"Pendant trop longtemps, les uns ont parlé sans œuvrer, les autres œuvré sans avoir le droit de parler, comme des travailleurs qui ne se rencontreront jamais dans le tunnel où ils se sont engagés." (Célestin Freinet)

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Chroniques de Cultures Robinson- Saison 2007- 2008

Chroniques de Cultures Robinson (2008-2009)

19 Juillet: des Amis de toutes les SAISONS.

Les poètes décrivent souvent que les amis de l'été seraient plus nombreux, plus gais, dans la chaleur et la lumière et que ceux de l'hiver sont moins nombreux et plus sombres.

Mercredi

Nous nous avons des amis en toutes saisons; et ils sont nombreux pour des raisons toutes différentes.

Ainsi, au cours des activités de rues et de jardins, plus nombreuses cet été , nous rencontrons sans cesse de nouvelles familles (et les adhésions augmentent à bon rythme).

Comme l'année dernière, le bus que nous apprêtons à faire partir à la MER, sera plein

et IL POURRAIT Y EN AVOIR DEUX, que nous les remplirions de même.

Nous sommes les amis de toutes les saisons;

et il appartient à Robinson de rester ouverts quand tout ferme, car TOUTE SAISON EST LA PLUS FROIDE, quand on reste.

Du coup nous recourons également au volontariat saisonnier; et nous remercion les étudiants EJE qui renforcent notre faible nombre de permanents et volontaires pour nous accompagner aux sorties.

Dimanche, concertation

Nous remercions les permanents qui se démultiplient , allongent le temps, et tiennent l'été ; nous remercions les administrateurs et membres du Bureau volontaires, qui assurent les permanences en juillet, en août, qui font parfois plus de 100 km pour venir passer une journée avec nous, et qui, du coup, amènent leur famille...

Nous avons besoin des amis de toutes les saisons car une association comme la nôtre nécessite une énergie immense ... qui fait que chacun se sent important.

Certaines institutions ne veulent voir que les personnes qu'elles nous "envoient", mais ignorent toutes celles , moins accessibles aux travailleurs sociaux, qui ont encore bien plus de besoins.

Nous intervenons souvent en effet bien avant que les gens n'arrivent à faire des démarches institutionnelles. Même quand les démarches sont simplifiées, qu'il y a une grande ouverture, il faut être sur place pour voir la somme de tous les empêchements de la vie de tous les jours qui font que... les gens s'y prennent trop tard, abandonnent leurs démarches, oublient parfois mêmes, bousculés par le cours d'une vie indomptable.

C'est cette vie là qui empêche les gens de coïncider avec leur catégorie et qu'ils ne coïncident plus avec les noms dont les administrations les reconnaissent (allocataires, RSA-stes...), alors qu'ils rentrent plein droit dans l'esprit des mesures.

Mais nous sommes également là, dans "l'après", car les gens vont et reviennent et qu'à Robinson, ils reviennent sans contrats, sans contraintes et par leur propre autonomie.

C'est parce que les saisons sont diverses (et qu'il pleut aussi en été), que la réalité EST COMPLEXE que nous faisons ce travail jour après jour et que ce travail est une recherche pour tous ceux qui s'y livrent; cette recherche nourrit alors tout projet: reconversion, qualification, amitiés... qui nous vaudront des rencontres en toutes saisons.

Vendredi, rangements au local

Ainsi s'achève par cette semaine, la chronique pour la saison juillet 2008/ juillet 2009; nous avons en effet pris l'habitude de commencer nos nouvelles saisons par les ... sorties à la MER. Et la prochaine, c'est dimanche prochain!

Chronique des Robinson (reprise)

Samedi 11 : Un groupe d'adultes s'est retrouvé cette après-midi,

au Centre Social de Chilly-Mazarin pour préparer du vin de noix. Tandis qu'à la VSM un groupe d'enfants survolté gesticule à tout-va autour d'une activité peinture rapidement abandonnée au profit des ballons, frisbee et autre élastique.

Dimanche 12 : Delphine et Kadra, de l'association " rues et cité " à Montreuil, sont venues nous voir au jardin ce dimanche. Lydie, habituée du terrain de Chilly-mazarin, est également venue reconnaître les lieux. Pour accueillir ces nouvelles venues, nous avons dû mettre un peu d'ordre: ranger les mauvaises herbes, discipliner les tomates, mettre les graines de radis en rang, parquer les carottes…de là à dire que nous sommes des fascistes en herbe…A la VSM, on se partage notre petite récolte : quelques framboises, et nos premières courgettes !

Mercredi 15:

Nous avons commencé une correspondance

avec nos amis de l'association Traces. Les enfants ont débutés par un reportage photos sur la vie de leur quartier et partagé leurs regards sur leur environnement, leur quotidien, leurs loisirs.

Rien ne leur a échappé ; (les halls d'immeubles, la bibliothèque municipale, le parc Nativelle, les caves, le skate parc et l'école ont été sujet à de magnifiques photos.

Ensuite, nous nous sommes répartis les tâches, certains étaient responsables du classement des photos et des commentaires pendant que d'autres réalisait des dessins pour la couverture de l'album.

Une réelle COOPERATION s'est créée où chacun a pu donner libre court à son imagination.

Jeudi, nouvel atelier

Jeudi:

Côté jardin : On profite du beau temps pour aller voir les ruches. Morane (12 ans), qui découvrait pour la première fois le monde des abeilles, tenait l'enfumoir pendant que Jean-Jacques inspectait les cadres. A vue d'antennes, une quinzaine de kilos de miel ( intégralement produit sur place) devraient être récoltés à la fin de l'été.

A l'atelier de rue, nous nous sommes tout nouvellement installés au skate-park. De nouveaux enfants nous ont rejoins et nous avons eu grand plaisir à faire connaissance avec eux. Les jeux étaient de sortie pour le plus grand plaisir de notre petit groupe

Paroles d'enfants :

Youssef, 5ans : J'aime jouer, j'aime jouer à la voiture et après j'ai joué avec Dylan.

Dylan, 5 ans : J'aime faire de la voiture bleue de Farid et c'est tout.

Aya 5 ans : J'ai pas aimé que Farid m'a embêté et il m'a énervé. J'ai aimé que Célia a écrit mon prénom. J'ai aimé lire et j'ai aimé que Mélody joue au frisbee avec moi.

Célia, 8 ans : J'ai aimé quand j'ai pris le vaporisateur et quand j'ai arrosé Aya et Neila. Je n'aime pas quand Farid arrose la bête. J'ai aimé quand Decce m'a prêté ses rollers.

Vendredi: A Chilly-Mazarin, il nous a fallu réparer les quelques dégâts causés par la tempête, et remettre les tomates en place sur leurs tuteurs. Ulysse continue sa bataille homérique contre les mauvaises herbes, et Morgane apprend à reconnaître quelques plantes médicinales et leurs usages. Les radis poussent avec véhémence, les carottes prennent leur temps. Les travaux d'entretien des haies et de semis continuent, et on cueille : quelques feuilles de sauge et de mélisse, un bouquet de menthe bergamote, des poignées de groseilles et de cassis...

En raison du mauvais temps, un groupe d'enfants, nous a rejoins pour nous aidés à trier, classer et ranger nôtre matériels au sein du bureau et de la cave. Les enfants ont toujours cet enthousiasme à participer aux diverses activités que l'association leurs propose.

Samedi, la Villa

Samedi: A la Villa, nous avons passé une agréable après-midi à faire des colliers, bracelets et autres scoubidous. Des parents nous on rejoint en fin d'activité pour prendre le goûter avec nous.

Dimanche: Après l'orage de grêle de jeudi, nous étions inquiets de ce que nous allions retrouver au terrain; Jean Jacques (qui y était allé hier) nous a prévenu, sur le chemin et on a découvert les dégâts.

2 énormes branches de l'immense prunier du japon qui abrite nos repas étaient tombées et Jean- Jacques les a sciées et en a fait un grand tas.

Beaucoup de poires sont tombées également et nous nous sommes rendu compte qu'elles étaient en fait mûres et bonnes; du coup nous en avons ramassé des sacs.

Branches cassées, sciées et débitées

D'une façon générale, la récolte a été splendide

et bien que nous ayons été nombreux aujourd'hui au terrain, nous avons trouvé à la partager sur le quartier: fèves, haricots, prunes, poires, pommes de terre (les premières), courgettes (énormes), etc

Paroles d'enfants ( Farid): voici un BILAN:

Sur " Cultures Robinson",

C'est une association pour les enfants adultes et un peu une association culturelle (qui protège la nature). On fait quelques fois des sorties et des activités où l'on fabrique, cultive, récolte, apprend, découvre, comme on va faire une sortie le 26 juillet à la mer, et où l'on fait plein de choses comme la soirée musicale à chaque dernier vendredi du mois, et aussi comme la fête des voisins, la kermesse, le carnaval. Et aussi ils ont un local à Bel air et un à la " VSM " (Villa St Martin), où l'on range les jeux de l'activité que l'on fait le jeudi, le vendredi, le samedi. Le jeudi au skate-parc, le vendredi à la rocade, et le samedi à la VSM, et on a le local à la VSM où il y a la vaisselle, une cuisine.

Je voudrais bien que la " CR " Cultures Robinson reste pour les enfants et les adultes. Grâce à la CR, il y a des enfants heureux.

Vive la Culture Robinson !!!!!!!

11 Juillet: Créer une Identité et une Reconnaissance COLLECTIVES.

Bibli de rue, vendredi

Chroniques anticipées cette semaine, du fait de la défaillance (prévue) du chroniqueur, mais PROMIS:

les récits de ce samedi et de ce dimanche 12 seront reversés à la Chronique de la semaine à venir!

C'est vraiment une grande joie de voir pousser les effets de ce que nous construisons.

La première, la plus forte, est de rencontrer les enfants, d'être témoins de ces relations qui se nouent entre les permanents, les volontaires de l'association, et tous ceux que nous accompagnons.

Mais c'est également très important de trouver dans la reconnaissance des institutions et collectivités l'écho de tout ce travail.

Cette semaine, l'association a reçu, de la DDJS, l'arrêté d'association agréée Jeunesse et Education Populaire (sous le No: 91-J-381) .

Nous nous retrouvons dans ces mots.

Une autre bonne nouvelle

... est l'annonce , en attente de notification encore, d'une subvention au titre des Réseaux d'écoute et d'appui à la parentalité; cette subvention est accordée à l'association pour son travail de soutien de la fonction éducative; notre association se tient en effet au plus près des familles et accueille tous les âges. Elle propose aux parents, comme aux enfants de prendre place ensemble, dans la vie sociale, dans la vie publique, dans les espaces publics.

Cette semaine, nous avons également rencontré les travailleurs sociaux de la CAF

...pour développer les échanges, les partenariats, notamment autour des loisirs des vacances (mais aussi de l'accueil et de l'accompagnement des personnes éloignées de l'emploi).

Mais nous avons parlé également projets:

- projet d'ouverture d'une crèche multi-accueil à horaires atypiques dans et pour le quartier,

- projet d'ouverture d'une "papothèque" (lieu d'écoute et de paroles entre parents, enfants, professionnels)

De même, avec les services du Conseil Général chargés de l'insertion,

nous avons pu faire le point sur le travail mené depuis un an en partenariat avec les équipes, dans le cadre de la lutte contre l'isolement.

C'était l'occasion de faire état des difficultés mais aussi des avancées, et comment nous pouvons proposer des activités, mais aussi un collectif vraiment accessible, y compris pour les personnes les plus isolées.

Nous recevons également de bonnes nouvelles de la Ville de Longjumeau,

...que nous remercions pour:

- la confirmation de l'attribution d'une subvention municipale

- la confirmation du prêt des salles pour les soirées de l'association, en 2009- 2010.

Chronique des Robinson

Mardi: Nous avons participé à la fête de la bibliothèque hors les murs. Un spectacle nous à été présenté, autour de plusieurs contes agrémentés de chants, à peine interrompus par l'orage. Puis nous avons pris un goûter, et une fois la pluie calmée nous sommes rentrés.

Pour les bibliothèques de rue des Robinsons, Dorkas (11ans) est venue choisir des albums BD, qu'elle a ensuite inventoriés et plastifiés en vue de mettre en place une section BD .

Mercredi: Aujourd'hui, peinture! Les enfants ont confectionné un panneau pour annoncer leur présence et celle de l'association au jardin de Chilly-Mazarin. Art abstrait, et création conceptuelle sont au rendez-vous.

Jeudi:

Côté cour :Aujourd'hui, inauguration du nouvel atelier de rue, du jeudi (au Skate-Park).

Au programme, peinture, bande dessiné et frisbee, le tout sous un ciel menaçant, mais pas belliqueux qui nous a épargné d'une averse malvenue

Côté jardin: On récolte des noix pour l'atelier vin de noix de samedi, on tempère les tomates trop exubérantes et les ados continuent la clôture.

Sera-t-elle terminée, comme ils s'y sont engagés, avant la fin des vacances ? Suspens

Vendredi: A la Rocade, ambiance festive autour de jeu d'élastique, agrémenté d'une ardente recherche de Charlie.

A Chilly-Mazarin, il ne fait pas bon être une herbe sauvage : Ulysse veille à leur extermination systématique. En revanche, les plantes médicinales semblent s'y plaire, et accueillent avec bienveillance les nouveaux venus : laurier, estragon, menthe poivrée.

05 Juillet: Des impasses aux espaces, des chimères aux mystèresl

"Grande lessive de peinture", au quartier

Ce que nous faisons est souvent qualifié d'utopique. C'est dans l'air du temps de semer le découragement social: une chape d'impuissance paralyse les acteurs du côté de l'énergie et les décideurs du côté de l'imagination.

Notre démarche utilise justement les difficultés que nous rencontrons à la fois pour trouver ensemble (et par le hasard des rencontres) l'énergie de les lever, et les raisons de le faire.

D'où notre obligation de "coller au terrain", et à affronter ce dénuement plus subi que choisi.

Certains pourraient dire que "Dénués de presque tout, ils nous reste l'essentiel",

... il n'empêche qu'il n'est pas nécessaire de nous condamner à tant de difficultés.

Pourquoi manque-t-il en Juillet 2009, des subventions locales que nous avions sollicitées et pour lesquelles nous n'avons même pas ... reçu de réponses?

Pourquoi sommes nous tellement en difficulté pour accéder à un local, en rapport avec le volume, le nombre, la fréquence de nos activités (et de nos permanents et volontaires)?

Pourquoi donner le plus de peine, à ceux qui travaillent le plus... dès lors que c'est dans le social?

" A force d'être à la rue, on l'apprend, on la prend."

Atelier de Mégane, mercredi

... et du coup, en effet, cet été, nous multiplions les ateliers de rue.

Nous constatons que

de nombreux enfants sont encore là.

Beaucoup ne partiront pas. Aussi, allons-nous ajouter cet été un NOUVEL atelier de rue le jeudi, dans le quartier Bel Air.

De même, nous allons modifier le fonctionnement de nos groupes d'enfants du mercredi, pour les ouvrir aux enfants non inscrits (et "non partis").

Fabrication, balles de jonglage, atelier, ce samedi

Par ailleurs, nous préparons toujours, en lien avec les familles, le bivouac de la fin août, pour tout un petit groupe de "nos" Robinsons.

Chronique des Robinson

Mercredi: Nous avons participé à l'activité peinture animé par Mégane. Pour cette après-midi, nous avons eu grand plaisir à accueillir des étudiantes en formation d'éducatrice de jeunes enfants.

Nous avons fait une grande fresque collective ainsi qu'un nombre important de magnifiques dessins. Eponges, rouleaux, pinceaux et pochoirs ont circulé de main en main afin de laisser exprimer la créativité de nos artistes en herbe.

Préparation d'atelier, mercredi

Certains enfants ont fait une offrande de leurs dessins à un arbre du quartier.

Une expression spontanée, libre et éphémère.

Et, nous avons conclu ce moment par un grand goûter festif et convivial.

Paroles d'enfants

Naïla : J'ai fait des photos, j'ai couru. Mélody a accroché mes dessins dans l'arbre. J'ai trouvé bien que les filles (étudiantes en formation d'éducatrices de jeunes enfants) de ton école viennent comme ça j'ai pu leur raconter ce qu'on fait à Intermèdes.

Dorcas, 6ans : J'ai fait un carré. J'ai lu une histoire. En fait, il y avait un chien et il disait OUAF, un chat il faisait Miaou et un lion qui a fait GRRR.

Sandra, 16 ans : J'ai passé une bonne journée. C'était sympa de peindre avec des doigts comme quand on était petits.

Mégane, 16 ans : Ca c'est bien passé. J'ai adoré faire l'atelier avec les petits et faire la bataille de peinture. C'était plaisant de passer l'après-midi avec l'association.

Dece, 6 ans : J'ai fait de la peinture, j'ai aimé, j'ai fait un dessin bleu. Je l'ai accroché sur un arbre. J'ai joué au frisbee.

Laure, 24 ans: (étudiante en formation d'éducatrice de jeunes enfants) : Très bonne après-midi ! Contente d'avoir pu découvrir concrètement un atelier de rue. Et super ravie de cette après-midi avec les enfants. Merci de nous avoir accueillies.

Sandrine, 23 ans (étudiante en formation d'éducatrice de jeunes enfants) : C'était une très bonne après-midi, très intéressante. A réitérer. Merci de nous avoir accueillies.

Jeudi: A l'arrosage !

Par cette chaude après-midi, les arrosoirs s'activent, parcourant inlassablement le terrain, le long des semis, de plants en plants, d'un jardinier à l'autre. On repique quelques lignes de poireaux, on continue à tutorer les tomates, et on profite d'une visite de Gildas, du service environnement de la mairie de Saulx, pour faire une pause-framboises... à l'ombre.

Vendredi: A Chilly, les jardiniers du parc viennent nous aider à faire face à une attaque de pucerons sur les tomates : des œillets d'inde plantés entre les rangées devraient limiter l'invasion. Sur les parcelles, les plantations continuent : sauges et tabac pour les médicinales, tournesols chez les enfants.

A l'atelier de rue, que de monde !

C'est abrités sous un arbre, que nous avons affronté la canicule naissante de ce début de juillet, à lire des histoires, jouer aux mikados, faire des dessins. Même les parents ont laissé leurs marques !

Samedi: Atelier fabrication de balles de jonglage, cette après-midi à la Villa-Saint-Martin.

Une escouade se détache du groupe pour arroser les bacs à plantes aromatiques.

C'est comme on vous dit...

D'autres préfèrent jouer au frisbee, ou dessiner. Mais comme d'habitude, tout le monde se retrouve pour le goûter.

Paroles d'enfants

Pour Arnold : J'ai trouvé que la journée s'était très très bien passée, surtout quand nous avons construit les balles de jonglages.

Dimanche: Nous sommes partis à un camion et revenus à bien plus; nous apprécions, avec le temps de voir que nous n'avons plus besoin de relancer les volontaires; que ce sont eux qui nous appellent, qui nous attendent.

Les ados peuvent venir directement à pied... car ils savent qu'ils nous trouveront.

Le travail ne manque pas au terrain, mais les récoltes sont là aussi et encourageantes: navets, oignons, haricots, fèves, tandis que les tomates et courges promettent de tous côtés (et les fruitiers encore davantage).

Tutorage tomates ce dimanche

28 Juin: Nous, nous sommes pour la Liberté et la Fraternité des chances

Partage au moment du goûter (vendredi)

Chacun se donne ce dont il a le plus besoin!

Notre dernière soirée sur le terrain a finalement écarté les nuages et les orages annoncés par la Météo. Nous étions 30, de tous les âges, réunis pour une soirée, de chants, de danse , de partage; une vraie veillée aussi, avec des jeux d'enfants, dans la nuit . La fête quoi!

Une soirée où on se parle, mais où on récolte également des légumes (des fèves fraîches, des salades); où on fait connaissance entre ceux des différents terrains (Chilly et Saulx).

Soirée musicale (vendredi)

Une soirée pour profiter de l'été, un avant goût de vacances pour tous. Coin de feu, veillée, etc. Des éternités qu'on n'avait pas vu si simple, qu'on n'avait pas vu cela!

Les semaines des Robinsons s'égrainent maintenant sur ce registre simple et naturel; on s'installe, on se retrouve, on prend du temps ensemble. Les tapis illustrent notre Philosophie: on s'installe où on veut, on se met confortable, on prend notre temps!

Les ateliers de rue sont devenus ateliers de maquillage,de jeux, de peintures, enrichis par la présence de nos deux jeune stagiaires, ... et de nos visiteurs et adhérents.

Mais il y a du manque de Tout...

Le collège a déjà fermé ses portes et les cahiers de correspondance jonchaient les rues alentour (vendredi); pour pas mal de ces jeunes, les vacances risquent d'être encore un vide de tous les dangers; comment faire pour qu'ils ne restent pas coincés dans les contraintes contradictoires qui pèsent sur eux, dans des logiques victimaires, de désespoir?

