donnée, l'exemple, l'attraction
pour de nouveaux pouvoirs:
"Comment
fait on pour obtenir une salle comme celle-ci?"; demandaient les
gens ce dimanche, lors de notre grande fête dans la salle (des fêtes)
Anne Frank:
le collectif attire! Comme
l'espace, un espace pour nous! Il nous faut des espaces pareils et nous ferons
vivre les quartiers.
"Les souvenirs est
ce que nous avons perdu ou ce que nous avons gardé ? »
(Woody Allen- "Une
autre femme") ; nous penchons
par optimisme pour la deuxième réponse et c’est bien pour le
souvenir , pour se souvenir d’un commun moment, d’une
histoire ensemble… d’un groupe qui nous a tous tenus que nous mettons
en œuvre petits et grands événements de la vie des adhérents,
volontaires, permanents, habitants de notre coin de banlieue.
Cette semaine, bien entendu
était la semaine de la fête, de cette grande
fête . Ce n’est jamais simple pour nous une fête ; en effet
nos activités s’épanouissent toujours
mieux dans la quotidienneté, la durée et le rituel que dans
l’événement ou le sensationnel.
Chacun avait apporté... pour un festin
Qu’est ce qu’une fête pour nous ?
Un arrêt du temps pour se voir, se parler .
Un instantané. C’est aussi un
moment pour célébrer le groupe que nous sommes et qui
évolue sans arrêt ; mais le voilà fixé, artificiellement,
pour un jour, une soirée : étiez vous sur les photos ?
Donc cette fête était le grand
événement de la semaine avec une longue quête pour trouver
la sono indispensable (Grand merci à Fred du Centre Social) qui nous
permettra de danser sur «nos »
musiques les musiques de « nos » cultures (arabe, latino,
etc.) .
Mais cette semaine a vu aussi s’égrainer
les ateliers de rue, du mercredi au samedi, les groupes au terrain.
Et s'il n'en reste que quelques uns...
Nos ateliers de rue
à Bel-Air la Rocade cherchent leurs marques ; faut il s’installer
ici plutôt que là ? Faut il rester proche des écoles à
la sortie ou se rapprocher des portes d’entrée des immeubles ?
Ces questions, nous les mettons en chantier
avec les volontaires d’Unis-Cités, les permanents et les responsables
.
C’est toute une recherche, un équilibre.
Une chose est sûre, il faut RITUALISER, et VISIBILISER cette présence
sociale qui dès qu’elle est mise en place, comme disait un volontaire
civil:
« Les enfants
veulent toujours rester ; ils ne voudraient pas partir ; ils disent
qu’ils sont contents qu’on soit là pour eux ».
Ce mercredi, l’atelier
vidéo avait repris et il avait donné lieu à des
exercices d’application au dehors pour aller filmer l’atelier de rue.
Tournage,
répérages
Pendant ce temps là un
atelier pâtisserie « productiviste » s’était
mis en place à la cuisine du local ; le but avec l’ensemble des enfants
et adultes présents était de confectionner le maximum de gâteaux
et quiches en vue de la fête de vendredi soir
Toujours au même moment (grâce
aux « Unitiens », nous avons le don d’ubiquité) nous
pouvions accompagner des enfants à la patinoire
provisoire aménagée en centre ville.
A
la patinoire provisoire...
Jeudi, Robin raconte:
"Aujourd'hui, un groupe d'adultes s'est rendu au
jardin, avec Unis-cité et jean jacques : réparation du
motoculteur , montage des grelinettes, épandage
de fumier, incorporation du fumier avec le motoculteur; paillage des arbres
avec des feuilles.
Un groupe a continué
la préparation des gâteaux pour la fête de demain.
Un groupe a poursuivi la confection de décorations. Une équipe
s'est détachée pour assurer l'atelier de rue (...)"
Une montagne de BRF... imprenable
Vendredi, c'était la
livraison du BRF, négocié par Robin; nous voilà avec
une vraie petite montagne; nous étendrons au printemps.
Ce samedi, il pleuvait;
un enfant était invité à déjeuner au local.
Chadia
raconte: "Nous avons monté la tonnelle
pour voir si elle tenait toujours debout (le résultat n'était
pas terrible!)Un groupe de Robinsons était venu nous aider.
Après nous sommes rentré au
local avec une ado,pour l'aider à faire ses devoirs de Maths".
La vie, quoi...
07 Décembre: La
vie a pris ses quartiers dans les espaces communs et oubliés, ...
... En dehors des structures
parfois vides ou fermées, à l'extérieur,
sur les pelouses, même dans le froid, ou quelques fois, sous la pluie,
de nouveaux rendez vous se tissent.
Jonglage
Maintenant les Robinsons
(avec les Unitiens) sont présents
avec les enfants et les familles, sur le chemin de retour de l'école,
les jeudis et vendredis,
et en après midi les samedis et mercredis.
Ce mercredi, deux groupes
se sont formés, l'un pour réaliser des décorations en
vue de la soirée de ce vendredi 12 (On le rappelle,
c'est la fête de notre asso, ce vendredi!), l'autre pour animer
un atelier de rue à Bel-Air.
Robin a ainsi redécouvert, des enfants
qui fréquentaient nos ateliers de cet été (mais
qu'il ne connaissait pas) et qui ont trouvé une
manière inventive d'attirer son attention
S et V, ont espionné Robin (qu'elles ne connaissaient
pas)
jusqu'à ce qu'il aille
les voir
"Ce' samedi, l'atelier
à la villa, a regroupé une bonne dizained'enfants. Ils ont terminé
une des deux banderoles que nous voulons exposer au jardin, mais les cours
d'initiation au jonglage (balle et diabolo) ont
eu plus de succés". (Robin)
Hiver oblige, mais
aussi leur nombre: les activités de
rue se diversifient avec leurs acteurs, autour des livres, de la jongle,
de la craie, du dessin, de la peinture, de l'écriture (et on a d'autres
idées en réserve).
Ce jeudi
La vie ne se tisse pas d'animations saisonnières,
de décorations mais de vraies relations;
il faut aller au delà des seules apparences, des fenêtres éclairées
et des illuminations provisoires; comme
Freud l'apprenait d'un enfant:
"Quand on se parle, il
fait déjà moins noir".
La véritable clarté, c'est l'autre.
N'empêche, les
volontaires "Unitiens" sont formidables de travailler avec nous
dans ces conditions: pas d'accès à
un
local suffisant, pour se poser, s'organiser...
Ce
vendredi,... on recommence
On nous questionne parfois sur notre choix
de la gratuité des activités
que l'on propose; mais de quelle
gratuité parle-t-on?
Les enfants,
les familles, avec qui nous travaillons font
l'effort constant d'être présentes disponibles, volontaires.
Vous en connaissez beaucoup, vous, des
gens qui donnent autant de leur temps et de leur vie personnelle?
Atelier
de confiture de ce mercredi
L'argent n'est pas la seule façon de
payer et en effet l'argent est souvent "IMPRATICABLE"
dans certaines
situations, et il faut trouver autre chose;
chacun s'y emploie.
Ce n'est pas la gratuité qui caractérise
notre fonctionnement, mais son inconditionnalité;
même sans local pour nous, même
si c'est dur, parfois, nous sommes présents et
surtout nous le sommes pour tous,
sans apriori sur qui va ou devrait venir.
"Ce dimanche
au jardin, peu de monde, mais une bonne dynamique malgré le froid et
la grève du motoculteur.
Les filles ont déplacé une
bonne partie du tas de fumier, que nous avons épandu avec JJ sur la
parcelle à côté de la serre.