De plus en plus en plus d'ados participent à nos activités et nous constatons que leurs attentes sont immenses; que faisons nous pour y répondre? Avec quels moyens?

Mercredi, le groupe d'enfants va au terrain de Chilly

L'équipe s'agrandit également et......nous sommes heureux d'accueillir cette semaine, Abdelnasser ,

qui est recruté sur le poste d'animateur socio-environnemental, que nous créons sur le quartier (grâce à l'aide du Conseil Régional et du Département).

En septembre, c'est Borys, qui nous rejoindra comme jeune apprenti (il suivra une formation de BEP "Sanitaire et Social", par apprentissage)

Nous nous engageons donc pour tenir ces postes, ces contrats et ce n'est pas rien; car nous sommes toujours dans l'incertitude des subventions, des montants, des soutiens; qu'est ce qu'on fait, qu'est ce qu'on peut faire quand, d'une année sur l'autre telle subvention pour les ateliers de rue par exemple, est en baisse de 60%?

Bibliothèque de rue, Bel Air, vendredi

Nous savons bien que l'expérience de Cultures Robinson n'est pas éternelle, elle montre juste ce qui peut être fait ... et elle mène jusqu'au bout les engagements et les relations éducatives qui ont été créées avec les enfants, les jeunes, les familles.

C'est déjà pas mal!

Chronique des Robinson

Mercredi: Pour cette agréable journée, nous nous sommes rendus avec les enfants au jardin de Chilly-Mazarin. Nos apprentis jardiniers ont découvert les plaisirs liés à cette activité. Certains enfants ont planté des carottes, des petits-pois, de la menthe pendant que d'autres ont arrosé les semis. Ahmed a judicieusement disposé les capucines en arc-de -cercle devant les lignes de graines de radis, " pour qu'elles puissent bien voir le spectacle quand ça va pousser". Une bataille d'eau a permis à tout le petit groupe de se rafraichir. Nous sommes allés saluer les animaux du parc pour le plus grand enchantement des enfants présents.

Paroles d'enfants recueillis par Pauline et Emeline.
" Qu'est ce que vous aimez au jardin?" :
Ahmed : "j'aime grimper aux arbres".
Amani : "J'aime manger au goûter avec tous mes copains".
Neila : "Quand on est partis au jardin, pour arroser et mouiller les autres".
Aya : "J'ai aimé voir les animaux, arroser, servir le goûter".

Jeudi: Au potager, tomates et patates se sont laissées bichonner toute l'après-midi : soin hydratant, épilation des mauvaises herbes et application d'un masque protecteur et nourrissant à base de BRF. On savoure quelques framboises et on repart avec des sourires ...

... et des salades à en donner par-dessus les fenêtres.

Vendredi: Qu'est-ce qu'on sème, au jardin de Chilly ! Carottes, persil, basilic-cannelle, calendula, mauve, capucine, tournesol...

A l'atelier de rue, les bibliothécaires nous ont rejoint pour raconter de jolies histoires. Les histoires ont accompagné cet atelier où les enfants ont pu apprécier les nombreux jeux mis à leur disposition. Chacun s'est donné à cœur joie de découper et de déguster une délicieuse pastèque tandis que d'autres savouraient divers fruits secs.

Pour notre dernière soirée musicale

A "l'Equerre", vendredi

Nous nous sommes retrouvés nombreux à notre terrain de Saulx-les-Chartreux. Guitare et derboukas sont passées de mains en mains, et tout le monde a pu participer à cette joyeuse sarabande, entrainé par l'énergie communicative de Mylène.

Nous avons également partagé les plats amenés par chacun, et les fruits récoltés sur place : cerises, framboises, groseilles… Le groupe d'adolescents a prolongé la soirée en se racontant des histoires autour du feu.

Samedi: Pour cet atelier, Emeline et Pauline ont préparé et animé une chasse au trésor. Les enfants ont dû, en équipe, résoudre des énigmes, des rébus et faire des mimes. Ce jeu a permis de créer un moment convivial et chaleureux. A l'ombre d'un arbre, nous avons pris notre goûter et discuté tous ensemble .

" Wilson : je n'ai pas aimé les questions elles étaient trop dure ! Mais j'ai bien aimé la suite du jeu"

Maxime : j'ai aimé le jeu et courir, mais pas trop aimé trouver les questions. "

Dimanche, préparation du grillage

Dimanche: Jean-Jacques et Kim portent secours à des arbres dont les branches menaçaient de se briser sous le lourd fardeau de leurs fruits.

La clôture anti-lapins est bientôt prête (merci les ados), on peut commencer à semer des carottes.

Atelier de la Villa, samedi

Les récoltes continuent : salades, framboises, cerises, menthe, basilic.

21 Juin: Sortir du cercle clos où nos vies se consument

Notre stand à la "Fête de l'été" ce samedi

Refuser le "compartimentage",

... et préférer le partage ("compartir" en espagnol veut dire... partager). Echapper à la pente toujours glissante et tellement entretenue par les médias et "l'air du temps", de l'enfermement dans le chacun pour soi.

Resserrer les liens quand tout va mal, cultiver l'amitié tout le temps, telle est l'ambition d'un travail de chaque jour qui croise la route, semaines après semaines de nouveaux compagnons.

Mercredi, terrain

C'est la "Fête de quartier", qui nous permet de retrouver toutes les connaissances, les acteurs de la vie locale de la Ville, mais aussi les anciens enfants connus, devenus entretemps adolescents ou adultes; ce sont ces jeunes qui nous confient ce qu'ils sont devenus, qui mesurent le temps qui passent.

Ce sont ces mamans qui partagent un instant, un gâteau, une conversation, pendant que les enfants lisent, jouent et se maquillent à notre stand.

Ce sont ces jeunes stagiaires qui se lancent sans compter dans le maquillage et le jeu, qui se dépassent et restent plus longtemps que prévu.

Ce sont les connivences, les complicités, les vraies amitiés, les clins d'oeil, une vie quoi qui déborde les espaces privés et anime les rues.

Atelier "pâtisseries"

Et ce travail de l'amitié, il a la particularité d'être professionnel et ce même professionnalisme, nous ne le pratiquons pas moins avec ceux qui ne sont pas employés: les stagiaires, les volontaires...

Tout ce travail participe d'un effort, et s'entretient dans la rencontre et la réflexion commune.

Nous en parlons rarement, mais nos réunions sont fréquentes:

- Plusieurs heures par semaine, au moins, pour régler le travail et le fonctionnement, et entendre les retours;

- Plusieurs fois par mois, avec tous, enfants, ados, parents, adultes.

- De manière institutionnelle, régulièrement, ...

.... et de manière informelle en plus... tout le temps lors des fêtes, des temps de travail, de convivialité.

Et nous usons d'autres supports avec tous ceux qui le peuvent: mails, site Internet, SMS, appels vers les mobiles (et messages colportés par les uns et les autres, pour ceux qui n'y accèdent pas).

En ce début d'été, cette fin d'année scolaire, nous savons que nous devons être plus présents encore:

- angoisses et incertitude des orientations, qui laissent tant de jeunes dans l'abandon,

- peurs du vide, parfois, pour les vacances,

... et puis l'envie, aussi, l'envie de se voir, de faire la fête, de récolter nos légumes ... que nous partageons et donnons à qui mieux mieux.

Fin du chantier Cabane, vendredi

"Des fourmis dans la tête" :

Tel est le nom du journal du Centre Social de Chilly, de ce mois, qui consacre sa couverture à Intermèdes-Robinson, avec comme titre "Cultivons la convivialité"; à noter, que ce centre social réalise aussi...

... un reportage sur notre "démarrage" du jardin de Chilly.

Chronique des Robinsons

Mercredi: Nous nous sommes rendus à notre terrain de Saulx-les-Chartreux, accompagnés des bibliothécaires, pour écouter des histoires.

Nous avons également ramassé des feuilles, des écorces, des épines et des bouts de bois afin de confectionner de belles œuvres lors de la fête de la bibliothèque qui aura lieu le 7 juillet.

Samia a conté "l'Histoire du radis géant",

...qu'un petit groupe d'enfants s'est pris au jeu de mimer. Sur le chemin du retour, nous avons eu le plaisir de déguster de délicieuses cerises.

Atelier Biblio Terrain

Paroles d'enfants recueillis par Pauline et Emeline :

Qu'est ce que vous aimez bien dans le jardin ?

Decce : "J'aime l'herbe, fabriquer des choses".

Naïla : "J'aime aller au jardin parce qu'il y a des fruits, des légumes que je mange. J'adore donner des salades à ma maman et à ma maitresse".

Aya : "Il y a des cerises, il y a des fraises, il y a le chien, Morgane, et Pauline et Emeline et aussi Robin des bois".

Jasmine : "Parce que Jaime bien manger les fruits et m'amuser avec mes amis".

Morgane : "J'aime pour l'ambiance, pour faire courir mon chien et j'adore les stagiaires (Pauline et Emeline)".

Atelier fabrication gâteaux

Jeudi: Nous avons accueilli au terrain trois employés de la mairie de Saulx-les-chartreux, venus nous rencontrer, voir le jardin et évaluer la menace représentée par un arbre penchant dangereusement au dessus de la serre.

Semis de salades, cueillette de cerises et éclaircissage des navets ont occupé le reste de l'après-midi. La récolte de navets fut impressionnante.

Vendredi: A Chilly-Mazarin, sous le regard caméscopique des participants à l'atelier vidéo du Centre Social (de Chilly), nous réalisons les dernières finitions de la cabane à outils, maintenant opérationnelle.

Toujours les travaux d'entretiens des allées et parcelles, de nouvelles rencontres, et des palabres autour d'une tarte au pomme maison et de quelques grappes de groseilles fraîchement cueillies.

Pendant ce temps, là la Bibliothèque de rue s'est, bien sûr, tenue à Bel Air.

Samedi: Pour "la Fête de l'été", notre association a tenu un stand afin de présenter nos différentes activités. Les enfants ont pu apprécier les maquillages, les jeux mis à leur disposition. Les adultes pendant ce temps en ont profité pour échanger, discuter de milles et une choses.

Et comme on n'aime pas changer nos habitudes, notre atelier de rue s'est tenu sur place, avec nos tapis

Dimanche: Pour cette journée au jardin nous avons doucement essayé de griller des saucisses, désherber et arroser nos plantations. Nous avons encore pu apprécier l'évolution du potager et gouter aux délicieuses framboises.

14 Juin: Passer de l'autre comme souci, au souci "pour l'autre".

Chantier de Pédagogie sociale, ce samedi

La théorie du "Care" , qui nous vient du Canada, nous dépeint un monde en difficulté qui oblige à la nécessité d'agir; de là, découlent par degrés le passage du "caring about" (se soucier de), à un "taking care" ( se charger de), vers un "giving care" (donner du soin).

C'est la même intuition que l'on retrouve également chez Korczak : "Une société injuste pour ses enfants, est une société injuste tout court". Le point de départ de la Pédagogie Sociale, n'est pas un constat sur l'enfance, mais sur le Monde.

Parce qu'il faut agir tout de suite, localement et efficacement, un autre pédagogue social, Paulo Freire, propose la "capacitation", comme outil et comme chemin; par "capacitation", il désigne la prise de conscience progressive dans un collectif et au cours de l'action des compétences et capacités obtenues par les personnes et le collectif. Cela passe par une prise de conscience de sa condition, mais aussi des difficultés que l'on rencontre dans l'action et ce qu'elles nous apprennent.

"Notre" groupe de ce mercredi

Ce samedi se tenait, chez nos amis de TRACES, notre cinquième chantier de Pédagogie Sociale de cette année, avec nos partenaires si divers, artistes ou intervenants sociaux, les mouvements Freinet, Korczak. Ce cinquième rendez vous est devenu pour beaucoup d'entre nous, quelque chose de très important, qui nous donne du courage pour continuer.

Lors de ce chantier, tous les porteurs d'initiatives sociales présents, font le constat qu'au delà du sentiment d'isolement et de solitude, voire d'être "à contre-courant" qu'on peut tous ressentir, localement, là où nous agissons, nous vivons également des expériences similaires, une condition commune.

De ces expériences communes, nous allons tenter d'en faire des savoirs et des compétences à transmettre.

Le prochain chantier aura justement lieu à Longjumeau le 19 septembre et ...

Vendredi atelier et "Bib" de rue

...donnera lieu à un grand atelier de rue partagé.

(d'autres projets sont en cours dont une journée d'étude sur Paris).

Chronique des Robinsons

Mercredi: La lecture de contes au potager ayant été reportée à la semaine prochaine pour cause de mauvais temps,

nous sommes une douzaine à nous rendre cette après-midi à la ludothèque. Après quelques jeux, le groupe décide d'aller voir l'exposition de tableaux réalisés par des enfants et inaugurée le jour même.

Une trêve entre deux averses nous permet de profiter de l'aire de jeux du parc nativelle en fin d'après-midi.

Jeudi: Nous nous sommes rendus au marché de Grigny où nous y avons trouvé un large choix de produits comestibles et de vêtements.

Nous avons confectionné aidé par Salwa des roses des sables et des dattes surprises afin de les partager avec les personnes qui viendront demain au jardin de Chilly-mazarin.

D'autres ont été au potager faire un peu de désherbage, et admirer les pommes de terre en fleurs.

Fleurs de patates

Vendredi: Cette fois nous sommes venus à bout du casse-tête dit de " la cabane à outils en kit ", en particulier grâce à l'aide providentielle d'une visseuse électrique gracieusement prêtée par la MJC de Chilly

et, bien entendu, à la conjonction de nos efforts.

Construction cabane outils, terrain de Chilly

Mais nous avons aussi continué le désherbage et l'entretien des parcelles, et profité des fraises et groseilles bien mûres, ainsi que des roses des sables et dattes fourrées préparées la veille par Salwa et Mélody.

Pour l'atelier de rue, jeux de sociétés, livres, kaplas, feuilles et les feutres sont passés de main en main. C'est également un temps pour prendre des nouvelles de chacun et se raconter un peu. La découverte et la lecture de nouveaux albums remportent toujours un grand succès.

Samedi: Nous avons sorti pinceaux, tubes de peintures, feuilles, éponges, tout ça réuni pour faire de merveilleux dessins. Certains sont allés à la fête du jeu qui se déroulait dans le parc Nativelle. Les enfants ont joué aux nombreux jeux mis à leur disposition et ont pu se faire maquiller. Nous avons terminé cette journée par un goûter et une course à pieds.

Dimanche: Et ce dimanche, c'était FESTIVAL; nous étions nombreux, (19 humains et deux chiens)

si divers et tellement travailleurs; tandis que les ados ont placé le grillage dans la tranchée qu'ils avaient creusé, les enfants ont récolté cerises, framboises, radis; les mamans ont ramassé tellement de salades (des caisses et des caisses) que l'on peut dire ce soir que tout le quartier va en manger des laitues et "feuilles de chêne", BIO.

Maintenant Intermèdes-Robinson PRODUIT

Bien entendu, nous avons encore planté, débroussaillé, arrosé, ... mais aussi FORT HEUREUSEMENT fait des batailles d'eau

GRANDEUR NATURE.

Tout un petit peuple du Dimanche

Parole d'enfants

Yacine : " J'aime bien faire de la peinture et être dans la nature "

Rania : " J'aime bien l'atelier de rue parce qu'il y a des jeux et j'aime bien faire de la peinture "

Citation de la semaine:

"Le courage est la vertu d'endurance dans l'impossible. Le courage n'est pas le point, mais la tenue du point. La matière première du courage c'est le temps [...] le courage, c'est de ne pas être trop tôt découragé ("dé-couragé")". (A. Badiou)

07 Juin: Du lien au lieu, du nous au je.

Samedi: Robinsons aux "Croisières de l'Art"

(Du Lieu au Je)

La Pédagogie Sociale s'intéresse singulièrement, à créer des liens sociaux et proches; nous sommes là justement pour permettre

que, des liens, ... découlent des lieux.

Un "lieu", ce n'est pas une place, pas un endroit, pas un espace froid, mais un interstice de possible.Dans l'association, nous nous intéressons donc aux espace subjectifs, ceux qui sont vécus, investis, proches, ressentis comme nôtres alors qu'on est toujours en danger également de s'y sentir étrangers.

Ce qui nous intéresse c'est de suivre les enfants dans leur façon d'habiter leur quartier, leurs jeux, et de les aider ainsi à changer leur "environnement"... en LIEUX DE VIE.

Samedi Villa

Ce que nous essayons de faire c'est de nous mettre à l'écoute des adultes, de leurs immenses désirs souvent jamais exprimés car ça paraît trop compliqué de faire des projets et des demandes. Toute la fonction de notre association est alors d'encourager, d'accompagner.

Comme lors de " la Fête des voisins"' où nous avons accompagné des familles pour qu'elles aient des gâteaux et plats à offrir et s'autoriser elles aussi à faire la fête dehors et aller vers les autres..

Nous rencontrons des enfants, des ados,en petits groupes, qui désireraient organiser une sortie, une soirée; il est important qu'on puisse y apporter une réponse à la fois immédiate et durable (instituée):

- immédiate car il faut encourager à l'espoir social!

- Durable car il faut bâtir à partir de cette demande, les socialités de demain.

Toute la difficulté de notre action, ce qui rend également le travail plus difficile pour les permanents comme les volontaires c'est cette double contrainte dont nous ne pouvons nous extraire:

- accueillir l'événement, s'appuyer sur l'inattendu

- Et nous servir de l'existant et de tenir ce que nous avons semé.

Au terrain de Chilly

... Et ce que nous avons semé, c'est une expression imagée bien entendu mais aussi au sens propre, car quoi de mieux que 3 terrains, des abeilles, des cultures, des groupes

pour rappeler l'exigence de la réalité et de la persévérance?

Ce samedi avait lieu "les croisière de l'art"; Sophie s'est chargée de conduire un camion de Robinsons à la découverte des ateliers d'artiste d'Evry et de Ris - Orangis (le CAES). Nous privilégions des sorties qui font rencontrer des artistes vivants, proches de nous. Les adultes et les enfants ont rencontré Lolochka et Xiang Shi. Ils ont vu des marionnettes grandeur nature, des tableaux hyperéalistes, ont découvert l'intérieur d'un atelier vivant et coloré.

Ce dimanche avait lieu, l'événement national, "Rendez vous aux jardins"; nous avons intégré cette action en plaçant affiches et affichettes, pour faire encore un peu mieux connaître notre jardin des habitants du quartier; nous avons indiqué que nous assurerions cette visite le dimanche.

Chronique des Robinsons

Mardi: Nous nous sommes rendus au terrain afin de cueillir des cerises mais malheureusement elles ne sont encore mûres. Nous en avons profité pour arroser nos belles plantations et récolter néanmoins des salades et des radis

Mercredi: Nous sommes allés au terrain de Saulx-les-chartreux pour continuer à entretenir nos semences, arracher nos mauvaises herbes. Salwa accompagnée de Mélody ont confectionné un délicieux moelleux au chocolat.

Jeudi: A Chilly-Mazarin, Claude a repiqué des plants de coriandre récupérés par Jean-Jacques, Ghislaine a semé des pommes de terre, Ghassan a préparé une parcelle pour que nous puissions y semer du cerfeuil, de la bourrache et du basilic pourpre, et Ulysse (petit-fils de Claude) a ramassé les fraises déjà mûres.

Pas encore mûres, mais belles les cerises- Mercredi des enfants à "l'Equerre"

Vendredi: A l'atelier de rue, nous avons joués, lu des livres et bien ri avec tous les enfants présents. Les responsables des goûters se sont chargés de la distribution de fruits secs et de sirops.

Samedi: Pour l'atelier de rue, nous avons joué à la corde à sauter, fait du basket et confectionné pleins de beaux dessins. Myriam et Pauline (en stage avec Emeline pendant un mois au sein de l'association) ont confectionné un gâteau au yaourt pour l'anniversaire de Jean-Jacques.

Enfants au travail à l'Equerre, dimanche

Dimanche: Les adolescents, encore nombreux ce dimanche, ont enfin terminé la tranché qui accueillera la clôture anti-lapins, tout en s'occupant du feu et des grillades. Pendant ce temps Jean-Jacques débroussaillait, un groupe de filles désherbait et Robin préparait une nouvelle parcelle pour les plants de tomates et de courges qu'il nous reste à mettre en place. A midi, JJ a partagé avec nous le gâteau d'anniversaire que Myriam lui avait préparé la veille. En fin de journée, chacun a pu repartir avec deux ou trois salades et quelques radis.

Collectivité

Citation de la semaine:

"Ce que j'admire chez certains pédagogues est leur capacité de rendre du pouvoir (de création, d'expression, d'apprentissage, etc.) aux groupes d'enfants. Ce que je déplore de la part de la grande majorité des institutions, c'est que leurs organisations traduisent en partie la crainte qu'elles ont de ce pouvoir". (Jean Le Gal)

Partage au moment du départ

30 Mai: "Je est le lien que je tisse avec les autres" (Albert Jacquard)

Notre fête des voisins

Il est dans la nature de notre association d'être voisine, c'est à dire d'agir dans la proximité ; on comprend alors que, la fête des voisins , on ne pouvait pas manquer!

Et en effet, comme nous l'avions annoncé, dans deux résidences du quartier, nous avons étendu nos nattes et nos tapis ; d'autant que nous n'avions pas eu le droit de recevoir (de la part des services municipaux) des tables et des chaises, utiles, en ce genre de circonstance. Et la fête a démarré par des sarabandes de percus, de youyous et de danse des enfants.

Qu'importe, le nombre était au rendez vous

... et l'ambiance aussi ; bravo aux mamans qui ont réalisé des quantités de pâtisseries délicieuses, qui ont fait l'admiration de tous ; bravo pour les boissons comme le "Bisap", jus de gingembre, thé, etc, …

Mais aussi cette fête des voisins a été pour nous l'occasion de distribuer des livres pour enfants que nous avions récupérés et que nous avait donnée l'association " Lire c'est partir ".

Nous avons placé près des livres, les affiches réalisées par les enfants dans les ateliers de rue avec la seule inscription:

" Offrir délivre (des livres) "

Évidemment, si on ajoute les manifestations locales ou nationales, à nos propres activités, ça fait " embouteillage " ; et cette même semaine, on avait (bien entendu) tous nos groupes habituels à accompagner aux terrains (on en a 3 à présent et il faut bien s'en occuper) et les ateliers de rue.. et même une soirée musicale .

Il y a d'ailleurs peu de chances pour que notre hyperactivité s'arrange avec les semaines qui viennent ; on est dans les projets : soirée au terrain, sortie à la mer, ateliers d'été, …

Avec tout cela, il nous faut procéder rapidement au recrutement du troisième poste ; ce serait bien d'avoir du renfort pour la fin juin !

Nos soirées musicales sont des poèmes.

Essais d'instruments et danses

Elles commencent dans la cuisine, comme ce vendredi soir où Sandra a préparé directement un gâteau pour l'emmener de suite.

Elles se poursuivent tout au long de la soirée, dans un joyeux brouhaha, d'où émergent des moments d'HARMONIE .

D'un coup, les mamans qui frappent les derboukas, Hacene, avec son luth et tous les enfants, arrivent à être en phase et des chants peuvent naître.

Mais c'est aussi l'occasion de permettre aux enfants, près à se lancer, de profiter du public que nous sommes, chaleureux et rassurant. Fahrid n'avait de cesse que d'attendre le moment où il pourrait nous faire son extraordinaire solo de percussions.

...Un groupe où le "Je" et le "nous" se relient.

Chronique des Robinsons

Mardi: Nous avons eu le plaisir de partager un moment chaleureux et convivial avec les habitants des résidences de la Villa Saint Martin et de Bel-Air, lors de la fête des voisins. Pour l'occasion des livres ont été offerts aux personnes intéressées par Vincent de " Lire c'est partir ". Merci encore aux mamans pour nous avoir confectionné de délicieuses pâtisseries .

Mercredi: Nous nous sommes rendus en groupe, à la Maison Colucci où nous avons eu le plaisir d'entendre en musique la lecture de contes. Puis, nous avons pris le goûter dans l'herbe où tout le groupe a mangé de nombreux fruits secs (noix, abricots, cacahuètes, dattes, noisettes, figues..).

Plantations à Chilly

Jeudi: On rend visite à nos abeilles, qui subissent quelques pertes à cause de la mycose. Mais les ruches restent vigoureuses et les hausses sont posées : si tout se passe bien,

nous devrions récolter plusieurs kilos de miel à la fin de l'été.

Pour l'instant, ce sont quelques kilos de cerises que nous récoltons sur le terrain.

Vendredi:

Après la traditionnelle sortie collective aux marchés des environs, du matin, l'atelier de rue: Nous avons profité des livres de la bibliothèque hors les murs. Certains enfants ont confectionnés des scoubidous, colliers et bracelets de perles. Une ambiance chaleureuse et conviviale était présente.

Tandis qu'à Chilly-Mazarin, les sibyllines instructions du manuel de montage d'une potentielle cabane à outils nous ont laissé quelques peu perplexes. Mais cela ne nous a pas empêché d'ajouter quelques pièces à notre collection de plantes médicinales, ni d'enrichir la parcelle potagère de nombreuses salades, tout en faisant de nouvelles rencontres.

Pour notre soirée musicale, Hacène nous encore une fois joué de merveilleux morceaux de musique. Des mamans nous ont préparé de délicieux gâteaux. Derbouka, chants et danse ont accompagné ce moment partagé ensemble.

Samedi: Sous le soleil radieux, les enfants on joué à de nombreux jeux de sociétés. Quelques uns ont pris plaisir à semer des graines dans les bacs de la Villa saint Martin (créés par l'association , l'année dernière) . Nous attendons avec impatience que toutes ces plantations aromatiques embaument notre quartier. Nous avons terminé cette après-midi par un grand goûter.

Dimanche : L'équipe d'ados continuent les travaux de terrassement préliminaires à l'installation de la clôture. Jean-Jacques débroussaille une bonne partie du terrain, tandis que Morgane et Kim repiquent tomates, courges et courgettes. En début d'après-midi, plusieurs mères nous rejoignent avec leurs enfants pour nous prêter main forte et nous apporter des gâteaux faits maisons.

Pour finir, voici l'adresse du Blog créé et géré par Sandra: http://assorobinson.skyrock.com/profil/ . Souhaitons lui de s'enrichir de plein de news et photos.

23 Mai: Défricher, enrichir, cultiver, habiter... DEMASQUER le possible

Samedi, la Villa, atelier d'affiches

Et c'est reparti, c'est le moment où jamais de défricher, retourner , planter, enrichir cultiver, habiter. Chaque printemps c'est la même chose, dans les quartiers comme sur les terrains, nous ne savons plus où donner de la tête...

Et nous sommes cruellement limités par nos moyens.

En vrac nous voudrions, multiplier les ateliers de rue, les ateliers de réparation de vélo, les interventions artistiques dans les espaces publics. Et des projets plus importants nous animent derrière: il nous faudrait un lieu pour permettre aux enfants, aux familles, aux parents de "décompresser", de changer d'air,

En pédagogie sociale, il n'y a pas d'autres limites que celles qu'on nous donne. Chaque activité, chaque relation en entraîne une autre; la véritable limite réside dans la possibilité de donner corps, de structurer, de soutenir l'organisation.

Bibliothèque de rue, vendredi

Cela coûte évidemment infiniment moins cher que la moindre structure, que la moindre fête sans lendemain.

Nous le garantissons: c'est du durable

Car c'est du réel. Ce sont des gens réels.

Nous sommes attentifs aux gens que nous rencontrons et nous essayons d'avancer pour eux et avec eux; nous voulons fournir le terrain d'apprentissage à qui il fait défaut; ouvrir des places, des temps d'accueil aux jeunes enfants en horaires atypiques, tout en créant de l'emploi.

Nous souhaitons que, qui sait cuisiner produise du ravitaillement pour les fêtes. Nous rencontrons quelqu'un qui sait coudre et nous aurons des costumes...

Alors qu'est ce qu'on attend pour étendre les espaces de production sociale?

Dans les semaines qui vont suivre, nous étendrons nos tapis, en même temps, dans deux résidences du même quartier, pour la fête des voisins; mais nous aurons aussi nos nattes et notre convivialité lors de la fête de l'été, puis à la fête de la Bibliothèque, etc...

Pour étendre nos projets, nous étendons nos nattes.

Chronique des Robinsons

Mercredi: Nous avons profité du merveilleux temps pour nous rendre au jardin de Saulx-les -chartreux. Arrosage des plantations, parties de fous rires et séances de bronzages. Les adolescents ont poursuivi la construction de la clôture-maginot censée protéger salades et radis des escarmouches lapines.

Samedi, ateliers arts plastiques, la Villa

Jeudi (Si, si on était sur la brèche!) : On avait décidé de profiter der cette journée pour planter au maximum. Ainsi fut fait; on a installé les pieds de tomates et leurs piquets, et retourné sans relâche pour quelques patates. Nous avions le plaisir de la visite des amis. On les a fait travailler!

Vendredi: Un transport collectif

vers le marché d'Ivry-sur-Seine

... est organisé dans la matinée. Les marchés attirent toujours; on essaie de changer, on parle de Grigny à présent...

A Chilly-Mazarin, le jardin s'enrichit de nouveaux arrivants, humains et végétaux. La parcelle de plantes aromatiques et médicinales est déjà bien avancée, une parcelle potagère prend forme, le nettoyage des autres parcelles continue.

Et oui le voici, le jardin des Robinsons à Chilly

Le vendredi, maintenant c'est le top... car bien entendu il y a également eu la traditionnelle "Bib de rue", qui s'institutionnalise, comme le fait qu'on distribue des fruits secs pour le goûter (et les enfants en redemandent)!.

Samedi: Aujourd'hui, les enfants ont participé à la préparation de la fête des voisins : confection de panneaux et de guirlandes, aide aux courses pour acheter les ingrédients qui permettront la réalisation de gâteaux par les parents…

Dimanche: Les ados étaient en nombre et on a eu la joie de voir revenir Aurélie, non comme stagiaire, mais comme adhérente avec Delphine (de Traces); nous avons continué la conquête du sol, mais on a aussi parlé POESIE; les ados sont allés voir des chevaux; ils ont aussi cueilli un grand nombre de cerises dans les zones en friche.

POEME DE MORGANE B. (écrit sur place ce dimanche)

Un lieu où nous sommes réunis

Un lieu où le soleil brille

Lié à la nature et à la faune

Un calme mystérieux

Une odeur florale embaume les champs

Et le lieu se transforme en terrain magique

Coopération: à deux pour tenir le motoculteur

16 Mai: TERRITOIRES ILLIMITES

Tel est le titre d'une action menée par le GPAS de Bretagne qui retrace toute leur démarche : accompagnement des enfants et des jeunes, dans la rue et l'environnement.

Goûter après atelier

L'action des 5 centres de loisirs "atypiques" gérés par le GPAS repose sur l'étude et appui de leur manière originale et intéressante de survivre et de vivre dans les territoires urbains et périurbains qui sont les leurs.

A Intermèdes, nous avons la même démarche, respectueuse des habitudes de vie des enfants et de leurs parents.

Nous contactons chacun dans son environnement immédiat et nous n'hésitons pas à prendre sur nous l'effort du contact été du déplacement.

A partir de là, nous nous associons à toutes les envies et tous les efforts pour revitaliser les espaces proches, les espaces publics,

les espaces en friche où qu'ils soient,

en pied d'immeuble, ou dans les terrains à l'abandon, à proximité des villes.

Ce qu'il s'agit de retrouver c'est l'expression dans les lieux qu'on habite, les lieux qu'on fréquente ; reprendre la parole, se faire entendre, … préalable à aller rencontrer les autres, d'autres projets et d'autres actions tout autour.

Cela ne va pas sans mal bien entendu, pas sans frayeurs, ni parfois de résistances ; même quand il s'agit de se réapproprier des espaces publics de sa propre ville… où les enfants ne vont jamais !

Les manifestations de fin d'année scolaire auxquelles nous allons nous associer (fête des voisins, fête du quartier) , mais aussi celles qu'on va mettre en place par nous-mêmes comme cette soirée, fin juin, au terrain " du fond de l'église " (celui des ruches), sont autant d 'occasions d'être proches, de nouer des contacts, de faire connaître notre " Pédagogie ", à la fois pédagogie environnementale et de rue.

 

Notre groupe passe le ruisseau

 

Pour les préparer, nous allons MULTIPLIER toute la préparation dans les appartements, mutualiser les courses, … et même organiser un atelier de production de pâtisseries au Centre Social (de Chilly Mazarin) qui nous accueille.

Nous favorisons les activités de production mais aussi, nous nous formons entre nous, apiculture, jardinage, cuisine... Tout est bon! Et ce dimanche, au terrain, Sophie a montré à Kim comment tourner un petit film (on y gagne aussi le film).

Chronique des Robinsons

Mercredi: Myriam et Salwa nous rejoignent au local en début d'après-midi pour préparer crêpes et gâteaux : aujourd'hui, on fête (enfin, façon de parler) le départ d'Aurélie. On part ensuite à la découverte d'un endroit au nom mystérieux : le bois des templiers, ou nous faisons connaissance avec les farfadets du lieu.

Les enfants se trempent les pieds dans le ruisseau, les ados préfèrent fabriquer des bateaux qu'ils s'amusent ensuite à envoyer par le fond.

Jeudi: Toute l'équipe de jardiniers de Robinson se sont rendus au potager pour désherber et arroser nos plantations. Ils ont récolté nos jolies salades et radis.

Vendredi: Le matin, un transport groupé s'organise collectivement vers les grandes surfaces.
L'après-midi, bravant impétueusement les averses fulminantes, tout un équipage de Robinsons se lance à la conquête du Nouveau Monde :

le jardin du parc de Chilly-Mazarin.

Massacrant sans pitié les folles herbes indigènes, nous y implantons une première colonie de plantes aromatiques : persil, basilic, coriandre, sauge, thym, lavande, plusieurs variétés de menthes…et un raton laveur.
Mais, en même temps, c'est aussi le Retour de l'atelier du vendredi, où nous avons lu nos beaux albums et joué à des jeux de sociétés. Les tout-petits ont de nouveau pu apprécier les jeux apportés par Aurélie. Nous avons terminé cette fin d'après-midi par un goûter composé de fruits secs et de cookies.

Samedi: Sous la douce pluie printanière, nous avons confectionné de jolies guirlandes pour la fête des voisins. Mélody a maquillé les visages des enfants en papillons et princesses.

Dimanche: La pluie nous a accompagnés tout au long de la journée, nous épargnant la laborieuse corvée d'arrosage (sauf, bien entendu, sous la serre, où les plants de tomate trépignent d'impatience en attendant leur repiquage en plein air).

Bêcheurs et constructeurs face à une herbe qui repousse

Les ados ont commencé à creuser une tranchée

autour d'une des parcelles pour faire une barrière anti-lapins. Courageux mais pas téméraires, ils ont ensuite abandonné la pioche pour aller construire une cabane. Pendant ce temps, d'autres continuaient la lutte contre les herbes sauvages et pour la libération des patates.

Paroles d'enfants (par Aurélie)

Aurélie a fini son stage cette semaine; elle reste dans l'association comme adhérente et va continuer d'agir avec nous.

Nous voulons la remercier pour son travail et sa bonne humeur parmi nous.

Grâce à elle (c'est elle qui recueille leurs mots) , les enfants nous racontent encore une fois , pourquoi ils aiment dessiner avec les ateliers de rue

Fille, 11 ans "Pourquoi j'aime écrire?
Pour dire aux gens qu'avec quelque chose de vieux on peut faire du beau. Aussi parce que tous ces critères sont à longjumeau, parce que l'on doit s'aider, être solidaire et partager. Partager l'amour et l'amitié."

Fille, 5ans " J'ai dessiné un coeur , une carotte, une étoile, une fraise, une maison et j'ai colorié. Et un arbre et un lapin, et j'ai fait des fleurs. Parce que c'est joli des dessins et pour que tout le monde le voit."

Fille, 6 ans " J'ai dessiné parce que j'ai voulu avec faire comme un cadre. Et dessus j'ai dessiné et écrit un cœur".

Garçon, 11 ans " Moi j'ai écrit pour le plaisir et pour faire plaisir"

Aurélie a trouvé un radis à 3 têtes

09 Mai: "Nous ne détruisons rien, nous ne remplaçons rien, nous créons" (Freinet EP- mars 1940)

et nous le faisons Ensemble...

Nous sommes fiers d'être avec les enfants, dans les espaces publics, de travailler dans la rue

Nous sommes fiers d'accompagner les enfants dans leurs prises de risque, et ainsi de réduire les dangers qui les menacent

Nous sommers fiers de les aider à faire vivre leur environnement, à le rendre plus vivant et plus beau

Les gens

... qui composent notre association viennent d 'horizons fort différents et sont poussés par des motivations variées ; certains souhaitent animer des dimanches, d'autres s'intéressent à notre démarche; certains viennent par curiosité professionnelle, d'autres pour se chercher des amis, des contacts et des connaissances.

Quelques uns ne viendront qu'une fois ou deux, quelques autres pendant des années, certains, encore beaucoup de fois, beaucoup temps, mais sur une période donnée qui correspond à un moment particulier de leur vie.

Comment nous nous faisons utiliser (avec plaisir)

Ce qui est intéressant, c'est que, avec toutes ces modalités d'arrivée et d'usage de l'association, nous nous retrouvons sur le même plan : animateurs, utilisateurs, force de proposition, force de demande d'un moment…

C'est cela la construction coopérative. Nous ne savons pas encore quels projets vont se développer ce printemps et cet été.

Pour notre groupe, goûter au parc

Mais nous pouvons déjà dire comment et selon quelle méthode. Chacun sera invité à proposer ses initiatives et à les ouvrir sur d'autres

personnes d'autres groupes que ceux auxquels il appartient déjà.

Dans différentes occasions , nous sommes invités par des collectivités à proposer des animations.

Or,

nous n'avons d'autre animation à proposer que celle de notre fonctionnement permanent ; mais il faut témoigner ici que celui-ci est très vivant et qu'il se met naturellement en place.

Aussi nous ne sommes jamais embarrassés pour répondre présents; oui nous viendrons et notre apport consistera à mettre le temps et l'espace qu'on aura au service des besoins de ceux qui passent.

Pour autant,

nous ne nous contentons pas de l'entre soi, de l'entre nous ;

au contraire, nous allons observer et regarder comment les autres s'y prennent, à Chilly, à Ris-Orangis, à Paris et nous allons ensemble le découvrir.

Contes avec la bibliothèque

L'été et les beaux jours sont bientôt là, nous allons être sollicités encore davantage.

Aussi, grâce au poste attribué par la Région, (en l'attente de la confirmation par le CG de la prise en charge complémentaire), nous n'allons pas tarder à recruter un troisième permanent.

Nous souhaiterions que celui-ci (ou celle-ci) s'axe plus particulièrement sur l'accueil des petits (et de leurs parents) ; en effet, le stage d'Aurélie touche (malheureusement) à sa fin et il nous laissera sur la nôtre (de faim) pour continuer d'accueillir les petits qui viennent aux bibliothèques et ateliers de rue.

En attendant ce surcroît d'activités, nous avons dû faire avec des semaines raccourcies (1 et 8 mai) ; il est difficile dans ce cas pour nous de faire tenir en moins de temps tout ce qui est prévu, tout ce qui est engagée.

Sacha et son chef d'oeuvre

Cette semaine, le Conseil d'Administration s'est réuni pour faire le point sur les nombreux projets en cours ou en construction. Nous avons passé en revue les prochaines fêtes que nous allons faire dehors, dans le quartier dans les deux mois qui viennent , avec les moyens du bord et toute notre bonne volonté.

"Offrir Délivre";

nous allons semer des livres dans tout le quartier pour voir s'ils poussent (idée de Sophie); ateliers de rue pour la fête des voisins, pour la fête du quartier, ... et des soirées musicales (en salle et sur le terrain). Qu'on se le dise!

Chronique des Robinsons

Mercredi: Nous nous sommes d'abord rendus au centre social pour écouter de belles histoires de loups, de monstres et autres personnages à la barbe bleue. Après quelques contes, les enfants faisant ressentir leur besoin de mouvement, nous avons été à la ludothèque avant de goûter dans l'herbe du parc Nativelle.

Jeudi: Un arrosage rafraichissant vient soulager semis et plantations de la chaleur épaisse qui règne aujourd'hui. Puis il est temps de rendre visite à nos ruches : Patrice s'essaye pour la première fois au métier d'apiculteur. Nos amies ailées sans faire de zèle amassent miel et pollen et résistent vaillamment aux assauts des fourmis.

Samedi: Ce samedi le temps n'est pas avec nous pour faire l'atelier de rue au quartier de la villa St Martin. Mais heureusement, le local de bel-air nous permet d'assurer quelles que soient les intempéries nos ateliers et notre présence nécessaire auprès des enfants. C'est ainsi que nous avons peint les ruches pour les uns, des T-shirts pour les autres, et jouer à la dînette pour les plus petits d'entre nous.

Dimanche: Les adolescents étaient en majorité aujourd'hui. Après s'être occupés du feu et avoir préparé le repas, ils ont rejoints les plus âgés pour jardiner : repiquage de salades, désherbage et BRFisation des oignons, semis de persil, débroussaillage des framboisiers et des artichauts… que du bonheur.