Elles ont également accroché
des boules de nourriture pour oiseaux dans les arbres, (et en ont profité
pour y grimper) et terminé le
paillage des artichauts.
Sans doute les reverrons-nous à la
soirée de vendredi." (Robin)
L'hiver est une occasion
à ne pas manquer pour aménager les terrains, et
c'est pour cela que les rendez vous s'y multiplient en semaine.
Cette semaine, une séance de travail
a été nécessaire pour récupérer les clotures
qui s'enlisent ou s'affaissent et qu'il
faudra replacer ailleurs, compléter avec un nouveau grillage.
Car (qu'on se le dise) les
rongeurs ne feront plus la loi.
Mais nous pensons aussi à d'autres
aménagements sur le terrain: le
puits bien entendu mais aussi peut être un four
à pain, à l'ancienne qui
pourrait bien constituer le projet du partenariat que nous allons établir
avec le collège
(et pourquoi pas aussi, un
"théâtre de verdure"?).
Les abeilles sont maintenant équipées
pour l'hiver, et on peut aussi s'occuper du terrain;
Robin a fait une formation pour apprendre
à tailler les fruitiers; nous
avons à présent un projet pour
le verger, de taille, d'aménagement du sol autour des troncs,
... et nous allons peut être pouvoir
aussi nous occuper de cet autre verger abandonné,
peu accessible que "le
service des espaces sensibles" nous avait proposé.
Atelier
perles, cette semaine encore
Le travail de concertation avec les partenaires
continue, comme dans le projet "Rompre
l'isolement",
avec le Conseil général;
nous participons aux
travaux de réflexion pour mettre en place des modes d'accueil
vraiment accessibles et durables pour les personnes les plus isolées,
au quotidien mais aussi quand tout est fermé.
Il s'agit de passer de
l'accueil à la reprise de confiance en soi, à la possibilité
de se présenter, faire des projets...
Retrouver une assise, des "racines".
Mais cette semaine, nous sommes également
avec l'aide "des unitiens" allés contacter
le "Secours populaire"; nous en avons ramené une
foule de petits cadeaux et petit matériel que nous utiliserons
au mieux.
Nous poursuivons aussi le
dialogue avec la Ville de Chilly pour ce projet de nouveau jardin (plus
urbain celui-ci)
Ce samedi, s'est
déroulé le chantier de "Pédagogie sociale"'
qui a rassemblé (à Paris), ses
vingt participants (sans compter ceux
qui n'ont pas pu venir cette fois ci) qui ont tous en commun cette expérience
de la nécessité de travailler en dehors des institutions et
structures classiques;
ils sont artistes,
travailleurs sociaux, enseignants, militants associatifs, psychiatre, chercheurs,
étudiants, etc.
Ils travaillent à partir des
arts plastiques, de la poterie, de l'écriture, du jardinage, des groupes
de parents,
des ateliers de Philo ( tous, des projets
coopératifs et globaux). (y compris
avec une dimension économique) avec des enfants, des adultes, des familles.
Deuxième réunion de ce groupe
et se dessine ce qu'on va en sortir:
des outils,
un répertoire d'initiatives sociales, réalisables partout, avec
peu de moyens...
Une réflexion aussi sur des principes
forts qui sont comme des valeurs communes
à toutes "nos" activités de
"pédagogie sociale" :
"Autonomie,
créativité, globalité, pensée collective".
30 Novembre: On construit,
on apprend en avançant ...
Ce
jeudi, atelier à Bel-Air, on s'installe
Avec l'énergie
des enfants, c'est le printemps en hiver!
Mais n'empêche, il
fait froid... Et c'est dans ce genre de circonstances, atypiques, non
habituelles dans le domaine socio-éducatif, comme le travail en extérieur
maintenu en hiver (c'est un exemple mais il y en a d'autres), que
nous nous rendons compte de ce qu'apporte une démarche "naturelle"
en Pédagogie Sociale.
Ce
n'est pas tant nous qui nous proposons, organisons, décidons, planifions;
au contraire, nous nous adaptons constamment aux besoins, à
la demande, à ce que l'on rencontre et à ce que l'on nous dit.
Observation!
Ce mercredi, jeux de plein air à Bel-Air
Nous sommes souvent surpris,
détrompés, ... mais au
moins nous sommes sûrs d'être en
phase.
Bien entendu nous disposons
toujours de principes directeurs, comme
celui de l'accueil de tous, sans conditions,
l'invitation à l'expression, à
la création, à la transformation, à la production, au
travail... mais tout le reste s'invente ensemble!
Il y en qui disent que
novembre et décembre sont des pérodes creuses
pour contacter le public et mobiliser les gens. Nous
pouvons témoigner que c'est le contraire!
Cette semaine,
les ateliers de rue ont fonctionné à plein, comme les
groupes d'enfants, d'adultes, des sorties, du travail au terrain... Et le
tout, dehors (bientôt un local pour nous?)
Ce
mercredi à Bel-Air, on sympathise
Ça a commencé
mardi et mercredi avec l'atelier "décoration
et peintures" (à l'ARQS) , et les
ateliers de rue avec Unis-Cités ( on les appelle les Unitiens...)
Récit
par Gwenola:
"De magnifique dessins
ont été réalisés, les enfants
seront fiers de nous les montrer à la soirée. Aussi,
l'atelier de rue a eu lieu au quartier Bel Air.
Beaucoup d'enfants, et des mamans étaient
là aussi. Jeux de ballons, perles, puzzles ont plu aux enfants.
Atelier décos et créations
Un groupe
d'Unis-cité s'est détaché pour aller à la rencontre
des gens et faire de l'information.Les mamans ont
demandé si nous serions là demain et plus tard ! Nous
leur avons répondu qu'effectivement nous serons là tous les
mercredis après-midi, et les jeudis et vendredis à partir
de 16h30."
Et rebelote, jeudi en
accueillant sur deux sites les enfants qui
rentraient de l'école,... jusqu'à ce que la nuit tombe
et au delà.