02 Mai: Seuls ceux qui possèdent la clef des champs et la clef des songes ouvriront sur une société ouverte

(R. Vaneigem)

Caracoles: c'est la technique de l'escargot. Nous faisons nos sorties depuis un centre, en nous éloignant progressivement.

Qui peut savoir combien il est difficile de sortir quand on n'a pas de racines?

En pédagogie sociale la sortie est un exercice compliqué car elle crée de la frustration parmi ceux qui ne parviennent pas à se mobiliser ou y prendre place … et elle entraîne un risque important de déserter le terrain.

Depuis quelques semaines, et parce que cela motive également les permanents,

nous cherchons une autre façon de sortir :


- Il s'agit pour nous d'employer les transports en commun
- Il s'agit d'aller voir des " structures sœurs ", des actions qui répondent ou qui complètent ce que nous vivons dans l'association ;

c'était le Cafézoïde la semaine dernière, c'était TRACES ce mercredi où les enfants ont rencontré d'autres enfants , dans leur atelier de créativité (plastique et sociale)


Merci à nos amis de nous recevoir ; nous allons continuer cette forme de " correspondance Freinet", entre nos actions. On espère bien qu'ils vont aussi venir ; nous avons des atouts ... de terrain.

Nous voulons assurer les ateliers car ils sont le cœur de notre activité et ces jours de Mai nous donnent un avant goût de la période estivale où ils sont si importants quand les structures éducatives comme l'école (et tant d'autres aussi)… restent fermées.

La participation aux animations et à la vie locale, c'est un peu la même chose ; à nous de trouver une façon coopérative d'y répondre, tout en continuant notre propre travail.

Très peu pour nous

les spectacles les représentations, les démonstrations, nous sommes meilleurs dans les campements, les dégustations, l'accueil, les jeux et discussions sur place, … et d'un événement à l'autre , de la Ville , des institutions, c'est ce que nous essayons de transformer tout au long de l'année.

On pose avec l'artiste Kouka

Les semaines à venir seront de ce point de vue chargées, de la fête des voisins, où nous comptons nous rassembler tout en regroupant les adhérents des différentes résidences, à celle de " la ville et du quartier ", en passant par les autres projets de soirées musicales au terrain, et ailleurs…

Quand on a peu de moyens, on se concentre sur le concept, le lien et la construction collective. Cela n'a pas de prix !

Chronique des Robinsons

Mercredi:

Nous sommes allés rendre visite à l'association TRACES , de Belleville à Paris. Chacun s'est donné à cœur joie à la pratique de la peinture, de l'argile et du bricolage. Myriam a même réparé et peint une vieille guitare. Nous avons goûté et remercier toute l'équipe pour leur chaleureux accueil. La prochaine fois ça sera à notre tour de recevoir TRACES à Longjumeau.

Jeudi:

Jardin :on repique les salades, on arrose les semis, on désherbe, on grignote des fraises et des radis…

Dimanche:

Découverte d'insectes différents

Et puis pour finir, comme d'habitude

un dimanche de fête.

Un dimanche avec les amis qui passent, une nouvelle adhérente qui vient pour la première fois et un impressionannt groupe d'ados, et moi ... et moi ... et moi...

Et oui les petits partagent aussi avec nous notre amour d e la terre" (Sandra)

On a planté (tout plein de choses: maïs, patates, fenouil, salades, menthe, etc.) On a préparé de nouveaux terrains et tout le monde a rapporté chez soi: salades, radis, oseille...

Yann, Morgane, Sandra et Killian ont mis en place un abri pour le feu (quand il pleut); ils ont aussi fait une réserve de bois mort à sec. Sandra a aidé à choisir les photos pour les Chroniques; elle va aussi ouvrir un blog sur Robinson. A suivre...

Paroles d'ados (par Aurélie)

Cette semaine les ados de l'association culture robinson nous racontent leur dimanche au terrain:
Yann 16ans " J'aimerais bien avoir des trucs genre du bois des journaux pour faire du feu. Morgane Kilian et moi, on a ramassé du lierre pour faire du feu. Et Sandra entre parenthèse (rire)."

Chacun agence son travail

Sandra 16ans " J'aime bien l'ambiance sympathique, tous le monde est sympa; du coup t'as encore plus envie de bosser quand tout le monde est sympa. Et c'est bien pour apprendre tout ce qui est sur la plantation, jardinage et expériences personnelles.
Il y a une ambiance amicale ici, et c'est pas comme ça partout. Avec le barbecue on apprend aussi l'autonomie et c'est cool.
Et les pique-niques, en plein air c'est sympa aussi. Chacun fait goûter ce qu'il a fait et on peut savoir si c'est bon."

(Sandra avait préparé pour ce midi... 3 gâteaux!!!)

26 Avril: Nous ouvrons les chantiers au public

Savez vous à quoi ressemble une de nos soirées musicales?

C'est difficile à décrire, c'est un ensemble de moments de jeux entre nous, où les uns et les autres nous lançons. Les enfants inventent des chansons, les ados se font danser avec les percussions; Hacene fait chanter tout ce monde.

Les couloirs aussi sont investis

Et cela se passe à la fois dans la salle, mais aussi dans le couloir, voire dehors... Et ce qui est intéressant c'est de voir cette fête évoluer mois après mois.

Les mêmes enfants, adolescents et adultes qui ne se sentaient pas de se montrer, se risquent au jeu et au regard.

La confiance que nous construisons, produit des effets, des changements, vraiment TRES TRES vite.

Ce que Freinet avait fait connaître sous le nom de "méthode naturelle", fonctionne également en Pédagogie Sociale; les chantiers , nos chantiers s'ouvrent presque tout seuls les uns après les autres, s'entraînant mutuellement... Rien que cette semaine, nous avons pris contact pour "ouvrir" le jardin de Chilly (rencontre avec les travailleurs sociaux qui accompagnaient des personnes intéressées), mais nous avons également rencontré "le cafézoïde" et ses possibilités sur Paris, animé une soirée musicale qui a de plus en plus de succès, ...

Et d'autres projets se dessinent encore;

Mélody invite les enfants à créer eux mêmes leurs animations de rue, et Robin, leurs plantations.

On se resserre

Tout l'art, après cela, est de faire tenir ensemble ces initiatives, de ces groupes, de ces âges: ce sont les pâtisseries et le thé préparés par les enfants qui agrémentent les rencontres avec de nouveaux adultes; de plus en plus, nous solliciterons les capacités de production

et de création des adhérents pour enrichir les temps d'atelier, de présence dans les espaces publics ou au terrain...

Donc il faut ouvrir des chantiers et créer, mais cela ne suffit pas:

Il importe aussi de changer le regard sur le concept de "dedans/dehors". Notre collectif, nos groupes d'événements, nos groupes organisateurs, ne se définissent pas selon une répartition "dedans/ dehors", mais "par l'intensité des relations qui s'y tissent".

C'est l'accueil, la convivialité qui font groupe et pas l'identité, ni l'hypothétique appartenance.

Dînette partagée

Et pour cela, nous recherchons des relations fortes, d'importance, du souci pour l'autre: nous nous concernons.

Nous commençons à avoir les retours de nos demandes de subvention 2009... Il faudra encore attendre pour avoir les fonds.

Pour le moment, nous venons de recevoir une notification de subvention de la part de la Ville, et de la Préfecture (ACSE) à la même hauteur que l'année précédente (ces deux subventions correspondent respectivement à environ 2% et 4% de notre budget) ; bien sûr nous sommes inquiets car nous avions eu le soutien en 2008 de fondations qui n'ont pas vocation à soutenir dans le temps les actions qu'elles distinguent.

Nous ne savons pas comment nous allons pouvoir remplacer ce soutien.

Petits et grands à la soirée musicale

Une bonne nouvelle

C'est la notification du troisième emploi tremplin accordé par la Région (nous attendons la confirmation du soutien complémentaire du Conseil Général). Nous allons pouvoir mieux répondre aux besoins et aux attentes d'un public croissant (mercredi, nous avons dû refuser du monde).

Nous attendons également avec intérêt le retour de l'impressionnant dossier de proposition de création d'une structure d'accueil de la petite enfance pour le quartier sud et qui répondait à l'appel à projets de la CAF et de la DIV.

Une structure conforme à nos pratiques: mélange des âges (ouverture aux fratries), acceuil étendu (horaires atypiques et permanence d'accueil), et circulation dans les rôles (accompagnement à la professionnalisation de parents)

Chronique des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:

Mercredi: Sortie à Paris avec un groupe de 10 enfants et adolescents. Les enfants apprennent à prendre les transports en commun en nous guidant dans le métro. On pique-nique au parc de la Villette, puis on visite le cafézoid,

un café pour les enfants

où ils peuvent profiter des jeux, des instruments de musique…

Jeudi : Rencontre, avec nos adhérents, des partenaires de l'appui à l'insertion, du Centre Social de Chilly, au jardin de Chilly-Mazarin pour présenter nos activités actuelles et à venir à Chilly et ailleurs.

Projets de jardin

Vendredi Le matin, on organise un départ collectif au marché de Massy.

L'après-midi,

l'atelier de rue à La Rocade

réunit encore beaucoup d'enfants et de nombreux parents.

D'autres nous rejoignent un peu plus tard pour la soirée musicale.

Samedi Tous en route pour l'atelier de rue pour jouer à des jeux de sociétés et s'adonner à des activités manuelles.

De bonnes parties de fous rires ont accompagné cet après-midi pluvieux.

Dimanche Malgré la pluie, nous étions une quinzaine ce dimanche au terrain.

En plus de l'arrosage et du désherbage habituel, on fait des semis de courgettes, potimarrons, aubergines et concombres. Pendant ce temps, les radis poussent, les salades explosent, les tomates se font belles pour sortir de la serre, et les haricots, encouragés par les fèves, pointent le bout de leurs feuilles.

19 Avril: Vos envies prennent vie

" …vos envies prennent vie ". Slogan publicitaire d'une enseigne quelconque (le premier lecteur à deviner laquelle gagne un poster de Jean-Marie Messier), révélateur d'un état d'esprit propre à notre société de consommation actuelle.

Car à l'instar de nombreuses formules mercantiles qui sévissent dans notre quotidien, le message sous-entendu n'en est pas moins clair : " …vos envies prennent vies " oui, mais GRÂCE A NOUS ! C'est ainsi que la publicité, créant du rêve artificiel dont elle nous vend des réalisations à usage unique emballées sous vide, s'évertue à nous réduire à l'état de CONSOMMATEURS.

Ne rêvez plus, ne créez plus, on s'en charge pour vous.


Nous avançons résolument à contre-courant de cette tendance :

-à travers l'association, enfants, jeunes et moins jeunes sont amenés à être les ACTEURS de leur propre projet, depuis sa formulation jusqu'à sa concrétisation.

" Vos envies… " ou mieux " Votre Rêve prend vie, GRÂCE A VOUS-MEME ! ".

Notre groupe, par la mise a disposition de moyens humains et matériels et le cadre qu'il propose, joue simplement le rôle de catalyseur.
C'est dans cet état d'esprit que les adolescents ont organisé une soirée au terrain cette semaine.

Veiller ensemble

Une expérience qui, par le travail d'organisation qu'elle implique, constitue un pas de plus vers l'acquisition des outils nécessaires à l'accomplissement de soi, à la réalisation de son Rêve intérieur.

Une petite rêve-évolution, en quelque sorte.


Mais pour évoluer vers un rêve, encore faut-il savoir se le révéler à soi-même. Notre association, par les liens qu'elle tisse entre les personnes et les passerelles qu'elle établit entre les lieux, internes (Villa saint-martin, Bel-air, la Rocade) et externes au quartier (bibliothèque de Longjumeau, terrain de Saulx-les-Chartreux, parc de Chilly-Mazarin, lieux culturels à Paris…), crée l'ouverture aux autres nécessaire pour s'ouvrir à soi. C'est en ouvrant des fenêtres vers l'extérieur qu'on révèle l'intérieur.


" Amour " et " Liberté ".

Ce sont les deux mots inscrits à la craie de couleur sur le béton gris des réservoirs d'eau. On le voit de loin, c'est à peu près le format d'un slogan publicitaire. Le problème c'est que c'est gratuit, que les réserves sont inépuisables et que la production appartient à tout le monde. Les enfants n'ont aucun sens des réalités économiques.
(Cette semaine, l'édito a été écrit par Robin)

Chronique des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:

Mercredi : Grandes courses avec les ados pour préparer la soirée de mercredi au terrain. Au menu salades pour les végétariens, merguez, camembert à la braise et bananes au chocolat.

Jeudi : Première sortie à notre nouveau terrain à Chilly-mazarin avec les adhérents de l'association. Tous les enfants ont fait timidement connaissance avec les animaux présents dans le parc (poneys, lapins nains, poules, chèvres…)

Soirée au terrain de Saulx les chartreux avec Morgane, Yan, Mégane et Killian accompagnés de Robin, d'Aurélie et Mélody. Installation , préparation du repas sous un ciel menaçant. Après notre dîner nous sommes tous allés faire une promenade nocturne dans les bois. Quelques chutes accompagnées de fous rires. Un grand esprit de coopération pour sur-monter ses peurs ou une pente glissante. Tout le monde est reparti fatigué mais heureux de ce moment passé ensemble.

Vendredi : Atelier de rue à la Rocade sous le signe de la lecture et de la découverte d'album. Beaucoup d'enfants, de parents présents pour

apprécier toutes ces jolies histoires.

Lire pour tous les âges

Samedi : Grande partie de Bonne paye pour un groupe de filles et jeu de cartes pour les grands ados qui se sont joint à nous. Tout un groupe s'est pris au jeu de dessiner à la craie sur le château d'eau du quartier. Et nous avons conclu cette après-midi pluvieuse par un goûter au local pour réchauffer nos corps et nos esprits.

Prendre le temps de jouer en société

Ce Dimanche:

Nous étions nombreux comme un camion (c'est à dire 9), mais bien entendu, deux autres Robinsons nous ont rejoint à pieds; chaque semaine, c'est pareil: nous revenons plus nombreux qu'au départ: nous ignorons les pertes.

C'était un beau dimanche comme on en veut; on a planté largement , patates, haricots, salades, mais on a aussi entretenu le terrain, réparé les trous du grillage, aménagé l'espace, protégé les rhubarbes, etc.

Organisation du dimanche

Et puis le jardin, ce n'est pas que le jardinage:

On a aussi eu le temps de faire une petite ballade en forêt pour Marion et Myriam. Les ados sont également allés voir les chevaux du manège le plus proche et ont invité les enfants à venir avec eux.

La serre produit nos plants

Paroles d'enfants par Aurélie

Mercredi 15 Mars
Aya, 6 ans " J'ai aimé toucher les animaux.
Naïla, 7 ans " J'ai aimé les animaux. J'ai aimé parce qu'il y avait deux parcs. J'ai aimé qu'on était parti à Chilly-Mazarin. "
Vendredi 17 Avril à propos de la soirée.
Morgane, " J'ai trop aimé, j'aimerais trop recommencer mais plusieurs jours et quand il fera plus chaud parce qu'on a eu tous trop froid et avec les mêmes personnes. "
Samedi 18 Avril
Naïla, 7ans " Moi j'aimerais qu'un jour on aille au cirque ou au ciné. "
Rania, 6 ans " J'ai pas aimé quand ils ont jeté les craies. Et j'ai aimé quand on a monté et qu'on a fait le pont pour grimper. "
Sarah, 10 ans " je me suis bien amusé et j'ai bien aimé que je sois montée pour dessiner et de jouer à " La Bonne Paye " avec Ines, Robin, Yasmine, et Aurélie"

12 Avril: C'est chaque jour qu'il faut GRANDIR la ville...

On lâche pas nos rêves

Les manifestations annuelles, exceptionnelles ne peuvent à elles seules

combler ce grand vide qui remplit les quartiers ; c'est en effet tous les jours qu'il faut inciter, encourager aux échanges, à sortir de chez soi.


Dans ce domaine, nous avons repéré des pistes et des outils ; il ne suffit pas d'être dans les espaces publics à " attendre le chaland " ; il faut avoir déjà initié au sein d'un petit groupe "de démarrage", une action ou un projet qui nous motive ;

il faut être absorbé, passionné par ce que l'on fait, pour que d'autres viennent.

Matière à jouer

L'énergie c'est contagieux,

comme la passion. Et i l en faut en période de grande répression, de grande dépression, pour secouer la torpeur, reprendre la main sur son temps.

Les enfants sont nos alliés naturels,

mais nous devons en plus témoigner des adolescents, de plus en plus présents parmi nous, prenant l'initiative de nous amener des idées, des projets. C'est Borys qui remonte son association, Yann et tous les autres venant nous présenter les détails d'un bivouac qu'ils vont organiser.

C'était " Batissiel ", mercredi dernier

quand nous avons accompagné nos partenaires collégiens et leur enseignant à un concours national de technologie. Nous vous parlerons davantage de cette création primée des collégiens, en lien avec notre asso, sur le thème de "l'eau"; sur le même thème,

deux classes viendront nous rendre visite sur les terrains en mai (le 27) pour créer des textes et des poésies sur ce thème.

Et comme des projets, il en faudrait encore bien plus,

c'est Nicolas, vice-président d'Intermèdes,

qui va rendre cette semaine un ambitieux projet pour la Ville et le quartier de structure multi-accueil petite enfance (étendu aux enfants des fratries), à ouvrir y compris le soir et le week-end. Nous répondons là à un appel de la Politique de la Ville, à une commande des CAF. Nous avons un projet qui tient…

sera-t-il soutenu ?

Notre groupe au parc... d' à côté

Nous avons aussi des partenaires, et nous organisons une correspondance et des relations avec eux; nous allons découvrir avec un groupe de Robinsons, le travail du Cafézoïde à Paris ( le 22.04), puis nous retournerons voir nos amis de Traces (le 29.04).

Chronique des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:

"Mercredi:

Allez, tous en route pour la ludothèque de Longjumeau! Nous avons apprécié de jouer aux nombreux jeux mis à notre disposition : baby-foot, billard chinois…
Les filles ont profité de l'espace dînette et des poupées. Nous avons goûté dans le parc de la bibliothèque où chacun à pu faire part de qu'il a apprécié ou pas de cette journée. Nous avons terminé par un cache-cache à l'initiative de Yasser.

Pour les abeilles, c'est la rentrée!


Pendant ce temps, Robin et JJ. sont allés faire quelques courses pour le jardin (manches d'outils, semences de Pommes de Terre) et préparer du sirop pour nourrir les abeilles. En fin d'après-midi, Yann est venu faire une partie d'échec au local, et organiser le bivouac de la semaine prochaine.

jeudi, c'est le jour et le tour du terrain;

l'après-midi, on rend visite aux abeilles, pour voir si elles vont bien et les nourrir un peu (elles sont en pleine forme). Ensuite on passe au jardin pour arroser les semis.

Investir "nos" marchés de banlieues

Vendredi Le matin, nous avons organisé des courses collectives au marché de Massy. Deux conteurs sont venus enrichir notre bibliothèque de rue; ils nous ont invité à un merveilleux voyage dans l'univers des contes et merveilles. Animaux et personnages féeriques ont ravi le cœur de tous les enfants présents.
Nous avons également reçu la visite des deux futures stagiaires Emeline et Pauline.

Samedi. C'est Amina qui raconte: " Aujourd'hui il y avait neuf enfants, il y avait des activités de rue pour les enfants. Et il y eu Aya et Salwa qui sont venues juste avant le goûter. Pendant le gouter tout le monde est venu pour le gouter. "

Kim, notre stagiaire prof de sociologie... en plein foot


Salwa :
Aujourd'hui c'était trop bien j'ai lu des livres et passé du temps avec Melody et tous les autres petits enfants qui était là. Cette journée a été bien en plus : TROP DE CHANCE ONT A EU DU SOLEIL !!

05 Avril: Lire sa Ville, le Monde, former, transformer...

Nous voulons "nous apprendre" dans tous les sens du terme: apprendre à se connaître (soi et les autres) mais aussi se reconnaître et s'enseigner.

On nous demande souvent ce que l'on peut faire des contacts et relations une fois qu'ils sont établis. Que faire de la durée et de la fidélité?

La réponse est simple, nous souhaitons en apprendre quelque chose; mais nous voulons aussi former tous ceux qui le veulent à ce que nous avons appris, c'est à dire, transformer.

C'était justement ce samedi, l'interrogation que nous avions partagé durant le chantier de Pédagogie Sociale.

Nous étions 30, 30 acteurs associatifs, porteurs d'actions et d'interventions hors institution, 30 porteurs d'initiatives sociales, globales, durables...

Chantier de Pédagogie Sociale à J2P

Nous étions réunis à J2P , Centre Social populaire et convivial, qui comme nous l'a présenté Frédéric Jesu, membre du Bureau de J2P, "est né de la rue". Intermèdes-Robinson, très représenté ce samedi, revient de ce centre avec un projet d'échanges entre nos deux jardins (J2P cultive un jardin parisien, sauvé du terrain vague), et des visites les uns aux autres.

Lors du chantier, passé le traditionnel tour de table qui rendait visible une fois de plus la richesse étonannte de ce groupe plein de nationalités, métiers, expériences, nous avons recherché un objectif fédérateur pour nos travaux et nous l'avons trouvé: nous allons travailler à construire des contenus de formation, en lien avec la Pédagogie sociale et les diffuser.

Une fois l'objectif défini, les grandes lignes se dessinent:

- Nous voudrions former à la sécurité des relations sûres et confiantes, pour en finir avec le tout sécuritaire

- Nous voudrions former à l'approche communautaire, pour éviter le communautarisme,

- Nous voudrions former à la production et la recherche de financements, pour sortir de la dictature de la finance, et des profiteurs

- Former à la production, pour sortir de la passivité

- Former à la valorisation des espaces délaissés, et pas au concept flou de l'environnement,

- Former à la coéducation avec les parents et pas sur la parentalité.

Le chantier de Pédagogie Sociale aura à réaliser ces objectifs.

Dans l'association, nous y travaillons chaque jour:

Chronique des Robinsons Aurélie, Mélody, Robin:

On s'invite

"Mercredi : Ce midi Myriam nous a concoctés un super déjeuner.

Après un repas si copieux nous sommes partis au terrain à pieds avec Farid, Youssef, notre chef cuisinière Myriam et Yan, notre ados, pour guide.


Myriam 11ans, a écrit : " Aujourd'hui pour faire plaisir à Robin, Mélody et Aurélie un repas Italien Niçois. Salade Niçoise, Tagliatelles au pesto et Tarte aux pommes. Apparemment ils ont aimé. Mais problème la pâte à tarte n'était pas assez cuite. Mais c'était délicieux. Avec l'aide de Aurélie C. De jour en jour j'apprécie les autres mon cœur s'agrandit et ne cesse pas. "

Découverte des vrais outils

Ce jeudi le soleil est encore au rendez vous. C'est sous ces rayons chaleureux que Jean-Jacques, Patrice, Robin et Aurélie sont partis travailler sur le terrain.

A l'ordre du jour: taillage d'arbuste, dépôt de BRF aux endroits stratégiques, encadrement des nouveaux plants de rhubarbes et arrosage des semis. Le tout sous l'œil vigilant de notre jardinier en chef Robin."

Jeudi, dans la rue, "nos Robinsons

Jeudi, encore: "J'ai pris cette photo avec les enfants sur le vélo; je la trouve superbe. Elle montre que chez toi, dans l'association, dans leur quartier il n'y a pas de répartition par âge, chaque grand est un grand frère pour tous. Ils prennent soin les uns des autres. Le lien existe entre eux. Moi elle me plait vraiment cette image" (Aurélie)

Vendredi Pour cette première journée de la bibliothèque hors les murs, quatre bibliothécaires sont venus conter de merveilleuses histoires à l'atelier de la rocade. Monstres et sorcières ont fait rêver nos nombreux enfants présents. Comme toujours ce fameux Charlie s'est dissimulé dans les pages du livre que bon nombre d'enfants ont su retrouver.

La Rocade , la bibliothèque de rue

Petits et grands se sont retrouvés pour l'atelier de rue du samedi à la Villa:

Jeux de cartes, hockey sur gazon, corde à sauter ont ravi tout le groupe d'enfants présents en ce doux après-midi.

La Villa, atelier

C'est un dimanche intime que nous avons eu.

Au terrain étaient présent JJ et son chien Tyron (prononcer à l'américaine), Morgane l'adolescente qui montait aux arbres, Sophie qui est passée nous voir , notre chef jardinier Robin et Aurélie.

Une vie dans les arbres...

Mais comme dit Robin " Ce n'est pas parce qu'on est peu nombreux qu'on doit faire moins de travail". Le rythme est donné. On sème des fèves, des pois, des haricots, des aubergines, des piments, on repique les tomates, on arrose les semis…

Morgane 16 ans, a écrit " Dimanche 5 Avril je suis partie eu terrain c'était super calme, super agréable, chacun son activité c'est top. "

29 Mars: Nos groupes font école

Musique pour et avec tous... par Hacene

L'expression vient des groupes et pas des individus

et notre soirée musicale de vendredi nous en a donné encore un nouvel exemple; si Salwa s'est enfin permis de chanter devant notre assemblée, si Amina, Myriam, Aya, Naïla l'ont suivie, si Nazic nous a interprété de si belles chansons, si toutes le mamans présentes ont accompagné et fait des percussions.

Si la musique de Hacene et Ollentay

nous a entrainé toute la soirée, si Amina fouillait dans sa mémoire pour trouver une chanson qu'elle connaîtrait, si Myriam a demandé un stylo car elle avait l'idée d'en composer une...

Peinture au local...

... C'est parce que notre groupe le permettait:

durée, fidélité, continuité, don et partage, en sont les ingrédients. Du coup c'était une fête, une vraie; avec les petits qui essayaient les instruments , qui les rangeaient, jouaient sur les tapis devant nous.

Une fête où chacun aurait sa place , ce qui nous change un peu de l'ordre des choses, une fête où les qualités, les talents, le courage éclatent... une fête où on est étonné du groupe,

où on s'étonne et se découvre soi-même.

Autoportrait

Et la semaine est à l'image de telles fêtes; nous sommes contents des nouveaux qui arrivent et reviennent tels Patrice qui vient travailler et s'amuser au terrain, et fait la connaissance de Robin et Mélody.

Stéphane prend lui aussi ses repères et habitudes et il faut les voir (lui et Jean Jacques) ,lire les instructions de jardinage, laissées par Robin dans des lettres précises et... peu communes.

" A faire au jardin Avec Amour, semer fèves et pois (...) " suit une longue liste de travaux puis:

" (...) se désherber le crâne. Y planter un sourire . Saluer les oiseaux.

Respirer le printemps et les hydrocarbures . Arroser la Révolution" (Robin).

On ne sait pas si c'est le printemps mais nos projets explosent,

et les démarches au nom de l'association se multiplient par les administrateurs: Sophie boucle le dossier de demandes de subventions pour les formations, Nicolas celui de la création d'une structure multi-accueil intégrée au quartier, ouverte et atypique, Sophie (la seconde, la première, enfin, pas la même...) accompagne les membres de l'équipe et de l'association dans des prises de fonction et objectifs de réalisation personnelle.

Les petits viennent de plus en plus

Les enfants eux mêmes demandent à écrire pour ces "Chroniques", et laissent textes ou phrases (reprises au vol, par Aurélie).

Bref notre groupe suscite l'initiative, l'expression tout autant que le contact ; et on parle de projets... aller voir nos correspondants "artistes" sociaux de Traces , sorties, la manifestation que l'on cogite avec Matières Prises (entre autres) pour la fête des voisins, etc.

Chronique des Robinsons (rédigée par Mélody, Aurélie et Robin)

Mercredi :

Atelier au local de Bel Air. On commence par des jeux d'imagination,

puis les enfants essaient de créer un nouveau graphisme pour

les futures cartes de visites de l'association.

Jeudi :

Aurélie a semé de jolies betteraves pour cet été. Jean-Jacques a bêché.
On a bu du thé, discuté et rigoler sous ce froid glacial. Robin à re-ranger le fond de notre belle serre et planter des radis.
Patrice à parsemé les plans de travail avec du terreau.

Vendredi :


Début de rangement de tous les classeurs de l'association (nos archives).Pour l'atelier de rue nous avons dégusté le délicieux gâteau au yaourt bio qu'a confectionné Aurélie.

Les tout-petits se sont essayés aux nouveaux jeux que l'on a mis à leur disposition. Une partie de loto et de Uno s'est jouée, pendant que Mélody racontait l'histoire de la licorne U. Quelques maman se sont jointes aux diverses discussion de ce doux après-midi.

Parole de Salwa :
"Frank, le gardien nous a donné des jouets et nous les avons ramenés a l'atelier de rue. Aurélie a fait part de nos jouet aux touts petit enfants qui était a l'atelier de rue".

Samedi:

Compte tenu du mauvais temps l'atelier s'est déroulé au local de bel-air. Sarah 10 ans: "Je suis partie à culture robinson et j'ai fait de la peinture puis j'ai joué avec Mamadou et ma soeur, et mon petit frère Ryan et puis mes animateurs préférés."

Ines 9 ans: " Je suis allée à robinson est j'ai fait de la peinture. Avec mon frère et ma soeur."

D'ailleurs, mercredi nous avons demandé aux enfants présent de nous dire ce que représentait Robinson pour eux.
Alors c'est quoi pour vous culture robinson?

" - Un potager!
- Un jardin!
- Des jeux! "


Les ados ont aussi réparé la clôture

Dimanche :
Première journée au terrain pour Mélody. Pour ce premier dimanche notre animatrice a dû faire face a de nombreux contre temps qui ne lui on pas facilité la tâche. Mais, une fois sur le terrain, avec l'aide de Laurent et des enfants, la suite a pu se dérouler normalement sous un temps presque ensoleillé.

Les ados étaient venus nombreux pour prêter mains et bras forts aux jardinage du terrain .

Jean-Jacques nous a fait le plaisir de nous présenter son chien et Patrice d'être de nouveau parmi nous.

Nous étions nombreux pour ce dimanche et surtout chez les jeunes.



22 Mars: Le printemps viendra des quartiers

Notre Conseil d'Administration, de jeudi soir, a été très clair; nous devons organiser plus de fêtes et de manifestations dans le quartier; la fête de mercredi 11 est visiblement restée dans les esprits et sert de référence.

Bien entendu, il n'est pas aisé pour une petite association comme nous de tenir à la fois le quotidien, d'assurer son fonctionnement, d'organiser le jardin, de tenir les relations avec les multiples partenaires, d'accueillir les gens qui arrivent et les personnes que nous envoient les centres d'action sociale, etc.

Nous essayons de tout faire et du coup nous n'avons qu'une seule solution: demander à nos adhérents de nous aider. C'est le secret de notre énergie!

Samedi, au carnaval

C'est ce que nous ferons pour la fête des voisins, en demandant aux mamans de faire la cuisine pour le collectif, c'est aussi ce que nous faisons en confiant des bacs à semis aux adhérents: faire un jardin archipel, une cuisine éclatée.

Deuxième semaine pour Mélody qui prend ses marques et troisième pour Aurélie ; avec notre toute petite équipe, nous arrivons à pallier aux changements, aux départs , aux remplacements (inhérents aux emplois tremplins) et à garantir la continuité des relations, des actions et des projets... avec de si petits moyens.

Des fois, on se demande si ça se voit de l'extérieur...

N'empêche, on aurait bien besoin de soutiens plus solides et durables.

Chroniques de Robin et Mélody

"Mardi : toute la petite équipe s'est formée aux contes ,

à la Bibliothèque.

Mercredi : On emmène les enfants au terrain pour peindre les ruches, faire un peu de jardinage et prendre le soleil.

Jeudi : sortie au terrain. On greline, on bêche, on brasse du BRF, on débla-terre,

Déplacement du BRF

on plante des framboisiers, des fraisiers, on protège les rhubarbes renaissantes, on joue avec le chien… bref, " une belle journée " comme dit Yasser.

Vendredi : Atelier de rue à la Rocade, où les enfants ont apprécies de jouer avec les scoubidous, les perles, la pâte à modeler . Accompagnement éducatif, à l'école Schweitzer, pour le groupe unicité sur le thème de la Chine.

Peinture des ruches

Samedi : Atelier de rue avec des enfants (surtout des petits), sous un soleil radieux. Nous avons confectionné de jolis bracelets et des colliers. Les enfants ont réalisé des collages issus de bandes dessinées et de magazines. Le jeu du UNO a encore une fois remporté un grand succès auprès de ses supporters. "

Déguisements, maquillages, cotillons pour le carnaval avec toute la troupe.

On récupère les confettis

Paroles d'enfants par Aurélie

"Carnaval de longjumeau, la ville fête l'avènement du printemps. Dans les rues de Longjumeau défilent des fanfares avec des musiciens vêtus de rouge, des hommes jouant du bâton, des majorette portant des mini jupes. D'autres portaient des costumes bleus, pourvus d'ailes de papillons...magnifique, le cortège présentait aussi des costumes du folklore portugais, des Antilles, de l'Espagne et des enfants maquillés. D'ailleurs les enfants, venus avec nous (nous faisons le lien entre eux et les événements) nous racontent ce qu'ils ont vu avec leurs yeux, avec leurs paroles.

Rania, 6 ans «  Y en a un! Un clown! Un clown!
C'était trop trop bien et il y avait plein de chaussures. C'était trop bien quand tous le monde étaient avec des confettis. Et moi j'ai fait comme si je faisais du violon .»

Ager 4 ans «  J'ai vu des robes. »

Aya 6 ans «  J'ai vu un loup et j'ai vu un rat.
Moi aussi! Moi aussi! »

Naïla, 8 ans «  Moi j'ai vu des noirs ils dansaient et le chef il tapait sur terre. Il avait un truc (un fouet) et j'avais trop peur de ça. »

Même pendant les fêtes, il y a toujours du monde aux ateliers de rue; comment alors concilier l'événement et le rituel? Là on l'a fait.

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Ce dimanche nous étions 31 (14 adultes et 17 ados et enfants)

En tout cas il y a avait tous les âges de moins de zéro an (une femme enceinte), jusqu'à... on vous dira pas; et en plus les 5 continents étaient représentés .

Et nous avons tous travaillé ensemble à déplacer le gros tas de BRF, à planter les oignons, les fruits rouges, pailler et clôturer les fraisiers, continuer le film (Dominique était là) ,

faire le feu, cuire les grillades, planter des semis, des salades, des radis, arroser et s'arroser (il faisait froid pourtant), etc.

A partir de maintenant, on change de rythme... Bienvenue au terrain!

15 Mars: Nous cultivons la vie dans les quartiers

Mercredi 11 Mars, "Quartier-Sud VSM": Fête des Robinsons et UnisCités, à l'occasion de leur départ (en fin de semaine prochaine).

Une centaine de participants...

C'est un FESTIVAL, des stands, des jeux (chamboule-tout, courses en tout genre, etc ), des jeux coopératifs (jeu du parachute), un goûter, des cadeaux (offerts par les Unitiens) et ... un grand spectacle de jonglerie, danse, monocycle par la compagnie Haut Les Mains (HLM)

Extrait des "Chroniques de Robin": C'est le printemps, Unis-cité s'envole ! Pour leur départ, on organise une grande fête dans le quartier à la Villa Saint-Martin. Les volontaires avaient préparé des jeux sur le thème du printemps, du jardinage, de l'apiculture et de l'environnement. Ça a aussi été pour les enfants l'occasion d'un baptême de l'air/ère communautaire grâce à notre nouveau " parachute " collectif multicolore". Un spectacle de jonglerie, suivi d'un grand goûter, ont clôturé cette après-midi conviviale et ensoleillée".

Les enfants ont la parole et l'écrit: (par Aurélie) :"Je demande a des enfants, autour de moi, ce qu'ils pensent de la fête de ce mercredi

"Illies, 7ans: -  C'est bien, et les jeux là-bas de se lever bah je trouve c'est bien et qu'on gonfle des ballons aussi j'trouve ça bien."

Naïla 8ans: -  Il m'a plu que j'aie des ballons et qu'on a accroché des ballons. Il m'a plu encore les parachutes .»

Arnold, 8ans: -  Bien .

Kirddine, 5ans: -  Moi j'trouve ça bien les jeux. »

Salwa, 12ans: -  Moi aussi, j'ai préféré celui avec le parachute. 

Amira, 5ans: - Ce serai bien si c'était plus souvent".

Harold, 6 ans, m'explique le jeu auquel il a joué: -  Fallait marquer dans le trou. Tu as reussi? - Oui. -  Comment trouves-tu la fête?- Bien. - Est ce qu'on va avoir des cadeaux? - Oui. - C'est le Père Noël qui a ramené les cadeaux? »

Mamadou,10 ans: - Moi ça m'a méga plu, surtout à la fin. J'ai fait des bisous à tout le monde . »

Myriam a écrit sur mon cahier d'observation que j'avais mis à dispositions pour ceux et celles, désireux d'écrire leurs ressenti.

«  Les points de vue de Myriam: Cette fête étant joyeuse, ces jeux avaient tous les critères: joyeuse, heureuse, dynamique […]. Ce fut un plaisir de faire de nouvelles rencontres. Nous étions dans une bulle, pleine de bonheur. Les petits étaient contents , tous ses jeux étaient un rêve devenu réalité. Ce fut magnifique. Certains ne respectaient rien néanmoins ce fut une fête majestueuse ».

Chroniques de Robin: Mardi : Accueil de Mélody et présentation de l'association. Distribution de flyers auprès des parents pour la fête du printemps.

Jeudi : Après-midi au jardin : on prépare les allées, on commence à déplacer le BRF pour laisser la place à une éventuelle prochaine livraison. D'autres font vont acheter quelques outils pour la taille du verger, une nouvelle brouette, des plants et des semis.

Et pendant ce temps, on sème des plants partout

(on a de quoi tenir la saison)

Vendredi : Aurélie a confectionné de jolis masques pour l'atelier de rue en lien avec le carnaval.
Grand rangement et réorganisation du local de Bel-air. Tous ensembles pour les ateliers de rue à la Rocade. Jeux de sociétés, livres, dessins …. étaient de sortie pour le plaisir de tous les enfants. Grâce à de nouveaux jeux , adaptés, aux tout petits nous avons vu venir ces derniers accompagnées de leur maman. Ce fut l'occasion de découvrir pour eux les joies de la pâte à modeler !"

Les enfants sont de plus en plus nombreux à venir

Samedi, c'était dès le matin, le café des parents, organisé par la Réussite Educative, animé par convention, pour le thème "Faut-il les laisser sortir?", par notre association.

Des parents , arrivés au compte-gouttes, ont été finalement plutôt nombreux et le débat s'est gentiment installé entre nous. Nous avons parlé des différences entre la liberté de circuler que nous avions connue, les uns et les autres pendant l'enfance, et ce que vivaient les enfants aujourd'hui. Nous avons parlé des relations entre parents, de l'entraide, et comment les temps communs et les échanges peuvent beaucoup faciliter le fait d'être parents. Samedi, 23 mai, nous animerons un nouveau café des parents sur la question: "Etre parent quand ça ne va pas à l'école".

"Samedi après-midi: Aujourd'hui visite de Kim à l'atelier de rue de la Villa. Les garçons ont ainsi pu profiter d'un coéquipier plus qu'efficace pour le match d'ultimate qui opposait les filles aux garçons ! Les filles ont bien combattu mais n'ont pu gagner. Mais prenez garde nous aurons notre revanche…
Pour les enfants- artistes la reproduction de leur silhouette sur du papier kraft a l'aide de la peinture leur à donné l'occasion de se réinventer le temps de l'atelier…" (Mélody)


"Pendant trop longtemps, les uns ont parlé sans œuvrer, les autres œuvré sans avoir le droit de parler, comme des travailleurs qui ne se rencontreront jamais dans le tunnel où ils se sont engagés." (Célestin Freinet)

08 Mars : Faire vivre de nouveaux espaces ... pour de nouvelles rencontres.

Atelier de rue et Didjeridoo

C'est un nouveau terrain qui va s'ouvrir à nous, à Chilly, dans le Parc du Château , en partenariat avec le

CENTRE SOCIAL (de Chilly), les services techniques et la Ville.

Un jardin différent, plus civilisé, qui a déjà été cultivé... qui nous permettra d'adopter un style de jardinage différent plus classique, mais aussi plus pédagogique: plantes médicinales, aromates interculturelles et légumes plus rares. Des visites seront organisées quand ce sera en place.

Bien entendu, un nouvel espace C'EST UNE CHANCE; car ne serait ce que pour s'en occuper, nous allons devoir être plus nombreux et mettre les jardins, les ateliers de rue, les interventions dans les institutions,

EN RESEAU.

Un terrain, ça crée de la rencontre, un travail à faire, ça crée du lien.

Apprentissage sur site de la taille des pommiers

Justement, ce mercredi, nous avons à la suite visité le terrain de Chilly sous la pluie (nous étions 4 Robinsons trempés ), puis, rencontré le collège avec la Réussite Educative.

Le but: permettre à des enfants en difficulté dans l'espace traditionnel de la classe de s'investir dans les espaces périphériques dans et hors du collège... et de gagner une nouvelle image.

Ce qui compte pour nous: c'est la reconnaissance et la valorisation DANS LE COLLEGE de cet investissement périphérique.

A suivre...

A la Villa, samedi

Mercredi était aussi la journée où Robin et Aurélie ont accompagné les enfants , pour préparer le Carnaval avec l'association du même nom. Les costumes seront enrichis entre nous par des masques lors des ateliers de rue.