Avec des livres, des
perles, des textes, mais aussi des jeux plus toniques.
"C'est incroyable
comment ils font les enfants avec un
tel froid; ce sont toujours eux qui sont là qui nous sollicitent"
(disent Chadia et Gwen) ; n'empêche qu'ils
ont tous du courage et
surtout
ENVIE
(en vie) ,
ENVIE DE PROJETS, D'INITIATIVES
SOCIALES,de COMMUNICATION, de RELATIONS.
Et le vendredi? On recommence
avec en plus l'atelier confitures qui a permis
la transformation de nos pommes et nèfles, avec les adultes
et les enfants. Pendant qu'un autre groupe allait s'occuper des ruches.
Installation voiles d'hiver, grilles, etc pour les ruches
Vendredi, non stop d'ailleurs,
puisque c'était notre soirée musicale, la
quatrième du nom.
Comme d'habitude, Hacene
était fidèle au poste (et à son luth) et Sophie (avec
son violon); mais aussi Ollentay avait amené
son djembé et puis des amis sont arrivés
avec d'autres percussions et alors, ça a été super.
Danses et chants...
On était plus de 30...
On était nombreux
et surtout on remarque le développement presque
"naturel" de ces soirées: des gens qui viennent qui
se déplacent rarement, de nouveaux participants,
une relation public/ musiciens vivante et joyeuse,
un mélange des âges (avec les enfants et petits qui s'amusent);
bref une vraie FÊTE.
Pendant que les adultes s'accordent... les enfants,
aussi!
Et ce samedi
encore atelier de rue, comme toujours à la Villa, la
plus ancienne implantation; en ce moment, ces ateliers de plein-air
produisent des peintures, décos pour la fête
de l'association (le 12 décembre) mais aussi pour décorer
le local promis...
Récit par Chadia
Les
garcons ont demandé les pelles et seaux de la sortie à la mer,
ils ont alors réamenagé le quartier : construction d'egoûts
géants...
De nouveaux enfants sympas
sont venus à notre rencontre. On a créé des petits bonhommes,
on ajoué à la pétanque,
on a lancé les boomrang (...)"
23
Novembre: C'est 1000 et 1000
fois qu'il faut inviter, être là, s'exprimer...
Ce jeudi, nouvel atelier à Bel Air...
C'est sans doute un point
commun, entre l'éducation (celle qui émancipe et libère
en tout cas) et le jardinage, que cette nécessité de la quantité;
il ne s'agit pas de répéter le même, et encore moins de
faire des exercices; il s'agit de faire "pour de
vrai", mais de faire beaucoup.
De même que l'enfant
dans la classe ne peut véritablement apprendre
à lire et écrire qu'en écrivant et lisant beaucoup
de textes, fréquents, libres, naturels... Et bien , en
Pédagogie Sociale, nous tentons de faire la même chose.
Ce dont il s'agit, c'est
de VIVRE PLUS, être plus (
"Ser mas") comme le proposait Paulo
Freire; il faut vivre sa vie et un peu celle de nos pairs, compagnons,
voisins proches et différents à la fois!
"Il
nous faut mener double vie dans nos vies,
double sang dans nos coeurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres,
deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté,
à folle allure (...) " - Christian BOBIN:
"La folle allure".
Et
c'est pour cela que les ateliers de rue se multiplient à Longjumeau.
C'est aussi la raison
pour laquelle nos activités se multiplient et
fleurissent en hiver,... même en cassant
la glace!
La glace avait recouvert le réservoir d'eau ce dimanche
C'est aussi la raison
pour laquelle nous cherchons à faire venir amis, stagiaires,
visiteurs, partenaires, chercheurs et à associer tout ce monde
dans une dynamique créative. C'est aussi la raison pour laquelle nous
allons toujours à la rencontre de nouveaux adultes, nouvelles familles:
Chadia va effectuer des visites et rencontres dans les
CCAS, un atelier "confitures" où sont aussi invités
des partenaires se monte, etc...
Cette semaine, l'événement,
c'était la venue trois jours dans la
semaine, de la nouvelle équipe d'Unis-Cités.
Ils sont jeunes,
ils sont de la banlieue (c'est la nouvelle antenne de l'Essonne qui a réuni
cette équipe) et ont plein de projets,
d'envie et d'énergie. Bienvenue à eux.
Il est vrai que Chadia
avait concocté un programme serré; accueillis le
jeudi pour un temps de formation, à partir d'un photo-montage au
sujet des valeurs de nos actions, ils ont pu découvrir
à la fois les terrains et le quartier.
Fragment du photo-montage de ce mercredi
Ils se sont dits frappés
par l'enclavement géographique du quartier et
motivés par le travail de rue et pied d'immeuble, même
si objectivement, il fait froid... Et ils ont plein de projets!
Mercredi, ils ont accompagné
le groupe enfants qui partait au terrain
pour faire réaliser des compositions artistiques et naturelles,
sur le thème de l'automne: feuilles, terre et
lignes souvent subtiles de la décomposition des feuilles. Le
principal n'est il pas d'amener à voir ces petits détails qui
nous entourent, ... ré-ouvrir le regard?
Composition "sauvage", ce mercredi
Donc dès jeudi,
avec les permanents de notre association, les
jeunes volontaires ont ouvert un atelier (de pied d'immeuble) autour de jeux
et jouets; il s'agit d'être présents,
dès le retour de l'école jusqu'à al tombée
de la nuit.
Ce vendredi, nouvel
atelier...
Dès vendredi,
les enfants commencent à repérer ces nouveaux
ateliers et on va pouvoir par la suite songer à le dédoubler
et le diversifier par thème (jonglerie, livres, écriture au
sol à la craie, etc...)
Ce samedi au
traditionnel atelier de rue de la Villa, les
enfants ont terminé le bel étendard des Robinsons.

Et ce dimanche
ce ne sont pas moins de 13 Robinsons héroïques, enfants,
adultes, ados qui ont bravé le froid, la glace,
la neige pour aller sur le terrain.

Là les ados ont
réussi la gageure de faire le feu et
de préparer le repas partagé; les enfants et adultes
ont ramassé des navets et retourné une autre parcelle...

16 Novembre : Valoriser
ET Transformer POUR
Transmettre (VTT...)
Ce sont des
dizaines de kilos de pommes que nous donnent les pommiers du "Fond
de l'église" (le terrain boisé) et de loin, on ne les voyait
pas; elles sont succulentes derrière des
apparences trompeuses; elles sont aussi extras: résistantes, énormes,
pleines de jus...
Et c'était pareil
pour les nèfles;
déjà il faut en connaître le fruit, ensuite il ne faut
pas les louper, savoir les congeler; de loin, on peut les oublier et il y
en a beaucoup.
Et les choux, etc...
Ce samedi, autour
des pommiers
Il faut que nous apprenions
à voir la valeur de ce que nous avons produit et
cela est valable pour les fruits et les légumes comme
pour les relations humaines; la quotidienneté ou la lassitude,
mais aussi une certaine crainte de s'être laissés embarquer dans
des responsabilités parfois difficiles à tenir si longtemps,
tout cela nous incite à ne plus voir;
ne plus voir la fidélité
derrière la demande perpétuelle, ...
...ne
plus voir la confiance derrière le questionnement ou l'opposition,
ne plus voir la relation... dans le désert
environnemental et relationnel... de nos villes.
Confiance
et compagnonnage (mercredi)
Nous savons qu'il ne
suffit pas de rénover, de décorer d'embellir;
nous savons qu'il ne suffit pas de pénaliser ou dénoncer, comme
l'inutilité de la morale. Nous savons
que nul ne peut être privé de ce qu'il
n'a pas connu: les relations, la liberté, le respect, comme le reste!
Donc, dans un premier temps,
il faut que nous puissions voir la valeur de ce qui
nous entoure, de ceux qui sont près, des résultats de
notre propre travail que nous oublierions sinon; il faut de la distance.
Souvent c'est
même en en parlant dans d'autres lieux, en passant par l'écrit
que nous pouvons apercevoir cette valeur (comme lorsque nous faisons visiter
le terrain à des invités, et que nous voyons par leurs yeux,
ce que nous n'avions pas vu).
Mais voir
et valoriser, ça ne suffit pas! Il
faut transformer pour donner plus de valeur à ce qui a été
produit; et c'est à cette tâche là
que nous convoquons une nouvelle fois tout le monde;
les ateliers de confiture, de cuisine, d'expérimentation, sont bien
sûr des ateliers de transformation.
Transformer
la terre: retourner, fumer... Vendredi
Mais les ateliers de rue,
les soirées musicales, la grande fête de l'association...
ont la même fonction: dépasser
l'immédiat, créer une valeur supplémentaire, prendre
conscience de ce que l'on sait et transformer les liens du quotidien en relations.
Transmettre constitue la prolongation
du même mouvement; manifestement
nous transmettons parce que nous avons trop:
nous donnons dans le quartier pommes, salades, citrouilles,
choux... Mais nous donnons aussi du
temps, des peintures, des coups de main, une oreille attentive aux idées
des uns et des autres.
C'est cette transmission
qui nous restitue de l'énergie en retour,
qui valide notre démarche; quand nous donnons,
nous sommes payés, et ...déjà beaucoup moins fatigués!
Les enfants rangent eux mêmes après l'atelier de rue (samedi)
Justement, cette semaine
était sur ce triple mouvement (Valoriser,
Transformer, Transmettre). Nous avons commencé ce mardi 11 par des
récoltes importantes de pommes.
A partir de ces récoltes,
nous avons pu contacter tous nos partenaires
(CCAS, mairies, Maison des Solidarités, CAF...) pour
leur proposer de monter avec eux des ateliers de transformation (confitures,
compotes, jus) ; une occasion de maintenir le contact, de faire le point sur
nos actualités réciproques.
Et
surtout de mieux se connaître entre partenaires, car nous en
sommes convaincus; il faut cette connaissance fine et personnalisée
des partenaires pour que nous réussissions le
"passage de la confiance"
des personnes (surtout
quand elles sont en difficulté).
Cette semaine a vu beaucoup
d'activités au terrain; le mercredi, les enfants
et adultes se sont rendus au "poney club" pour
récupérer du fumier, qui nous fut gentiment livré
au plus près du terrain (soit, sur le chemin).