Les courses coopératives, c'ets aussi important

Chroniques de Robin: " Mercredi, 6 enfants nous rejoignent au local pour l'atelier du mercredi (salwa, amina, aya, neïla, yasser et farid). Ils y font connaissance de Aurélie (nouvelle stagiaire). Le temps de préparer le goûter, et nous prenons le chemin de la rocade, à la recherche du local de l'association carnaval. D'autres enfants nous rejoignent en cours de route (Yacin, Marouan, Ousmane…). Là bas les enfants choisissent les costumes qu'ils porteront pour le carnaval et repartent avec de quoi fabriquer des masques,…

Masques et peinture

Jeudi : Journée de formation au jardinage et à la taille des arbres avec Daniel Chollet au terrain. Plusieurs adultes étaient présents, dont un nouveau rencontré en chemin, Vincent.
était aussi.

Vendredi : JJ part au jardin à pied : nous il faut qu'on aille faire des courses pour la fête du printemps et l'entretien du local. En fin d'après midi, atelier de rue à la Rocade : confection de masques pour le carnaval et initiation au "Nunchaku" et démonstration de "Didjeridoo" par Vincent.

Samedi: Atelier de rue à la Villa, avec le renfort de vincent et Kim (sociologue Vietnamien): patin à roulette, décorations en vue de la fête du printemps, et toujours, hockey, frisbee, ballon, cerceaux…

01 Mars- 22 Février: Parce que nous veillons les uns sur les autres...

Nous cherchons à donner de la vie au temps que nous passons ensemble; que les stages deviennent qualification , que l'action de l'association nourrisse une réflexion et des savoirs sur les pratiques.

Nous souhaitons que la présence dans les quartiers devienne pouvoir, que les responsabilités vécues par les enfants, deviennent compétences et reconnaissance.

Nous souhaitons que les talents oubliés soient remis au goût du jour et portent leurs fruits.

Sophie part en quête des informations statistiques sur le quartier et bataille dur pour découvrir qu'il en en existe si peu, ou si anciennes;

Nicolas rédige un impressionnant dossier de projet de structure innovante;

Hacene réfléchit aux répétions du groupe de musique des Robinsons.

Le groupe des filles, au local préparent des affiches et des textes pour fêter Chadia (qui s'en va).

Nous, nous recevons les derniers candidats pour le remplacement. Après un vote entre nous, ce sera Mélody qui deviendra la nouvelle permanente de l'association.

Bienvenue!

Robin organise des courses avec les adultes et prévoit la peinture des nouvelles ruches; il assure aussi les ateliers de rue, en lien avec les volontaires d'Unis Cités.

Concrètement nous allons amener au terrain de Chilly du BRF, des enfants et y cultiver des plantes aromatiques et médicinales reconnaissables; l'information sur ces essences donnera lieu à des recherches et de la communication réalisée par les groupes d'enants et adultes... pour accueillir du public, etc.

Dans le quartier, nos espaces aussi sont "archipels", entre les lieux des ateliers, les salles que l'on utilise selon les moments et les usages .

Chroniques de Robin de la semaine du 16:


Mardi 17: C'est les vacances…pourquoi ne pas passer voir les Robinsons ? Et voilà la bande des quatre, qui déboulent dans le local... et vient me prêter main forte pour faire le ménage. Elles repartent déçues d'avoir raté de peu le passage de Chadia, de retour de vacances. Plus tard, elles repassent pour m'apporter des pâtisseries orientales préparées par Assia (un délice !).

Jean Jacques aussi vient en début de soirée tailler un brin de causette. Le travail administratif en est quelques peu perturbé, mais suit son cours (entre autres : transfert d'urgence de l'appareil photo au bloc opératoire de Darty).


Mercredi 18 : Réparation du camion. Rencontre avec Sylvie, conteuse de " Contes en escaliers ". Atelier de rue à La rocade (frisbee, ballon, raquettes…) et Atelier au local de Bel-Air, où les enfants préparent un cadeau "d'au-revoir" à Chadia : un assemblage de photo sur un panneau décoré de peintures.


Jeudi 19:
Expédition à "La croix-blanche", pour récupérer un sommier et un matelas commandés par Nada. Au passage, on achète de la peinture pour protéger les ruches. L'après-midi, un groupe part au jardin (travail du sol, arrosage des semis, mise en place de la clôture) et un autre reste dans le quartier pour l'atelier de rue. Les habituéEs de Robinson préparent des crêpes au local pour Chadia qui devait passer dans la soirée.


Vendredi 20:
Réunion d'équipe. Les filles viennent faire un peu de ménage au local, puis Alison les emmène au cyberespace. Atelier de rue à La rocade : balle au prisonnier, atelier pâte à modeler… (une quinzaine d'enfants, beaucoup de mamans aussi).


Samedi :

Atelier de rue à la Villa : cache-cache, balle au prisonnier, dessin à la craie, pâte à modeler…

La fête du 11 Mars se prépare

Rappelons que c'est l'événement de départ des volontaires Unitiens. Il faut les remercier de tout le travail entrepris par eux sur le quartier; les nouveaux ateliers de rue, c'est eux, l'accompagnement scolaire "Nature" à l'école Schweitzer, c'est eux.

Cette fête du 11 mars ils la peaufinent aussi; stands, jeux et vie des espaces publics.

Le jardin de Chilly: c'est parti!

Borys et Gaby (deux administrateurs ados) nous ont accompagné à l'ultime réunion de lancement de projet "Jardin" avec le

Centre Social de Chilly et la Municipalité. Depuis la convention est en route.

Qu'on se le dise... Les Robinsons ouvrent un troisième terrain de cultures... dans le parc du château de Chilly. Une bonne nouvelle pour les adhérents de la Ville et les nouveaux contacts à établir, mais pas seulement.

Nous voulons des "jardins archipels", comme nous souhaitons des locaux "Archipels" dans les quartiers;

des espaces complémentaires dans les usages, les publics, ... et qui échangent entre eux.

 

 

Chroniques de Robin de la semaine du 23:

Mardi : Travail administratif avec gestion parallèle du club des 4, qui font un peu de ménage. Salwa prépare un gâteau.


Mercredi : Courses à Ed : Brian et deux autres enfants m'aident à charger/décharger les courses. Préparation de la fête du printemps avec Unis-cité (plus que 3 jours pour préparer !). Atelier de rue à la Rocade : 1,2,3… Soleil !

Beaucoup d'enfants (une vingtaine), quelques mamans aussi.


Jeudi : Jardin avec JJ : binette et grelinette (sont dans un bateau). Atelier de rue à la Rocade...


Vendredi : courses Ed, passage à darty : l'appareil photo est remis sur pieds.

Préparation de la soirée musicale.

Atelier de rue à la Rocade : jeux et bonhommes en carton (après une tentative de vol de patin à roulette, un enfant se fait brutalement réprimander par un des parents présents).

Dimanche, essais de pilotage

Beaucoup de monde à la soirée musicale, et grâce aux nouveaux instruments, les enfants ont pu se joindre aux adultes,

Hacene a orchestré cette joyeuse cacophonie .

Amina a "scotché" tout le monde, par son aisance et son sens du rythme; elle a trouvé un domaine d'expression qui lui convient!

 

On aimerait mettre les photos! Elles vont arriver: Assia va nous les envoyer !


Samedi : Atelier de rue , à la Villa: délivrance (version coopérative du loup), balle au prisonnier, patin à roulette, frisbee, hockey,

une coccinelle…et deux ratons laveurs...

 

Là c'est la coccinelle...

ET CE DIMANCHE PREMIER: Les Robinsons étaient très nombreux (Robin a dû faire deux voyages avec le camion) pour passer la journée au terrain; les enfants, ados et adultes présents ont continué de préparer des parcelles en les enrichissant de compost.

Les enfants ont préparé comme d'habitude le repas commun puis Mylène a organisé une ballade dans les bois...

On récupère, des arbres tombés de la tempête, des piquets pour refaire une palissade (on nous a volé des outils).

Pria et JJ construisent

D'autres projets se dessinent:

Une bibliothèque de rue

Après le départ des volontaires d'Unis Cités, que faire? Un projet est en cours avec la Bibliothèque pour mettre en place une bibliothèque de rue avec des intervenants d'Intermèdes et une professionnelle.

Les livres viendraient de la bibliothèque... Le contexte serait, bien sûr l'atelier de rue, avec sa vie et la part importante d'initiative enfantine que cela induit...

Une fête du voisinage...

Le 29 Mai, pourquoi pas, comme les autres... Mais avec une particularité: ateliers de livres à lire et à donner, animations et débats publics... C'est encore en préparation; on en reparle... Le thème? "OFFRIR DELIVRE" (des livres)

A suivre....

Etre parents, on en parle...

Intermèdes vient de passer une convention avec le dispositif de Réussite Educative de la Ville; l'objet ets d'animer deux débats du samedi matin, ouvert à tous les parents du quartier et de la Ville. Le premier se tiendra le 14 Mars et aura pour thème:

" Faut-il les laisser sortir"?

(devinez notre avis)

15 Février: Nous cultivons le désir d'agir sur nos vies

Jeudi, La Rocade

Parce que Myriam veut devenir "la présidente à la place du président" (de l'association en attendant la République)

Parce que Hacene veut former le groupe de musique des Robinsons

Parce que Sophie a de plus en plus envie de créer son association

Parce que Allisson et Déborah ont trouvé l'envie de faire des animations scolaires

Parce que Salwa rêve enfin de nous montrer à tous comment elle chante (bientôt, elle se lancera)

Parce que Assia a bien envie de fabriquer et coudre des costumes pour nos "manifestations",

Parce que Naïma voudrait bien amener ses amies à venir agir avec nous...

... D'abord on porte un projet et puis après on est porté par lui... Il nous entraîne (et parfois nous donne l'impression de bien trop nous lier) vers des actions que l'on n'aurait pas prévues, mais qui en fait délivrent tout le sens de l'intuition initiale.

Répétition des "Robinsons", ce samedi

C'était encore une semaine "Patchwork", avec une dominante réunion et décisions:

- Lundi, nouvelle réunion avec le Centre Social (de Chilly) et la Mairie; on organise la convention pour faire vivre le jardin potager du Parc. On met au point les moyens d'associer les personnes intéressées de Chilly, de venir participer au projet et prendre contact avec l'association. On envisage des animations autour de ce jardin (en faire par exemple un lieu de démonstration de la technique BRF.

Mercredi,"Offensive Peinture".

- Mardi , participation au Conseil de Quartier; il y a là un tel besoin de parler éducation, de parler du social... Une telle envie de comprendre et d'agir sur son environnement. La question qui revenait sans arrêt dans cette assemblée était "Que faire?"

- Mercredi,Chroniques de Robin

"On amène la ruche à Abdel au collège : il va essayer d'en reproduire une avec les élèves, en l'améliorant. Atelier de rue : dès 14h, les enfants s'impatientent et nous harcèlent au local. A 14h30, la sonnette ne s'arrête plus : il faut y aller. Au programme : peinture (collective puis offensive), corde à sauter, cerceaux, jeu de cartes. Au retour les enfants nous suivent, d'abord à Bel Air puis aux Arcades..."'

-Jeudi, c'était notre Conseil d'Administration à nous, le premier depuis l'Assemblée Générale, avec tous nos administrateurs enfants, ados, adultes et des adhérents venus assister (c'est ouvert). Les infos circulent, puis on fait des projets, on pose des questions, on choisit, on débat, on décide ... Bien entendu nous avons pris des résolutions à l'unanimité. Robin: "Unis-cité prépare activement la fête du printemps. Atelier de rue à La Rocade".

Accompagnement éducatif, vendredi

- Vendredi. "Robin: Les Unitiens avaient préparé une intervention à l'école Schweitzer, dans le cadre de l'accompagnement éducatif. Vendredi dernier, ils avaient tenté de définir avec les enfants les caractéristiques du vivant en leur montrant comment faire germer des lentilles. Cette fois, en tenue d'apiculteur, ils ont retracé avec le groupe les étapes de fabrication du miel par les abeilles. Les enfants ont même pu ouvrir la ruche que nous avions apporté en classe et, certains, pour la première fois, goûter du miel !"

Chantier pédagogie sociale-Samedi

Samedi c'était le chantier de Pédagogie Sociale qui se réunissait de nouveau avec plein de volonté de définir , explorer cet OVNI: la Pédagogie Sociale, cette envie d'agir, ce curieux mélange de développement de la personne et du territoire. Avec plein d'expériences à raconter.

Une réunion réussie avec plus de 25 participants, étudiants, EJE, éducateurs, psychiatre, enseignants, artistes, parents, porteurs d'initiatives sociales, etc.

Hockey, samedi

Une réunion de soutien, entre nous, d'échange, de renforcement et de travail. Du coup, nous avons fixé la suivante dans le Centre Social Associatif où Frédéric est volontaire. Ce sera le 04.04, à J2P, à Paris , dans le XIXème arrondissement.

Pendant ce temps," Atelier de rue à la Villa : foot, dessins à la craie sur le trottoir, pâte à modeler, hockey…"

C'était aussi la semaine de la tempête , à l'image des tempêtes sociales qui nous secouent de plus en plus. Celle là a déchiré notre pauvre serre. Robin et un groupe d'adulte sont allés tenter de la réparer ce vendredi et, dimanche, on l'a rapiécée. Pourvu que ça tienne!

Pourvu que ça tienne!

On scotche, dimanche.. horizontal!

Ce dimanche, le terrain avait pris des allures de fête, plusieurs familles et la visite de Kim, sociologue viêtnamien, spécialiste du travail avec les enfants des rues et celles de Pierre (ancien volontaire Unitien), venu développer un projet dans le cadre de sa licence, et celle d'Aurélie, stagiaire éducatrice de jeunes enfants.

De nouveau, repas au soleil?

Nous avons allègrement retourné (à la grelinette) de nouvelles parcelles et mélangé avec du compost; les enfants ont aussi planté sous serre des oignons, des poivrons, des tomates, du basilic et de la salade... C'est le début, on commence la belle saison!

 

Maintenant, les Chroniques prennent quelques vacances, ... du fait des congés du "Chroniqueur" ..

... mais les activités de l'association CONTINUENT !!!

8 Février: Non pas du pouvoir "Sur", mais du pouvoir "Pour"... (Sophie)

Le "Pouvoir sur" ne nous intéresse guère et cela constitue, parfois, , un handicap quand on constate que les places sont souvent prises et occupées par ceux qui cherchent ce type de pouvoir; plutôt que des places, nous cherchons des lieux; plutôt que des subordonnés, nous visons à servir.

A Robinson, nous savons que le vrai pouvoir relève du don et du service. Nous savons que la véritable relation réside dans la durée et la confiance donnée.

Ce vendredi, à la Rocade

Et, petit à petit, les ateliers de rue s'installèrent à Bel Air - La Rocade; les volontaires voient revenir de plus en plus d'enfants avec lesquels se nouent des relations (comme nos relations à nous se tissent aussi avec les volontaires que nous apprenons à mieux connaître).

Les Unitiens repartiront fin mars et nous réfléchissons avec eux à un événement de quartier pour marquer leur venue, une sorte de fête, des jeux, ... des événements pour marquer le quotidien. Ça se prépare, on en dira plus à mesure...

Jeudi, Bel Air: le goûter

Mais "le Pouvoir de...(+ infinitif)" ça nous intéresse aussi, comme celui de la formation; le printemps qui se dessine verra revenir les formations ouvertes à tous les âges pour se qualifier à soigner les abeilles. Nous nous formerons (avec des pros), enfants , ados et adultes et nous installerons trois nouvelles ruches qui attendent le redoux, à la cave.

Les enfants de l'école Schweitzer , quant à eux, découvriront le fonctionnement d'une ruche la semaine prochaine, grâce à Alisson et Déborah, qui s'associent à l'accomagnement éducatif.

Cette semaine, les écoliers ont étudiés la germination.

Nos objectifs partagés: enrichir l'accompagnement éducatif, faire le lien avec notre démarche environnementale, faire pousser des contacts, semer des liens.

Atelier d'intérieur, ce samedi

L'éducation, c'est parfois un climat, une ambiance que l'on retrouve comme quand on passe au local et que l'on rencontre ceux qui reviennet des ateliers: discussions, partages, goûters.

Des enfants passent dire bonjour. Ils s'incrustent sur un ordinateur, écoutent des chansons, chantent à leur tour.

On parle de projets, Fahrid a des idées d'activités et de projets: il reviendra une heure plus tard avec deux feuilles où il les a notées.

Ambiance que l'on connaît bien, ambiance coopérative, ... fraternelle!

C'était encore une semaine à faible encadrement, heureusement avec les volontaires, mais aussi des stagiaires spontanés qui vont et viennent régulièrement; et puis il y les ados, et les habitués toujours prêts à donner un coup de main.

 

Jeux d'extérieur, ce mercredi (Ça gèle!)

 

Mais on n'arrête pas non plus les contacts avec les partenaires (toujours le futur jardin à Chilly), les dossiers de demande de subvention (les Réseaux d'Ecoute Et d'Appui à la Parentalité, la Fondation pour l'Enfance : c'est parti!

Jeunesse et Sports, ça commence.

Et on continue à créer des projets nouveaux, comme de créer cet accueil pour jeunes enfants, dont le quartier a tant besoin, et que nous voudrions ouvert sur la vie, ouvert sur la Ville, à horaires atypiques, ouvert aux fratries et ... qui permettrait la mise en réseau de nombreuses actions: formation, travail de rue, jardinage, environnement...

Toujours fragile, ce qui fait la force de toute action d'innovation sociale, c'est ... les deux pieds sur terre, le contact et les racines.

Chroniques de Robin: (en bref)

Mercredi: Plusieurs visites d'enfants au local. Atelier de rue à La Rocade : balle aux prisonniers, balançoire, raquettes, corde à sauter… Une douzaine d'enfants malgré la neige et la pluie. Visite d'une maman au local.

Jeudi: Travail administratif : médecine informatique (sauvegarde des données et réinitialisation de l'ordinateur), contact avec le magazine de Longjumeau, affichage de l'annonce de recherche de remplaçant à la maison de l'emploi. Atelier de rue.

Vendredi: Rencontre avec les écoles, et... atelier ; puis, comme toujours, un long temps de débriefing, au local, avec les volontaires et les "Robinsons" (enfants) , habitués.

Jeux indémodables- samedi

Ce samedi, tempête de neige, rien que ça, mais atelier tout de même, ... Bien sûr tout le monde se réfugiera au local de Bel Air; où on fera des jeux de société (c'était un temps à ça); avant le goûter qui sert de lieu de retrouvailles. Amina, Salwa et Myriam nous ont rejoint au local des arcades "On veut faire une pétition pour que Chadia reste "… (Nous aussi, on signe).

1er Février: La vie sociale: résister et reconstruire...

Vendredi soirée musicale

Comment bâtir sur des ruines, comment transformer une friche en jardin? Comment produire de l'usage, pas de l'utilité (ni de l'usure); comment retrouver le sens du service, pas des services?

Ce n'est certainement pas avec de la concurrence que l'on fait du durable, mais avec du soin.

La mise en concurrence des acteurs sociaux, cela ne marche pas, et cela ne produit rien socialement;

mettre en concurrence des acteurs sociaux, c'est les épuiser; mettre en concurrence des services c'est les éloigner des gens et des besoins.

Atelier devant le local jeudi

Cette semaine, nous nous sommes encore une fois et un peu plus frottés à cette complexe équation; il faut bien poursuivre ces chroniques... avec ordinateur en panne (encore!) ,

continuer les ateliers de rue... avec moins de permanents , ... ET DE PLUS EN PLUS D'ENFANTS

tenir les animations musicales... car elles rencontrent un public de plus en plus familial et nombreux.

Et on se demande comment pérenniser, mettre en lien et construire avec ces fragilités.

Jeux collectifs plein air Jeudi

Il reste tellement de besoins sociaux non couverts: où y a t il un acueil de jeunes enfants à horaires atypiques, où sont les régies de quartier, et les espaces confiés aux jeunes?

Quelle structure permet un véritable accès à la culture ICI? Continuer, persévérer dans notre action, cela passe sans doute par une logique de COMPLEMENT: articuler Cultures Robinson à DE NOUVELLES STRUCTURES A CREER. Nous pressentons lesquelles; nous avons des idées sur le "Comment".

Seconde rencontre du trio

Ainsi la soirée musicale de ce vendredi a-t-elle été marquée par l'arrivée de nouvelles familles; mais aussi se confirme la présence de musiciens qui prennent leurs habitudes ENSEMBLE, autour d'Hacene (et Ollentay).

On aimerait constituer un véritable petit groupe musical "du Monde" . Et ce groupe, il va lui falloir se retrouver, répéter ;

il va se constituer petit à petit un "répertoire Robinson", interculturel, ... mais centré sur tout ce que nous cultivons ensemble!

Mercredi Bel Air

Avec Robin, les volontaires et les Robinsons la semaine a été électrique; ce lundi, nous avons rencontré la Ville de Chilly dans le but d'ouvrir ce nouveau jardin social et partagé, à Chilly, et dans une perspective de complémentarité (il sagira d'un jardin urbain).

Mardi, travail administratif, mais "va et vient" des visites des enfants; qui, pour une réparation, tel autre pour prendre un morceau de citrouille.

Mercredi, les Unitiens ont fait des crêpes pour tout le monde! Succès garanti!

Jeudi: malgré la grève, 3 Unitiens sont venus et l'atelier a été tenu. En plus ça a été le premier rendez vous pour Morgane et Déborah à l'école Schweitzer pour contribuer à l'accompagnement éducatif (un partenariat en cours...)

Vendredi, atelier cuisine, encore, préparation de la quiche et de la soirée musicale du soir; l'enjeu, faire venir les parents; pari gagné!

Mais il y a eu aussi atelier de rue, avec foot, freesbee et jeux "qui bougent".

Merci aussi à Raymond qui a apporté, de la part de la Ville, un lot de Tee-Shirts de Foot qu'on va sans doute utiliser pour d'autres jeux collectifs (comme le Hockey qui se joue bien dans les espaces publics).

(D'après les notes de Robin)

Samedi, les enfants sont venus au "bureau" pour aider au ménage; il en avait bien besoin.

Le travail cesse d'être une corvée quand il est pour soi (Freinet)

Cette semaine aussi, ...L e nouveau local a été re-nettoyé, réinvesti et utilisé au cours des ateliers de rue, mais aussi pour des réunions éclairs.

Samedi, La Villa

Ce dimanche, record de froid! ( à l'ombre, mais quel beau soleil).

Et pourtant c'est les deux terrains qui ont accueilli des jeunes (et moins jeunes) Robinson pour un baroud d'honneur, prendre le soleil, se retrouver entre amis.

Dimanche, à l'équerre

"Journée au terrain, avec JJ, Mégane, Yann, Killian, Morgane. Grillades (les ados apprennent à faire du feu correctement); préparation de piquets de clôture pour grillager les parcelles sensibles aux lapins - 2 parcelles vont ainsi être à l'abri; les ados sont allés chercher du bois pour le feu."

(Notes de Robin)

Ce qui compte c'est cette reconnaissance initiale et sociale pour l'enfance et la jeunesse; ce qui compte c'est cet encouragement, en dehors de la famille pour dire aux enfants, aux ados, aux parents: "Oui, c'est bien ce désir, cette volonté d'agir ensemble, de s'adresser à la collectivité, de sortir, de se rassembler".

Ce qui compte, c'est l'encouragement à l'initiative sociale et citoyenne, et cela ça passe par la mise à disposition de l'espace et du temps pour tous.

Pendant ce temps ... au second terrain

25 Janvier : Nous établissons des relations d'évidence...

La confiance, ça ne se mérite pas, ça se donne... et nous avons fait ce choix de la confiance entre nous, entre enfants, adultes, ados et parents. Du coup, les conflits mêmes , nous apprenons à les surmonter et ils nous rendent plus forts.

Cette semaine, nous avons fait un bilan d'étape avec les volontaires d'Unis-Cités et c'est la confiance réciproque qui est ressortie largement comme élément le plus fort (et des problèmes d'organisation) , au même moment où les nouveaux ateliers de rue débouchent, eux aussi, sur des relations... de confiance avec de plus en plus d'enfants.

Semaine après semaine, les Robinsons et les volontaires deviennent de plus en plus familiers des quartiers et de ses lieux (3 espaces d'activité sont repérés); de nombreux enfants sont rencontrés et s'affirment chacun à leur mainère. Les noms s'apprennent, des relations s'établissent.

Réflexion collective et brainstorming.

C'est aussi cette semaine que nous avons pu entrer dans le local mis à notre disposition par la Ville pour nos activités (ainsi qu'à trois autres associations).

Nous avons commencé à aménager les lieux.

Nous allons pouvoir mieux travailler dans le quartier, mieux investir et faire vivre l'espace à partir de ce local, petit mais bien situé et franchement plus commode que l'appartement dont nous gardons malheureusement la nécessité.

Des actions plus proches, un matériel plus disponible depuis les espaces extérieurs, un lieu d'accueil, de repli , de convivialité qui s'ouvre au COEUR DU QUARTIER ET OUVERT SUR LA VILLE.

Ce mardi, Chadia s'est également rendue à la réunion de la DILEE (conseil général) dans le cadre de l'activation et de la dynamisation d'itinéraires d'insertion. Nous nous sommes rendus compte que nous faisions partie de ceux qui avaient démarré et mis en oeuvre les actions, même si le réseau semble encore à consolider (notamment la difficulté que de nouvelles personnes nous soient adressées).

Ce mercredi, en plus des traditionnels ateliers, Robin et les volontaires ont commencé à répartir les trottinettes

(celles qui ont été données par la Ville); une chose est sûre, Robin et les trottinettes sont actuellement associés dans les esprits!

La participation de tous à la vie sociale a besoin d'être réinventée; et elle doit sans doute être réinventée en dehors des institutions.

Tel est le pari des animateurs de l'association Matières Prises qui ont fait le chemin depuis Tours pour venir nous rencontrer, ce jeudi.

Au menu, visite du terrain, participation à l'atelier de rue et réunion de concertation. Ils nous ont présenté leurs actions et animations destinées à provoquer le débat, à créer du lien social et de "l'intelligence collective"; des actions aussi inattendues que les "porteurs de paroles", les débats publics, les mises en scène de questions à mettre en débat. Cela donne plein d'idées...

Avec les animateurs de Matières prises, nous avons échangé sur nos pratiques,

parlé de nos différentes approches, de Pédagogie Sociale, de savoir faire urbain, de création de liens. A priori nous avons beaucoup en commun et nous souhaitons poursuivre cette première rencontre - qui sait- par des échanges de pratiques, voire un projet en commun?

Eloge de la fragilité. Comme le souligne Charles Gardou, la seule valeur qui compte, la seule force

qui ne soit pas illusion passe par la nécessité de s'assumer et de se connaître vulnérable.

De ce côté là, notre association est très forte; comme tout le monde le sait, nous ne sommes pas seulement tributaires de subventions non pérennes, de justifications incessantes à fournir, d'une toute petite équipe, de manque de locaux dédiés, d'administration et d'encadrement... mais nous sommes encore bien trop pauvres pour créer des emplois qui ne seraient pas des emplois aidés .

A nous dès lors de faire coïncider la légitime et nécessaire évolution professionnelle des personnes qui viennent travailler , avec les besoins en stabilité de nos actions, et la nécessité où nous nous trouvons d'être présents là où nous devons être: sur le terrain.

Nous venons d'apprendre que Chadia va devoir quitter notre association pour réaliser un projet professionnel (mais elle va rester pas loin et - on l'espère- nous continuerons à nous voir) ; en attendant de trouver un ou une remplaçante, c'est nous tous qui allons devoir porter bien haut et fort les principes et les actions de notre association.

Vendredi Robin a organisé l'accompagnement aux courses.

Ce samedi, les ados étaient venus prêter main forte pour l'atelier de la Villa; merci à Mégane, Gabi mais aussi à Agnès, ancienne stagiaire (devenue éducatrice spécialisée ) d'être venue.

Il faisait plutôt froid et il fallait des jeux plus remuants: courses de trottinettes et patins, à côté des traditionnelles activités de peinture; Mégane a enchanté les filles avec ses dessins.

18 Janvier 2009: Quelle vie commune pour ceux qui sont voisins?

Samedi, atelier de rue à la Villa (avec cerceaux)

Parce que la vraie éducation... est rage de vivre ensemble, il y a deux façons d'entrer dans la vie des gens: armés et casqués, avec des chars, ou alors humblement, en prenant le temps, la durée, la continuité. Sans avoir ni le premier et (encore moins) le dernier mot, sans avoir la force, sans avoir la raison.

La vraie éducation ne consiste certainement pas à faire table rase de la vie des autres (dont on nous dit qu'ils sont six milliards) mais à considérer qu'ils se sont très bien débrouillés jusque là sans nous ... et à apprendre d'eux, à apprendre ensemble.

C'est celle là la démarche coopérative et elle vaut pour les enfants, les adultes, les parents. C'est cette démarche même, qui, quand elle prend la Ville et ses espaces altérés et délaissés comme cadre, se dénomme Pédagogie Sociale".

Nous avons opté pour cette voie... et nous ne sommes pas nombreux. Après le départ de Gwenola , il ne reste pour le fonctionnement que deux permanents (mais pas n'importe lesquels: ce sont Chadia et Robin) et l'énergie des adhérents, des volontaires... et des enfants.

Comment est il possible avec seulement deux personnes, de proposer autant de projets ambitieux que sont le jardin social, l'apiculture, les ateliers de rue tous azimuts, les groupes de parents, les soirées ,musicales, les sorties en commun, les groupes d'enfants et d'adultes "au travail"? Et, ce six jours sur sept?

Jeudi, fin d'atelier

On connaît tous des officines, de simples bureaux d'information, aléatoires et peu fréquentés qui fonctionnent avec bien plus de moyens que cela (et un local EN PROPRE et DEDIE).

Ce qui fabrique la ,violence c'est quand notre voisin devient inaccessible car la communication est entravée par toutes les déceptions, les impossibilités de communiquer; ce qui est terrible c'est l'absence de proximité et de vie partagé avec ceux qui sont tout à coté de nous.

A Gaza comme ailleurs, c'est le problème de la Ville, c'est le problème de notre société: quelle vie commune pour ceux qui sont voisins? , quelle proximité pour ceux que l'on dresse les uns contre les autres?

Ce dimanche, au terrain

Nous fabriquons de la vie commune et souhaitons que cette vie commune détourne la violence et devienne énergie de vivre.

Enfin un accès à un premier local de bas d'immeubles pour Intermèdes?? Presque car la convention est signée et que le dernier obstacle est de récupérer les clefs (on espère lundi...). cela va permettre le travail de nos permanents, ranger du matériel. C'est un premier pas que nous saluons et pour lequel nous remercions la Ville.

Nous l'attendions depuis si longtemps (des années), mais bientôt il sera accessible à notre public. Bien sûr pour pouvoir abandonner le petit appartement que nous louons à prix fort (privant ainsi l'association de ressources importantes), il faudra bien aussi un espace de travail "qui ferme" pour abriter nos permanents et ranger notre matériel. On espère rapidement?

Des jeux coopératifs

En tout cas un accès régulier à un local devrait déjà changer pas mal de choses sur le plan de la continuité et de la visibilité de nos actions, sur l'accessibilité aussi à un plus grand nombre (d'enfants, d'adultes, de parents).

Cette semaine, (d'après les notes de Chadia)

Mardi, comme toujours Salwa passe et demande où sont les "Unitiens" (elle sait bien qu'ils sont là du mercredi au vendredi, mais elle... nargue en laissant croire qu'elle ne vient que pour eux). C'est aussi la journée administrative...

Mercredi, c'était la grande course des trottinettes (confiées par la Mairie), dans le quartier; tout un circuit pensé et animé par les permanents et avec les "Unitiens" .

Beaucoup de monde et de participants, et le tout s'est poursuivi... par l'atelier de rue de Bel Air (il y en a plus de 3 par semaine, à présent et les volontaires se séparent en deux groupes).

Jeudi, rencontre avec la directrice de l'école du quartier; des collaborations en vue.

Vendredi, après les courses en commun avec les adultes, Jean Jacques et Robin ont attendu dans la nuit... jusqu'à 19 h 00 passé la livraison des 8 mètres cubes de compost sur notre terrain. Mission accomplie.

Samedi à l'atelier un moment émouvant avec le dernier jour de travail de Gwenola, qui part travailler dans une autre structure (on lui souhaite une bonne suite dans sa formation; nous savons que nous la reverrons, elle reste voisine). Du plaisir aussi d'accueillir pour un premier contact Aurélie, Educatrice de jeunes enfants qui viendra en stage sur les ateliers de rue (et qui travaillera particulièrement avec les plus jeunes).

Un nouveau jeu d'atelier: le hockey

Dimanche, c'était le pompon, pluie, grêle, boue... Les ados ont perdu et laissé leurs chaussures dans la boue. Heureusement qu'ils étaient là; comme d'habitude, ils ont su faire ce feu qui éclaire tous les dimanches et réchauffe les esprits.

Pour finir, comme la pluie continuait, un petit tour à une grande surface "nature", pour aller voir les animaux. Puis retour.

11 Janvier 2009: Notre association est POPULAIRE

... et notre assemblée générale est à son image.

Assemblée générale, ce dimanche

de ce que amènent les uns et les autres; évidemment, nous étions à peine prêts pour terminer les documents qu'exige cette institution:

- les deux rapports obligatoires (rapport d'activité et rapport financier) ... étaient à peine secs.

Bien entendu, nous avons mis en route des changements importants... et il faut à présent les accompagner:

- de nouveaux statuts qui laissent plus de place à la participation

- des administrateurs enfants et adolescents qui prennent toute leur place parmi les autres.

Au final: un conseil d'administration dynamique et renforcé est élu avec 17 membres

Atelier de rue de mercredi

Mais il y a eu également une semaine,

qui a duré vraiment une semaine et qui a elle aussi été très riche; sans être trop longs il faut également l'évoquer:

Ce mardi a fait l'objet de nombreux contacts de partenaires en vue de l'assemblée générale;

mercredi il y a bien entendu eu l'atelier de rue, mais également la rencontre d'une association d'habitants du plateau et tout un travail d'organisation avec les volontaires d'Unis Cités.

Ce jeudi a donné lieu à un atelier d'essai des trottinettes qui nous ont été données par la Ville; avant de les distribuer, nous souhaiterions en faire l'occasion de jeux partagés. Alors jeudi, les volontaire sont allées les tester (avant de prévoir les jeux que l'on mettra en place mercredi prochain).

Freesbee sur neige (mais on a aussi fait patins, mikado, craie, etc)

Il y a eu aussi l'atelier à Bel Air et à La Rocade; bien entendu, vu le froid et en l'absence de possibilité d'accéder au local de pied d'immeuble, les jeux ont été toniques, sportifs. Du coup, en ce moment, Chadia, Robin, Gwen et les volontaires se replongent dans un répertoire de jeux de plein air, de jeux de rue: Tek, balles aux prisonniers, gamelle... Trouver des jeux à faire ENSEMBLE, cela donnera lieu aussi à une recherche partagée.

Mais, jeudi, un groupe s'est également rendu au terrain et terminé de "greliner" sous la serre (il n'y a que là que la terre peut être travaillée); le fumier a aussi été déplacé. On a repéré des traces de lapins: l'heure est grave!

Mais jeudi il y a eu aussi la rencontre avec le Programme de Réussite éducative (PRE) et avec la bibliothèque municipale; au menu des projets partagés d'alternative à l'exclusion des collégiens (avec le PRE), et d'introduction des livres et d'une bibliothèque au sein de nos activités de rue (un partenariat avec la bibliothèque à concrétiser dans les mois à venir).

Vendredi, il y a eu la rencontre avec la Maison de l'Emploi (dans le cadre de nos actions pour le parcours d'insertion); bien sûr il y a eu aussi ateliers de rue...

Jeudi, atelier...

Et encore ... ce samedi, pour clore la semaine, à l'atelier il y a eu des jeux de freesbee, avant de prendre tous ensemble un bon chocolat.

Les deux pieds sur terre, ... nous nous efforçons de rester au maximum sur le terrain; notre toute pêtite équipe et nos maigres moyens seraient vite complètement absorbés par les demandes de concertation si nous n'y prenions pas garde. Et, en moins de deux, on se retrouverait à organiser des modalités et des modalités. Le temps s'écoule si vite qu'on peut se retrouver avec des projets à peine tenus, à moitié réalisés.

Et cela on ne le veut pas!

Bien entendu, nous avons besoin de partenariats mais pour nous la priorité, et nous devons faire l'effort de nous en rendre compte c'est de rester sur le terrain:

- tenir les actions de rue toute l'année ,

-être fidèle aux groupes d'enfants et adultes constitués,

Connaissez-vous la peinture sur neige?

De la même façon, nous nous rendons compte régulièrement que l'offre d'activité n'ets pas du tout au coeur de notre travail. Les actions laissent la place à notre travail de présence sociale et de suivi des relations; ces activités peuvent nous aider à rencontrer de nouvelles personnes, à valoriser l'implication des volontaires et adhérents, mais ne peut pas être un but en soi.

Nos véritables projets restent ancrés autour des questions de continuité et de contenance; rester fidèles aux relations nouées, avec les enfants, les ados, les adultes; suivre ce qu'ils deviennent, observer leurs besoins et leurs difficultés et agir avec eux pour y répondre au mieux.

Ainsi, nous ne pouvons pas oublier que si nous mettons de nouveaux projets en route sur les terrains agricoles et boisés, nous devons D'ABORD, nous assurer que nous avons su rendre ces projets suffisamment vivants pour être suivis par notre public.

Et, sur le terrain,ça pousse toujours...

04 Janvier 2009: Nous voulons faire du 9 en 2000-NEUF

Nous travaillons pour l'essentiel à l'extérieur. Dans toutes nos activités et interventions, nous avons le souci de revaloriser les espaces et de développer l'autonomie des individus et du groupe sur ceux ci.

Ce n'est en effet pas seulement l'environnement qu'il faut changer (ou dont il faut se préoccuper), c'est TOUT UN MONDE.

Car, à quoi sert un environnement que rien ni personne n'habiterait? L'environnement est souvent un concept trop virtuel. Ce que nous souhaitons, ce qu'il faut, c'est encore TOUT UN MONDE dans lequel nous changeons et que nous travaillons aussi à changer ; un monde avec sa multiplicité, sa complexité et aussi ses conflits et son altérité.

De même, nous ne sommes pas à la recherche d'une meilleure gestion, des équipements, des vies, du temps libre, des relations -pourquoi pas?

Non , nous ne travaillons pas à mieux gérer mais à mieux créer et c'est pour cela que toutes les actions que nous mettons en oeuvre ont comme point commun "le décloisonnement".

Ce samedi, à la Villa

Décloisonner la ville et les espaces anciennement agricoles en déshérence qui l'enserrent; décloisonner les espaces publics avec celui des appartements ; décloisonner le temps de loisir et le travail qui, quand il est partagé, devient joyeux et créatif; décloisonner le temps scolaire et le temps des loisirs... car les enjeux éducatifs et les inégalités sont probablement encore plus fortes pour les enfants, en dehors que dans l'école.

Décloisonner les possibilités d'expression personnelle, avec les contingences de la vie de groupe.

Réparation de la serre, jeudi

Décloisonner les âges... pour permettre les échanges, favoriser la transmission comme la responsabilité. C'est aussi pour ouvrir nos groupes vers le troisième âge que Chadia ira ce mercredi, avec un groupe d'enfants , dans un foyer de retraités de la Ville: une occasion de se présenter, de proposer une date pour une visite des terrains, d'établir des contacts.

Cette semaine, également, les ateliers de rue avec les Unitiens vont repartir de plus belle.

Ce vendredi, à Bel Air

Aux structures fermées, nous préférons le travail en milieu ouvert, aux centres (bâtiments), des îlots reliés entre eux en archipels, ... des espaces régulièrement occupés, animés par les enfants et les adultes pour des activités créatives.

Cette semaine encore si froide était (au moins en théorie) une semaine de fête; mardi et mercredi, nous avons travaillé avec des groupes d'enfants.

Ce dimanche, la terre était gelée

"Pour commencer, MARDI, un anticyclone ménager est venu éclaircir la grisaille poussiéreuse du local et de cette journée maussade, ce qui nous a permis d'aborder avec entrain et clarté les tâches administratives de début de semaine (poursuite des investigations relatives au compost, mise à jour des adhésions, etc…). Puis ayant été rejoints par Nardjes et Jean-Jacques, nous sommes partis au jardin pour y décharger les feuilles et accrocher la banderole réalisée par les enfants".

Vous ne pourrez plus "rater" le terrain

"Le mercredi, un groupe a travaillé au local sur la fabrication de galettes des rois. Ménage. Puis tout le monde est allé au terrain pour y travailler un peu. "

"Vendredi: Mise au point du planning. Recherches bibliographiques en vue de l'élaboration du plan du jardin. Atelier de rue à Bel Air (avec Aya, Naïla et Zinedine)"

Et ce samedi a donné lieu à deux ateliers de rue. Récit:

"Nous avons essayé de mettre la tonnelle mais elle est vraiment inutilisable maintenant il est tres urgent d'en racheter une.
Peinture tampon, dessin, mais heureusement pour les doigt de tous ces petits enfants, Robin à lancé un foot : " Courir s'est survivre et se réchauffer " (AH AH AH!!!). Ketty est venue nous accompagner et discuter longuement de la bonne année. Elle nous a donné des boites pour ranger stylos et autres outils."