Ces livraisons sont
des occasions pour les enfants de s'approcher des chevaux, de découvrir
cet environnement; ce mercredi, les enfants ont continué l'après
midi sur le terrain, à préparer une nouvelle
parcelle pour l'hivernage.
Jeudi et vendredi les
adultes ont rentré le fumier dans le terrain,
à la fourche, par dessus la clôture
et ont utilisé le motoculteur pour agrandir les parcelles .
A
la brouette et par dessus la clôture (jeudi)
Ce samedi, après
notre traditionnelle réunion d'équipe, pendant l'atelier
de rue, Robin et Ollentay sont allés au
terrain du fond de l'église pour récolter
encore plus de pommes.
Nous avons également
appris avec satisfaction cette semaine l'imminence
de la possibilité pour nous d'utiliser le local de pied d'immeuble
que nous attendions depuis longtemps; il permettra
d'héberger et de servir de centre pour les ateliers de rue qui
devraient commencer cette semaine, avec l'arrivée
des volontaires d'Unis Cités, 3 jours par semaine (et ce sur 38 journées).

09 Novembre : Parce qu'il
faut des lieux pour faire vivre ... des moments de proximité
et de familiarité
Ces moments là,
tous les éducateurs en connaissent:
l'enfant vient avec son cahier, ses exercices à faire, et sa question.
Il se place devant les adultes et les échanges commencent.
Ce
sont des moments d'entraide, de confiance.
On entrevoit chez l'enfant
des zones de sa personnalité et de sa vie qu'on ne connaissait pas
encore; on s'étonne d'une écriture,
d'un soin que l'on ne soupçonnait pas.
Derrière la question,
la demande d'aide, les soucis affleurent,
mais la confiance aussi. Nous sommes dans une relation.
Ce
samedi, peinture de l'étendard des Robinsons
Pour
vivre ce genre d'expériences, il faut des lieux , il faut du
temps.
Cela
fait plus de deux ans que nos actions fidélisent les enfants,
les ados, les familles du quartier, et nous voyons à présent
l'impact de cette présence .
Il faut des lieux
pour abriter les relations même
et surtout si elles s'établissent hors des institutions;
il faut de la mémoire, des liens qui durent.
Il faut être
capable d'intervenir quand ce n'est pas le moment,
d'accueillir une demande quand ce n'est pas le lieu,
de rencontrer des personnes que
l'on n'attendait plus...
Il faut de la "non inscription",
et il faut de la constance, de la rigueur et de l'audace.
C'est avec ce "carburant"
que le travail dure toute la semaine, toutes les semaines;
rappelons que nos activités fonctionnent à plein, la semaine
et y compris le samedi, encore plus vide depuis que
le matin a été abandonné par l'école!
Ce samedi, atelier d'expression

Nous "sur-utilisons"
notre matériel; qui ne connaît
pas notre camion bleu qui sillonne la ville
et sa périphérie dans tous les sens? Qui ne connaît pas
notre petit local de location (dans le privé faute de place), lieu
de visites, de rencontres, de rendez vous,...
Une telle action, un tel travail
dépasse grandement des possibilités de bénévoles;
nous avons à présent grâce
aux emplois tremplins, à l'apprentissage, une
équipe de trois permanents mais le travail de gestion, d'encadrement
est énorme
et surtout IL EST QUOTIDIEN
ET DURE, LUI-AUSSI, LE WEEK-END et il n'ya pas de moyens pour cela. Dans un
tel contexte, le fonctionnement participatif de l'association
devient essentiel et nous pensons déjà à notre
assemblée générale de janvier et à une
organisation à trouver, avec un Bureau et un CA indispensables.
Mais une telle action déborde
aussi le travail trop institué: "nos"
salles sont pleines, comme le sont les camions et comme pleuvent les
demandes, des enfants, des familles . Comment
ferons nous pour y répondre?
Cette semaine, justement,
nous avons accueilli Robin, qui vient
des Alpes, avec ses connaissances sur les plantes, la culture bio. Il a pu
se familiariser avec les lieux, les outils, les principaux acteurs. Il a eu
l'occasion de faire visiter les ruches, d'aller chercher notre nouveau motoculteur,
de s'occuper d'aller chercher et ramener le fumier destiné à
enrichir le sol! Bref, tout de suite au coeur de l'action!
Nous poursuivons les contacts;
nous avons eu le plaisir de recevoir
Mme Rose Tran Bath Yen, qui dirige
au Viêt Nam un
centre d'accueil pour les enfants des rues; elle est venue cette semaine;
elle était très intéressée
par nos ruches et le terrain car elle envisage avec son institution
de mettre en oeuvre des activités de jardinage,
apiculture qui permettraient de favoriser leur autonomie financière.
Ce jeudi, visite des ruches; on écoute
Ça y est c'est signé:
ce mercredi, nous avons reçu
une nouvelle fois le responsable d'Unis
Cités "Essonne" et la responsable d'équipe; c'est
une coopération qui dure!
Ce mercredi, réunion avec nos partenaires
Une
équipe d'Unis-Cités viendra dès la semaine prochaine
travailler avec nous trois jours dans la semaine; grâce à ce
soutien,
nous
allons pouvoir réaliser de nouveaux ateliers de rue, autour
du livre et de l'écriture conformément aux projets sociaux,
du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, mais aussi en lien avec la Réussite
Educative... et on l'espère , d'autres acteurs locaux. En
échange, nous garantissons la formation au travail en milieu ouvert.
Par contre, le local devient vraiment nécessaire
pour organiser tout cela.
Nous le faisons car nous savons
que la véritable prévention des destins brisés,
des
voitures qui brûlent ... passe par
la lutte contre la violence du quotidien, de la solitude
et par la présence sociale .
Extrait des Chroniques du
Mardi:
"Notre
nouveau collègue, Robin, est arrivé ce matin. Nous l'attendions
à bras ouverts ! Nous lui avons plus amplement présenté
l'association, le projet du puits et l'organisation en général.
Il a même pu faire la connaissance de Jean-Jacques puisqu'il était
avec nous toute la journée"
Extrait des Chroniques du
Mercredi:
"Ce matin, Robin
et Chadia se sont rendus au marché de Juvisy. Etaient présents
tout un groupe de parents et d'enfants"
Note: En
organisant des sorties collectives dans les marchés de la région,
nous souhaitons contribuer à permettre à tous de connaître
leur propre environnement, et de le mettre à profit dans leur vie,
en trouvant aussi les moyens pratiques et concrets pour s'y rendre.
Nous avons fait l'activité
"citrouilles" avec les enfants;
avec les citrouilles de décorations, nous les avons vidées et
fait des têtes d'épouvantail. Les enfants apprécient le
contact, la matière... et le résultat.
Ce mercredi, atelier "cirouilles"
Ce qu'ils en disent: "
C'était vraiment bien, par contre les petites citrouilles étaient
trop dures à couper mais la grosse ça allait ! On a mis
des bougies à l'intérieur pour faire une belle photo dans le
noir. Pour Enzo c'était difficile d'enlever les
pépins ! D'ailleurs nous les gardons pour les planter dans le
jardin. Comme ça on en aura encore plus à
découper l'année prochaine".
On se rend compte qu'on
ne peut pas tenir une chronique complète: trop d'activités,
trop d'actions , trop de projets. Il faut encore mentionner, le travail sur
le terrain ce vendredi autour du fumier, et les ateliers de rue de ce samedi...
où il y avait tellement d'enfants, appliqués, pleins de proposition,
disponibles et créatifs. Nous avons
commencé les deux étendards de l'association que nous
voudrions déposer au terrain, pendant qu'un grand groupe de garçons
se sont exercés au lancer de boomerang.
Ce dimanche, étendage BRF
... et
encore bien entendu, le dimanche, il en allait de même, au terrain.
Bien entendu, on avait annoncé du mauvais temps, bien enten du, on
a chassé les nuages et on terminé l'épandage du BRF,
commencé le fumage, le tout avec plein d'enfants.. qui ont tout de
même pris le temps de continuer leur cabane et de construire des balançoires
et toiles d'araignées dans les arbres, avec la corde d'escalade.
Cordes et arbres ce
dimanche
Et puis la citrouille géante
a été coupée, on a ramassé les piments, poivrons,
navets... et LES NEFLES!
Totale Phase: pour
finir et parce que c'est la même histoire,
je ne résiste pas à vous faire part du texte que nous a transmis
notre amie et camarade, Pascale Borsi (partie prenante du chantier de "Pédagogie
Sociale")
"Je
suis une conteuse-jardinière
J'aime semer et accompagner la lente croissance
de ce qui naît à la lumière.
J'aime garder en mémoire et porter l'histoire
de ce qui fut, dans des tissus de mots car je crois au pouvoir poétique
du verbe sur l'humain.
On éduque
avec ce qu'on est alors, un jeudi de soleil, j'ai imaginé ceci:
Les Sept bambous du Tipi pédagogique:
-1er
bambou: Tisser le temps social.
-2ème
bambou: Permettre ( et même forcer)
la libération du verbe et exiger le respect de la parole de l'autre
-3ème
bambou: Ouvrirson groupe à l'expression-création.
-4ème
bambou: Accompagner des projets collectifs.
-5ème
bambou: Offrir le temps de digérer les savoirs et savoir-faire
ainsi explorés.
-6ème
bambou: Permettre la communication intra
et inter-personnelle.
Enfin, la symbolique
du Cercle: Protéger l'enceinte du groupe des agressions extérieures
de tous ordres sans pour autant fermer le Tipi...
-7ème
bambou: La Porte. Mettre en mémoire pour partager et semer dans
le temps.
Pascale BORSI- Juin 2008.
02 Novembre : La pédagogie
sociale a pour tâche ...
... d'organiser
la continuité de la relation et de la communication.
Et c'est pour cela que
nous voulons que toutes nos actions
soient GRATUITES, sans inscription,
OUVERTES
INCONDITIONNELLEMENT.
Nous mettons en place
les mêmes temps conviviaux, des activités souvent similaires
à ce qui se fait ailleurs, mais nous le faisons de façon de
le rendre accessible à tous. En tout cas c'est notre ambition.
Soirée musicale
de vendredi, merci à Hacene!
Et
ce n'est pas toujours facile, notamment en hiver quand le froid et
la pluie se mêlent. HEUREUSEMENT, nous ne devrions
plus tarder à pouvoir accéder, grâce à la Ville
de Longjumeau, à un local de pied d'immeuble
qui nous permettra d'assurer
cette continuité et ce travail, grâce au soutien de la Ville
. On est prêts.
Bienvenue à Robin
qui rejoint notre équipe, grâce
au dispositif Emploi Tremplin de la Région Ile de France; son arrivée
doit nous permettre de renforcer la venue, l'intégration et la fidélisation
de groupes d'adultes éloignés de l'emploi ou plus isolés
et, aussi, l'accueil des groupes d'enfants sur les terrains.
Il
assurera aussi la continuité du travail,
des cultures et de cette immense somme
de travail déployée par tous, chaque semaine, presque
chaque jour sur ces terrains. Nous avions besoin, c'est sûr de pilotage...
Par ailleurs, Robin participera aussi à des actions de rue et au
perpétuel travail de réflexion, de capitalisation et de communication
de notre expérience que nous nous efforçons de tenir.
C'est notre deuxième
convention que nous venons de signer avec Unis Cités; nous allons
informer, former, accompagner une équipe de 8 jeunes volontaires de
l'Essonne venus nous aider dans nos activités et notamment dans
le développement des ateliers de rue dans le Quartier Sud.
Qu'on se le dise, bientôt
vont reprendre les ateliers de pied d'immeuble, ... bibliothèque de
rue, ateliers d'arts pastiques de rue, d'écriture... sur de nouveaux
sites du quartier!
Opération Nettoyage espaces publics à
la Vila, par les Robinsons
A ce propos, nous remercions
la
Fondation Lachmann et l'institut de France pour leur soutien dans notre
travail de présence sociale, dans les quartiers, à travers une
subvention qui vient de nous être accordée.
Cette semaine, le
bailleur de logements, "3 F" organisait une semaine "propreté";
les enfants de Robinson sont venus donner un coup de mains important au gardien
de la résidence, Franck.
Par
deux fois, cette semaine, les Robinsons ont contribué à nettoyer
les espaces publics communs.
Nous sommes doublement
motivés: ces espaces, nous souhaitons aussi les voir vivre,
et nous nous y employons.
... et encore, vendredi...
Cette semaine, c'étaient
les congés scolaires et du coup, les enfants
étaient presque tous les jours avec nous, nous accompagnant
sur les terrains, participant aux opérations, nous aidant à
rédiger affiches, invitations, organisant et préparant nos événements
associatifs. Avec un local, ce sera bien plus facile.

Nous continuons à
rencontrer les acteurs locaux pour déterminer, avec eux, quel type
de partenariat on peut tisser et cette fois c'est la
Communauté Emmaüs que Gwenola et Chadia sont allées rencontrer
pour envisager des échanges de matériels, mais aussi
un accueil des mmebres de la communauté ou leurs amis sur le terrain,
et, voire, d'autres projets. A suivre...
Cette semaine
également, Jean-Jacques nous a permis de récupérer
sur un chantier qu'il a réalisé, les coupes de bois et branches
droites (bonnes pour des piquets) pour ériger nos clôtures,
sur le terrain.

"Ce vendredi, avons été
au jardin pour y déposer les branches que Jean-Jacques a pu
nous récupérer. De ces branches nous en ferons des piquets pour
délimiter les parcelles mais surtout nous protéger
des rongeurs. Jean-Jacques ne pouvait pas nous accompagner pour décharger
la camionnette mais en tout cas son projet de clôture avance."(Chadia)
Nous enrichissons ainsi les uns, les autres,
qui les cultures, qui les installations de notre jardin communautaire.
"Mais,
arrivés au terrain, mauvaise surprise: dans la serre, une sacrée
surprise nous y attendait ! Il faut veuillez à ce que les graines restent
suspendues. Les rongeurs en ont mangé plein. Y compris toutes les graines
de tournesol que Nada et Salwa avaient récupérer!" (Chadia)
C'était,
ce vendredi, la seconde de nos soirées musicales,
mais c'est aussi et surtout une occasion de se retrouver et de vivre
un temps convivial. Nous nous rendons compte qu'il
ya une grande demande des uns et des autres autour de ce genre de temps
que nous voulons gratuit et ouvert.
Ces soirées musicales
ont lieu dans la salle de la Mairie Annexe et nous remercions
la municipalité de ces prêts réguliers.
Ce vendredi, nous étions
bien nombreux, bien plus que la première
fois, à écouter Hacene, à chanter avec lui, à
essayer la guitare ou les instruments ... et à nous partager les citrouilles.
Occasion de sortir le soir du quartier
pour certaines de nos ados, plaisir de se retrouver ensemble
le temps d'une veillée. Plaisir aussi de chanter et d'écouter
ce que nous avions imaginé comme chanson à mettre en musique
sur Cultures-Robinson.
Voici ce que Myriam a
chanté:
"J'ai
toujours cherché et maintenant, j'ai trouvé,
Une association
qui m'a tout apporté,
Des délicatesses,
des tendresses,
Cultures Robinson,
c'est Culturel
J'irai au
bout du monde pour elle,
Car c'est
dans mes rêves, Et moi..."
Par ailleurs, c'est
le 12 décembre qu'aura lieu la grande fête de notre association,
dans la Salle Anne Frank (prêtée aussi par la Ville) ; on y fera
la fête et c'est ouvert aux familles, qu'on se le dise!
Dans notre association,
le travail de rue, hors institution
on adore; certains d'entre nous semblent en faire un art, comme
SophieA, qui a organisé une première séance
de peinture en plein air, pour les enfants nomades du campement près
du terrain.
Sophie y est retournée
après pour donner aux enfants et aux parents les photos de cet
événement qui était superbe... et qui est appelé
à se renouveler sans doute autour du livre
et de la lecture (à la demande des enfants eux mêmes).

26 Octobre : La valeur
est là, tout près, comment la rendre visible?
Soins
à nos abeilles, ce vendredi
Et
comment ne pas s'essouffler ?
Telle est la perpétuelle
préoccupation et question qui vient à l'esprit pour ceux qui
portent des initiatives sociales.
La question n'est pas
seulement à prendre dans son sens le plus évident : celui de
garder ou de retrouver de l'énergie. Après tout, de cela, on
en fait notre affaire!
Non , la
question est à prendre dans un autre sens : comment ne pas s'user,
comment ne pas se rendre insupportable, comment ne pas se répéter,
comment ne pas transformer le sujet même qui passionne
en objet de lassitude?
Là l'enjeu est
bien plus important que le problème du "
coureur de fond " , il est d'éviter de produire l'effet
inverse de ce que l'on souhaite défendre et promouvoir.
Ce dimanche , les
enfants, nombreux, ont ratissé en groupe
Ainsi
en cherchant à créer des liens, on peut risquer de s'isoler,
en montrant ce que le porteur d'initiatives sociales doit endurer de résistances
diverses et variées, on risque aussi de renforcer l'idée reçue
que c'est difficile et un certain "A quoi bon.."
Or
notre message est à l'inverse: c'est en
faisant les choses qu'on les rend plus faciles pour tous.
Adorno
l'avait expliqué: On ne peut pas
enseigner l'autonomie, ni militer pour rendre l'autre "militant"
; la seule chose qui est entendable, transmissible en manière de développement
social, c'est l'idée d'appropriation de sa vie,
de liberté retrouvée, d'autonomie à reconquérir,
en commençant par là où on est.
Atelier
de ce samedi: permanence et durée des groupes en plein air
C'est pourquoi nous travaillons
sur des espaces ; l'espace est un élément
évident, en le réoccupant, en le mettant
au service des gens on fait plus que 1000
discours. Cela se voit, cela se met en actes.
Dans une association
comme la nôtre pas question de se cantonner
entre soi; plutôt que de risquer de fonctionner entre soi,
il faut aller chercher l'autre. On conçoit que cela puisse être
difficile ou épuisant.
Cette semaine a peut
être été la première d'un
fonctionnement de " type équipe " : les deux permanentes
se sont relayées, croisées quelques fois, chacune
en formation. Ce type de fonctionnement, il faut qu'on l'organise ,
qu'on le fasse vivre vivre.
C'était également
une grande semaine de chantier sur le terrain, avec plusieurs séances
du groupe des adultes : réflexion ensemble, prise de décision,
achat de matériel et tout cela pour le travaux autour du puits. L'enjeu
: conquérir la poulie, planter et amarrer
un arceau… Bref , l'histoire du monde !
On
cherche des documents pour mieux connaître nos "ennemis",
les rongeurs
Chaque semaine, c'est
aussi le travail avec les groupes d'enfants comme l'atelier
du mercredi … qui a occupé… la
bibliothèque municipale ...à directe proximité
de l'habitat des enfants!
C'est pourtant toujours
une redécouverte quand on y vient ensemble avec
SON groupe. On découvre d'autres possibilités de travail
, d'installation, on découvre ce qui est tout
près de nous. Les enfants ne voulaient plus partir...
Les enfants ont dit:
"Méga bien, j'ai surtout fait des recherches sur la nourriture
des lapins", tandis que Myriam veut y revenir faire d'autres recherches.
Marion aurait préféré pouvoir travailler sur l'ordinateur...
La concertation et le
partenariat, demandent dorénavant un temps de travail permanent
: cette semaine encore , visite de CCAS des villes des alentours, visite sur
un projet de terrain à Chilly, discussions et
concertation avec des partenaires comme
Unis Cités, … Bref, ça bouillonne.
Ce qui nous réjouit
c'est que nous arrivions (en plus des deux permanentes) à
partager ces échanges avec les volontaires qui se relaient et
qui ont pris goût à ces rencontres. Nous
sommes nombreux dans l'association à avoir pris l'habitude de la représenter.
Les conseils de quartier
démarrent sur la Ville de Longjumeau. Intermèdes-Robinson
participe au conseil du quartier sud, dans le collège association.
Nous
comptons contribuer aux travaux de cette instance, faire
des propositions, porter la parole des enfants , des familles , des
adultes qui s'associent aux actions de l'association.
Chantier de pédagogie sociale, à "La Forge".
Un autre ciment dans
un groupe engagé dans une initiative sociale, c'est
la recherche, le fait que l'on apprend de ce que l'on fait, que l'on
y réfléchisse, que l'on théorise, que l' on communique.
Intermèdes Robinson est à la base de l'ouverture d'un chantier
de recherches
en pédagogie sociale, en lien avec l'ICEM.
Ce samedi, chez nos amis
de Traces, nous avons pu faire la connaissance
de nombreuses personnes porteuses d'autres initiatives. C'est un travail et
une dynamique qui se lance; nous en retirons un soutien important.
Notre objectif? Recenser,
étudier, analyser, théoriser, communiquer
et transmettre (essaimer sans doute..) Peut être du travail en
plus, mais une distance et un soutien nécessaires et ô combien
revigorants.
Ce samedi,
les enfants étaient aussi très nombreux , à l'atelier
de rue, et il y avait aussi des adultes de l'association en plus de Chadia
et Gwenola. Du coup les animations, en phase avec la saison deviennent aussi
plus toniques et physiques; à côté des traditionnels scoubidou,
bracelets, dessins, il y a maintenant place pour le football, badminton et
jeux...

Ce dimanche, 13 Robinsons
et Chadia ont ratissé, enlevé les feuilles , épandu le
BRF et récolté les choux et navets; une journée bien
remplie, encore douce... avec tous les âges.

19 Octobre : Le
coeur des choses. Inertie,
centre et gravité.
Un
mur de couleurs... et il en manque!
Nous sommes toujours
surpris de constater comment les actions les
plus fragiles, les plus précaires souvent, ont quelques fois la force
de la vie: ce n'est pas très rassurant, tellement on dirait
que tout est joué d'avance et que cela ne pourra pas durer bien longtemps.
Le contact avec les enfants,
avec le quartier, avec les familles est ainsi toujours
fragile. Nous voyons et expérimentons chaque jour (car il faut
lutter contre) comme il serait facile de se replier sur un public "conquis"
mais limité. A côté de qui alors passerions nous encore?
C'est pour cela que nous
voudrions bien un local, et même un archipel de petits locaux
(comme celui de Bel Air, bientôt en état), et il en faudrait
un peu partout mais nous ne voulonscertainement pas devenir une institution.
Fragile est aussi la
communication entre nous, et la capacité
d'engagement des volontaires reste forcément fluctuante. Nous sommes
tributaires de la fatigue quotidienne, des accidents de la vie, des
engagements multiples (complémentaires mais concurrents), du
sentiment d'impuissance et du "à quoi bon"
général et ambiant qui conditionne nos vies...
C'est un paradoxe:
le simple est difficile.
Comme est si dur à maintenir l'entraide, la coopération, l'initiative
collective...
Pourtant ces actions
aussi fragiles soient-elles deviennent rapidement des
"Centres" : centre des institutions
car nous sommes à la base, centre des préoccupations personnelles
et sociales car nous nous adressons à la globalité des personnes.
Nous tentons de garder
jour après jour le contact avec le sol, avec la terre, avec la rue,
avec les enfants qui se fâchent, les parents qui se désespèrent,
les conditions de travail difficiles et solitaires de nos permanents qui risquent
de les démobiliser ... et nos interrogations,
à tous sur la suite et l'avenir.
Salwa
est un peu Sawyer
Qu'il est étonnant
de constater, pour autant, que ce que nous faisons peut être suivi de
loin, est lu et cité par beaucoup d'autres.
Comment ce que nous faisons, fait naturellement sens
pour les acteurs sociaux des institutions quand ils débarquent
juste sur les terrains au beau milieu d'un moment de vie, quand on leur montre,
nos ruches, les citrouilles et nos interminables projets pour améliorer
le puits...
Cette semaine a encore
été largement marquée par la rencontre
avec les partenaires de la Réussite Educative, avec le collège;
mais aussi avec les travailleurs sociaux départementaux
qui se sont une nouvelle fois rendus sur nos terrains pour voir sur place
comment concrètement, on peut se faire une culture en commun (et d'autres
rencontres sont prévues cette semaine à Chilly pour Hélène
et Patricia).
Ce mercredi, la journée
était grise, mais un groupe de
jeunes Robinsons est parti encore en forêt
pour les châtaignes (sûr qu'on en relance la consommation
et la tradition!), pendant que se tenait l'atelier vidéo.
.
" Salwa s'est fait
un baluchon comme Maxime, lors de la sortie du premier groupe, mais elle,
elle dit que ce n'est pas comme les 7 nains mais plutôt comme
Tom Sawyer. 5 kilos environ de châtaignes
ont été partagés, les filles étaient ravies !
" (Gwenola).
Visite aux abeilles des partenaires sociaux
Ce vendredi, Nada et
Edgar sont venus étudier le chantier autour du puits, et les projets
de clôtures: rendez vous est pris
pour deux jours de chantier adulte la semaine prochaine.
Gwenola a commencé
l'école des moniteurs-éducateurs, et, la semaine à venir,
Chadia va aussi suivre une action de formation continue.
Comme il ya toujours
un grand besoin de tenir les actions, mais aussi et surtout de les multiplier
et ouvrir davantage, nous avons accueilli ce samedi Robin,
qui rejoindra l'équipe à partir du 01. 11 et il a passé
la journée sur le ,quartier aux ateliers de rue.

Récit: "Beaucoup
d'enfants étaient
présents pour l'atelier, nous y avons fait plein de choses !
Nous avons joué aux raquettes, fait de la peinture, du découpage,
du coloriage. Et aussi les garçons ont fabriqué
de belles fusées qui ont même atteint le mur du son !
(:-) D'après leur dire bien sûr. Il y a aussi eu de l'aide pour
les devoirs de Maths. Robin
a fait de la peinture et a rencontré
une bonne partie des enfants. Et aussi a fait de la
mitraillette puisque les garçons ont aussi fabriqué des
armes en papier".
De tout point de vue, ce dimanche
était vraiment typique; Nada
ne devait pas être là était
, Gabriel parti aux éclés,
Hélène prise ailleurs... Et puis finalement, les annulations,
les accidents de la vie, les bonnes surprises aussi, tout
a convergé... Pour qu'on se retrouve tous au terrain pour une journée
magnifique et ensoleillée. Nous
étions 20 plus un chien !

Les enfants ont travaillé,
récolté les citrouilles, planté les salades. Avec les
citrouilles, justement on a fait des murs,
des pyramides: la plus grosse pesait 23 kilos! C'était la fête
devant tant de poids, de consistance, d'abondance. Les
enfants n'étaient pas peu fier de remporter des morceaux énormes,
chez eux!
Sophie, qui
réfléchit beaucoup sur les initiatives
d'atelier, d'animation d'expression et environnemental (ce n'est pas
son premier essai) est allée proposer et réaliser, accompagnée
d'Hacene, un atelier de peinture aux enfants du camp de tziganes qui s'est
installé il y a peu, près du terrain. Juste
un petit moment ... d'expression, qui a rencontré un grand succès
et de la demande...
On a profité d'être
nombreux autour du puits pour se mettre enfin d'accord sur ce qu'on veut:
la discussion était serrée, chacun
ayant son point de vue entre des gros travaux pour une pompe électrique,
une arche et une poulie, une éolienne, etc...
Conférence
autour du puits
On
s'est mis d'accord: d'abord une arche puis une poulie, ensuite on cure
et creuse le puits, et enfin... on installe le système de pompe. Bref,
gros chantier en perspective auquel Nada, Hacene, Jean -Jacques et Edgar vont
se mettre dès cette semaine.
12 octobre:
COMMUNO- TERRE
Nous nous rendons
compte que ce que nous faisons, correspond
aux vœux et à la recherche de beaucoup de gens ; à l'occasion
du recrutement du troisième poste en emploi tremplin, et malgré
la modestie des conditions proposées, du travail le samedi et certains
dimanches, nous avons vu et reçu des gens au
parcours et un nombre si important de candidats.
Le travail avec l'environnement,
avec les espaces proches, et parce nous y ajoutons aussi les bas d'immeuble
et les espaces vides et à conquérir de la socialité ,
… nous permet par contre de garder les pieds sur terre.
Il semble bien qu'une grande part de la valeur
de ce que nous faisons provient de ce que nous
nous frottions à ce qui est le plus difficile ; nous n'offrons
pas des activités à ceux qui sont prêts à faire
des centaines de kilomètres pour venir les voir ; nous n'offrons pas
des activités à ceux qui ont d'emblée une haute estime
de tout ce qui tranche avec l'urbain et vient d'un espace plus naturel…
Nous proposons au contraire, toutes ces activités
à ceux qui ont le plus de mal à s'y rendre,
ceux qui constituent le public a priori le moins acquis , le moins facile.
Mais quelle différence ! Quelle fidélité
!

Nous apprenons ainsi à apprécier
celui qui vient à chaque fois,
qui , malgré la difficulté de son caractère, la mise
à l'épreuve de tout ce qui se construit… marque son plus essentiel
engagement dans la durée et la proximité.
Nous privilégions ceux qui sont là,
ceux qui sont proches,car , faute de donner de leur motivation et de leur
technicité ou performance… il se donnent
eux-mêmes.
C'est parfois difficile et le
conflit éclate souvent ; tel membre de l'équipe craque
un jour de devoir supporter tant de refus systématique ou de la provocation.
Ce n'est pas grave, nous avons le temps.
Et le conflit lui-même fera l'objet
d'une culture.
Sur le terrain, mêmes rigueurs et manque
d'attention de la part de nos plantations ; nombre d'essences
ne daignent même pas pousser et on a aussi les dégâts
des rongeurs quand ce ne sont pas ceux de nos difficultés d'organisation.
Qu'importe ! Ils sont
beaux ces terrains et on pourrait même dire, de plus en plus beaux .
Avec tout ce qui n'a pas poussé, avec tout ce qui a peu donné,
au fur et à mesure, avec toute l'énergie que nous avons dû
mobiliser par force et en retour… on voit un terrain
" habité " , investi, au travail !
Ce mercredi, un
groupe composé d'enfants, ados et adultes de l'association sont allés
àla récolte des châtaignes dans les bois; Maxime raconte:
"En rentrant, j'ai
fait comme les 7 nains, j'ai porté mon sac de châtaignes sur
l'épaule, au bout d'un bâton de bois; c'était lourd
mais je suis costaud, alors ce n'était pas un problème".

Pendant ce temps là,
Dominique poursuivait l'atelier vidéo.Les
participants ont visionné les exercices de la semaine précédente,
pour repérer ce qui est un plan et ce qui n'en
est pas. Une occasion aussi de voir d'autres
films documentaires et de repérer les partis pris. Il ya un
véritable enjeu social, politique, humain à
faire connaître que l'image est construite, qu'elle est un langage
et qu'elle n'est en rien naturelle. Quoi de mieux pour
cela que de se faire réalisateur de sa propre vision?
Ce jeudi, le groupe d'adultes
est allé nourrir les abeilles
comme tous les jeudis. Gwenola raconte: " Quels amateurs nous sommes!
Pas assez d'eau ou bien trop de sucre pour notre sirop. Mission perdue! Notre
décoction n'était plus un sirop mais du sucre! Nous y retournerons
le lendemain pour que nos abeilles ne meurent pas de faim. Nous en avons profité
pour rester sur le terrain car nos ennemies, les ronces, nous font de la misère.

Je me suis chargée
de couper un arbre, petit arbre, je tiens à
le préciser , qui s'était couché sur le chemin.
Premier tronc coupé
par Gwen
Nous avons également
eu la visite des gendarmes, rien de grave, ils voulaient s'assurer que le
camion en haut du chemin était le nôtre. Nous en avions profité
pour nous faire connaître".

Le
vendredi, donc rebelote des mêmes groupes au terrain. Nada
réfléchit à de nouvelles clôtures . Nous
retenons le principe de grandes parcelles mais devons alterner les cultures.
Ce samedi, Gwenola raconte:
" Cet après-midi
plein de soleil a été très créatif ! Agnès
était là aussi avec son fils pour m'aider à encadrer
le groupe! Une dizaine d'enfants étaient présents pour l'atelier
de rue, nous y avons fait de la peinture et du collage.J'avais
découpé des cadres dans du carton afin d'y coller une photo
par la suite. Tout le monde a fait de très jolies choses, qu'ils
ont pu ramener chez eux.

Nous avons également
fait une belle banderole, pleine de
couleurs " Culture Robinson " !"
Célia et Virginia
ajoutent : "Ça tombe bien qu'on ait fait
de la peinture aujourd'hui parce qu'on adore ça en plus on peut
ramener ce qu'on a fait chez nous !"
Ce dimanche, belle journée,
sur le terrain; les Robinsons étaient
nombreux (Gwenola a dû faire deux voyages). L'étendage du BRF
a continué grâce au groupe des enfants et des ados.
C'était l'occasion
d'améliorer notre technique de travail en groupe:
brouettes à la chaîne, ou bêchage du terrain, en ligne...
Technique
du Sous-Commandant Nada
On a commencé aussi
à cueillir les énormes potirons du fond du terrain.
Pour porter les potirons , il y a
la technique... ou l'épreuve de force...

Bonne nouvelle, "Faut-il
apprendre à être parent (s) ?", film documentaire réalisé
par D Delattre (édité par
la Cathode), dans lequel on peut voir les débuts de notre association,
a été sélectionné au festival du film d'Education
à Amiens et il sera aussi diffusé dans la semaine du documentaire
à Tours le mois prochain. Il y a eu un petit article sur le film dans
le magazine "Psycho".