Goûter commun ce samedi

Ce dimanche, il y avait terrain et il ne faisait pas chaud (- 5) ... Nous étions 7 courageux Robinsons, pour aller sous le splendide soleil d'hiver mais on n'a même pas pu planter les grelinettes dans le sol. Du coup, on a retourné la serre

Les ados nous ont encore fait la démonstration de leurs compétences pour faire du feu sous toutes les températures et sous tous les temps.

Dimanche, Mégane tient sur... la glace de la citerne

Ce foyer nous a permis de préparer notre repas . L'atmosphère était, elle (en cette veille de retour en classe) chaleureuse!!

On a aussi pris du bon temps: nous avons fini l'après midi avec un bon chocolat chaud sur le chemin du retour...

Nous sommes toujours plongés dans la préparation de notre Assemblée Générale qui aura lieu dimanche prochain à 14 h 00. Il nous reste peu de temps pour préparer nos rapports d'activité. Le bilan financier représente un travail quasi professionnel. Mais nous tous, adultes, ados, enfants, nous serons prêts dimanche 11 à décider ensemble de notre fonctionnement et à mettre en place nos projets et institutions.

28 Décembre: Des fêtes sans défaites, des vacances sans vacuité

"On s'installe?"

Noël n'est vraiment pas un ciel sans nuage; souvent les fêtes de fin d'année marquent un recul du vivre ensemble, un vide institutionnel, une période de portes closes, ... une ère d'abandons.

Le problème avec Noël est que c'est une fête qui, sur le plan social, s'impose comme omniprésente pour l'imaginaire (médias, décors, pub), et reste totalement absente sur le plan de la vie réelle et concrète des gens, c'est à dire, pour ce qui compte.

C'est même le contraire: cette période impose comme un fonctionnement en pointillé des structures, institutions et lieux sociaux. Une sorte de "fermeture provisoire".

A la recherche d'un rayon de soleil

A l'empreinte des fêtes, souvent très prescrites et établies, nous préférons des fêtes d'emprunts, habits d'Arlequin de ce que les uns et les autres proposent et partagent. Profiter des gens qui passent pour ouvrir à d'autres un moment, un événement.

Quant à nous, nous ne rêvons pas tant des vacances que de contenance et continuité par le travail engagé récemment: les ateliers de rue (avec le local prêt et vide que nous attendons!!!!), les ateliers d'échanges de savoirs entre enfants que certains Robinsons proposent de mettre en place. Le terreau à faire livrer puis à étaler.

Chaleur et goûter...

Faire sortir les savoirs des individus, les gens de chez eux, ramener la fête dehors, là où elle devrait être, c'est ce que nous essayons de faire.

Cette semaine... les enfants et les animatrices (Robin était en congés) , après avoir fait les courses ensemble le mardi,(avec des jeunes et une famille). ont organisé ce mercredi un grand goûter de Noël pour tous:

"Aujourd'hui c'était le goûter de noël! Crêpes et gaufres au programme, mais pas de bûches! Tout le monde s'est régalé! Sucre en poudre, nutella, compote, tout était là sur la table! (...) Les enfants ont aussi fait du coloriage sur les ordinateurs". (Chadia et Gwen) Des petits riens, mais ensemble...

Décorer , embellir et sans relâche

La fin de l'année c'est aussi pour nous une période de très forte activité administrative et associative. Nous continuons aussi à préparer notre assemblée générale, avec la création du CA et du "collège enfants et ados".

Mais il nous faut aussi dresser les bilans, les rapports, et envoyer aux organismes des comptes détaillés complexes et fastidieux. Nous essayons au moins que cette énergie puisse nous servir en interne pour faire le point sur ce que nous avons fait, nous rappeler entre nous les événements marquants de l'année, entretenir une mémoire collective et associative fondamentale.

Ce samedi "la journée a été froide, nous avons fait l'atelier de rue de l'autre côté de l'immeuble, au soleil!; Mais le froid a été le plus fort, Toc toc toc !!! Est ce qu'on peut rentrer au chaud ??? Direction notre petit bureau" (à quand le local?)

"Nous avons continué les cartes de vœux et fait des coloriages sur l'ordinateur (cela plaît beaucoup aux enfants d'ailleurs).

Les ados nous ont aidé pour l'envoi des invitations à l'AG. Ce sont tous de très rapides secrétaires…"

Ils sont organisés, nos secrétaires

C'est parce que le travail dans notre association est vraiment utile et nécessaire, que l'on ne pourrait le faire autrement qu'ensemble... qu'il devient jeu et que chacun s'en empare...

21 Décembre: S'offrir, pour Noël, le pouvoir de dire "NOUS"

Sapin, montagne ...en BRF- C'est pas Noël, c'est dimanche.

Le pouvoir de dire "NOUS" est partout en crise dans la société, renvoyant chacun à un "moi" incertain quand ce n'est pas à la solitude tout court.

Pouvoir quelques fois dire "NOUS" quand même, pousse parfois à revendiquer des identités abstraites, que rien dans la réalité ne vient travailler. Cette identité collective alors revendiquée repose sur une identité d'être, improbable et introuvable qui isole souvent plus encore, servant de bouclier contre des institutions sans coeur, mais faisant aussi obstacle à la vie et la rencontre.

Vendredi avec Unis-Cités à Bel-Air

La proximité, la durée, le travail partagé, la relation filée, entretenue, nourrie, agitée, reprise et retrouvée, HEUREUSE, tout cela finit avec le temps par nous permettre dans l'association ce pouvoir de dire "Nous".

Le "Nous" ainsi conquis (toujours provisoirement) se base alors sur une réalité une capacité à "faire" ensemble... tellement de choses: fêtes , travail, décoration, expression, sorties, ... C'est un "Nous" de confiance, qui ne se prouve pas, mais qui s'éprouve.

L'association est au coeur de la question autour de ce "Nous"; pourquoi y a t il tellement d'associations qui flanchent, qui restent hésitantes, comme au bord du fleuve, sur la possibilité de "Faire ensemble"?

Les enfants décorent les espaces communs.

 

La crise est profonde, et les associations ont trop fait les frais de ceux qui veulent s'en servir plutôt que les servir. Ce qui est certain, pourtant est que les enfants nous poussent chaque jour à ce "Faire ensemble".

Le dimanche, quand tout est froid et mouillé? Ils sont là. Sous la pluie dans les quartiers? Ils sont là. Au milieu des fêtes froides et mortes? Ils réclament plus de vie, plus de "Faire" maintenant et ensemble, ils veulent ce "NOUS", un "Nous" qui soit bien présent , qui les reconnaisse, et leur donne une place, à leur portée.

 

Myriam et Salwa ont ainsi donné leur accord pour entrer dans le "Conseil d'administration" de notre association qui se formera lors de notre prochaine Assemblée Générale (modification de nos statuts); nous ne voulons pas seulement une représentation des enfants et ados, nous ne voulons pas seulement une consultation.

 

Mercredi, avec les tapis, on nous repère vite

Nous voulons qu'ils exercent le pouvoir, notre pouvoir au fond (qui s'en trouvera accru pour tous) ... de dire NOUS.

 

Cette semaine, "d'avant fête" de Noël , qu'on a beau parer de lumières froides, de musique grésillante, et qui résonne comme une période d'attente déséspérée, pour tellement d'entre nous a ENCORE donné l'occasion de faire nos ateliers de rue, dehors et ensemble.

 

Ce mercredi "NOUS avons fait l'atelier de rue à Bel Air (Gwenola et Chadia) il y avait une dizaine d'enfants dont la moitié de nos fidèles. Il pleuvait alors nous avons monté la tonnelle pour nous abriter et faire des cartes de voeux. Nous avons également sorti les jeux de jonglage; pendant ce temps Robin est resté avec l'atelier vidéo" (Chadia)

Il y a eu aussi atelier de rue ce vendredi et ce samedi TOUJOURS pour faire des guirlandes pour accrocher dans les espaces communs

Essai de la tonnelle, mercredi

 

Mais cette semaine, comme les autres, il y a eu aussi des réunions avec les partenaires comme celle de jeudi, concernant la "parentalité" avec le programme de réussite éducative. Notre association va ainsi prendre en charge, en accord avec le dispositif de "Réussite éducative" de l'organisation de certains cafés des parents dont les dates seront bientôt fixées. Car, qu'on se le dise, pour les parents, souvent plus que pour tous autres, il est si difficile de dire "NOUS".

 

Nous avons tant de projets qu'ils remplissent nos réunions entre nous, du samedi: un four à pains? Et toujours la poulie du puits (Si, si on y arrivera on vous le dit)? Cet atelier "trottinettes" à organiser? Ce théâtre de verdure à créer (où nous ferons nos spectacles)? Des "interventions musicales"? Des contes? De la poterie à faire jaillir dans les quartiers?

Plus de projets, que de temps, que de moyens, humains, en matériel... Et ce local pourrons-nous bientôt "S'Y INSTALLER" et en faire VRAIMENT un lieu de vie, ou seulement l'utiliser?

Ce dimanche, récolte

" Ce dimanche, nous avons passé une journée toute agréable"; c'est Gwenola qui parle, en rentrant ce soir.

Dix personnes au terrain, des habitués, de nouvelles familles, des parents qui se déplacent, des ados qui passent... Que demander plus?

Un repas partagé, une parcelle retournée, des navets ramassés (et on a essayé les grelinettes !)

On se dit qu'il faudrait planter d'autres essences d'hiver. Les enfants ont aussi joué avec et sur le BRF...

14 Décembre: Que la Fête commence!

Comment transmettre ce dont il faut faire l’expérience, par soi même?

Comment diffuser les pratiques et processus qui permettent de se mettre à la réelle portée des enfants et des familles ?

Il ne suffit, en effet, pas de témoigner, et envoyer et déléguer est parfois plus difficile que de faire soi même.

Dans le travail social, nous sommes, (mais peut être plus encore dans le domaine de la pédagogie Sociale) tributaires de limites quasi physiques quant à l’extension et la pérennité de ce que nous mettons en œuvre.

Atelier déco au sol

En revanche, ce qui reste, ce qui est efficace, ce qui motive tout de même, c’est la force des témoignages, les marques renouvelées et continuelles d’un attachement extraordinaire, marques de gratitude, de reconnaissance …

dont les photos, les menus , objets les souvenirs aussi prennent la mesure.

Des relations vraies et assumées

Ce qui reste, c'est l'envie donnée, l'exemple, l'attraction pour de nouveaux pouvoirs:

"Comment fait on pour obtenir une salle comme celle-ci?"; demandaient les gens ce dimanche, lors de notre grande fête dans la salle (des fêtes) Anne Frank:

le collectif attire! Comme l'espace, un espace pour nous! Il nous faut des espaces pareils et nous ferons vivre les quartiers.

"Les souvenirs est ce que nous avons perdu ou ce que nous avons gardé ? » (Woody Allen- "Une autre femme") ; nous penchons par optimisme pour la deuxième réponse et c’est bien pour le souvenir , pour se souvenir d’un commun moment, d’une histoire ensemble… d’un groupe qui nous a tous tenus que nous mettons en œuvre petits et grands événements de la vie des adhérents, volontaires, permanents, habitants de notre coin de banlieue.

Cette semaine, bien entendu était la semaine de la fête, de cette grande fête . Ce n’est jamais simple pour nous une fête ; en effet nos activités s’épanouissent toujours mieux dans la quotidienneté, la durée et le rituel que dans l’événement ou le sensationnel.

Chacun avait apporté... pour un festin

Qu’est ce qu’une fête pour nous ? Un arrêt du temps pour se voir, se parler .

Un instantané. C’est aussi un moment pour célébrer le groupe que nous sommes et qui évolue sans arrêt ; mais le voilà fixé, artificiellement, pour un jour, une soirée : étiez vous sur les photos ?

 

Donc cette fête était le grand événement de la semaine avec une longue quête pour trouver la sono indispensable (Grand merci à Fred du Centre Social) qui nous permettra de danser sur «nos » musiques les musiques de « nos » cultures (arabe, latino, etc.) .

Mais cette semaine a vu aussi s’égrainer les ateliers de rue, du mercredi au samedi, les groupes au terrain.

Et s'il n'en reste que quelques uns...

Nos ateliers de rue à Bel-Air la Rocade cherchent leurs marques ; faut il s’installer ici plutôt que là ? Faut il rester proche des écoles à la sortie ou se rapprocher des portes d’entrée des immeubles ?

Ces questions, nous les mettons en chantier avec les volontaires d’Unis-Cités, les permanents et les responsables .

 

C’est toute une recherche, un équilibre. Une chose est sûre, il faut RITUALISER, et VISIBILISER cette présence sociale qui dès qu’elle est mise en place, comme disait un volontaire civil:

« Les enfants veulent toujours rester ; ils ne voudraient pas partir ; ils disent qu’ils sont contents qu’on soit là pour eux ».

Ce mercredi, l’atelier vidéo avait repris et il avait donné lieu à des exercices d’application au dehors pour aller filmer l’atelier de rue.

Tournage, répérages

Pendant ce temps là un atelier pâtisserie « productiviste » s’était mis en place à la cuisine du local ; le but avec l’ensemble des enfants et adultes présents était de confectionner le maximum de gâteaux et quiches en vue de la fête de vendredi soir

Toujours au même moment (grâce aux « Unitiens », nous avons le don d’ubiquité) nous pouvions accompagner des enfants à la patinoire provisoire aménagée en centre ville.

A la patinoire provisoire...

 

Jeudi, Robin raconte: "Aujourd'hui, un groupe d'adultes s'est rendu au jardin, avec Unis-cité et jean jacques : réparation du motoculteur , montage des grelinettes, épandage de fumier, incorporation du fumier avec le motoculteur; paillage des arbres avec des feuilles.

Un groupe a continué la préparation des gâteaux pour la fête de demain. Un groupe a poursuivi la confection de décorations. Une équipe s'est détachée pour assurer l'atelier de rue (...)"

Une montagne de BRF... imprenable

 

Vendredi, c'était la livraison du BRF, négocié par Robin; nous voilà avec une vraie petite montagne; nous étendrons au printemps.

 

Ce samedi, il pleuvait; un enfant était invité à déjeuner au local.

Chadia raconte: "Nous avons monté la tonnelle pour voir si elle tenait toujours debout (le résultat n'était pas terrible!)Un groupe de Robinsons était venu nous aider.

Après nous sommes rentré au local avec une ado,pour l'aider à faire ses devoirs de Maths". La vie, quoi...


07 Décembre: La vie a pris ses quartiers dans les espaces communs et oubliés, ...

... En dehors des structures parfois vides ou fermées, à l'extérieur, sur les pelouses, même dans le froid, ou quelques fois, sous la pluie, de nouveaux rendez vous se tissent.

Jonglage

Maintenant les Robinsons (avec les Unitiens) sont présents avec les enfants et les familles, sur le chemin de retour de l'école,

les jeudis et vendredis, et en après midi les samedis et mercredis.

Ce mercredi, deux groupes se sont formés, l'un pour réaliser des décorations en vue de la soirée de ce vendredi 12 (On le rappelle, c'est la fête de notre asso, ce vendredi!), l'autre pour animer un atelier de rue à Bel-Air.

Robin a ainsi redécouvert, des enfants qui fréquentaient nos ateliers de cet été (mais qu'il ne connaissait pas) et qui ont trouvé une manière inventive d'attirer son attention

S et V, ont espionné Robin (qu'elles ne connaissaient pas)

jusqu'à ce qu'il aille les voir

"Ce' samedi, l'atelier à la villa, a regroupé une bonne dizained'enfants. Ils ont terminé une des deux banderoles que nous voulons exposer au jardin, mais les cours d'initiation au jonglage (balle et diabolo) ont eu plus de succés". (Robin)

Hiver oblige, mais aussi leur nombre: les activités de rue se diversifient avec leurs acteurs, autour des livres, de la jongle, de la craie, du dessin, de la peinture, de l'écriture (et on a d'autres idées en réserve).

 

Ce jeudi

 

La vie ne se tisse pas d'animations saisonnières, de décorations mais de vraies relations; il faut aller au delà des seules apparences, des fenêtres éclairées et des illuminations provisoires; comme Freud l'apprenait d'un enfant:

"Quand on se parle, il fait déjà moins noir". La véritable clarté, c'est l'autre.

N'empêche, les volontaires "Unitiens" sont formidables de travailler avec nous dans ces conditions: pas d'accès à un

local suffisant, pour se poser, s'organiser...

 

Ce vendredi,... on recommence

On nous questionne parfois sur notre choix de la gratuité des activités que l'on propose; mais de quelle gratuité parle-t-on?

 

Les enfants, les familles, avec qui nous travaillons font l'effort constant d'être présentes disponibles, volontaires.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui donnent autant de leur temps et de leur vie personnelle?

 

Atelier de confiture de ce mercredi

L'argent n'est pas la seule façon de payer et en effet l'argent est souvent "IMPRATICABLE" dans certaines

situations, et il faut trouver autre chose; chacun s'y emploie.

Ce n'est pas la gratuité qui caractérise notre fonctionnement, mais son inconditionnalité;

même sans local pour nous, même si c'est dur, parfois, nous sommes présents et surtout nous le sommes pour tous,

sans apriori sur qui va ou devrait venir.

"Ce dimanche au jardin, peu de monde, mais une bonne dynamique malgré le froid et la grève du motoculteur.

Les filles ont déplacé une bonne partie du tas de fumier, que nous avons épandu avec JJ sur la parcelle à côté de la serre.

 

Elles ont également accroché des boules de nourriture pour oiseaux dans les arbres, (et en ont profité pour y grimper) et terminé le paillage des artichauts.

Sans doute les reverrons-nous à la soirée de vendredi." (Robin)

L'hiver est une occasion à ne pas manquer pour aménager les terrains, et c'est pour cela que les rendez vous s'y multiplient en semaine.

Cette semaine, une séance de travail a été nécessaire pour récupérer les clotures qui s'enlisent ou s'affaissent et qu'il faudra replacer ailleurs, compléter avec un nouveau grillage.

Car (qu'on se le dise) les rongeurs ne feront plus la loi.

Mais nous pensons aussi à d'autres aménagements sur le terrain: le puits bien entendu mais aussi peut être un four à pain, à l'ancienne qui pourrait bien constituer le projet du partenariat que nous allons établir avec le collège

(et pourquoi pas aussi, un "théâtre de verdure"?).

Les abeilles sont maintenant équipées pour l'hiver, et on peut aussi s'occuper du terrain;

Robin a fait une formation pour apprendre à tailler les fruitiers; nous avons à présent un projet pour le verger, de taille, d'aménagement du sol autour des troncs, ... et nous allons peut être pouvoir aussi nous occuper de cet autre verger abandonné, peu accessible que "le service des espaces sensibles" nous avait proposé.

 

Atelier perles, cette semaine encore

Le travail de concertation avec les partenaires continue, comme dans le projet "Rompre l'isolement",

avec le Conseil général;

nous participons aux travaux de réflexion pour mettre en place des modes d'accueil vraiment accessibles et durables pour les personnes les plus isolées, au quotidien mais aussi quand tout est fermé.

Il s'agit de passer de l'accueil à la reprise de confiance en soi, à la possibilité de se présenter, faire des projets... Retrouver une assise, des "racines".

Mais cette semaine, nous sommes également avec l'aide "des unitiens" allés contacter le "Secours populaire"; nous en avons ramené une foule de petits cadeaux et petit matériel que nous utiliserons au mieux.

Nous poursuivons aussi le dialogue avec la Ville de Chilly pour ce projet de nouveau jardin (plus urbain celui-ci)

Ce samedi, s'est déroulé le chantier de "Pédagogie sociale"' qui a rassemblé (à Paris), ses vingt participants (sans compter ceux qui n'ont pas pu venir cette fois ci) qui ont tous en commun cette expérience de la nécessité de travailler en dehors des institutions et structures classiques;

 

ils sont artistes, travailleurs sociaux, enseignants, militants associatifs, psychiatre, chercheurs, étudiants, etc.

Ils travaillent à partir des arts plastiques, de la poterie, de l'écriture, du jardinage, des groupes de parents,

des ateliers de Philo ( tous, des projets coopératifs et globaux). (y compris avec une dimension économique) avec des enfants, des adultes, des familles.

Deuxième réunion de ce groupe et se dessine ce qu'on va en sortir: des outils, un répertoire d'initiatives sociales, réalisables partout, avec peu de moyens...

Une réflexion aussi sur des principes forts qui sont comme des valeurs communes à toutes "nos" activités de "pédagogie sociale" :

"Autonomie, créativité, globalité, pensée collective".

30 Novembre: On construit, on apprend en avançant ...

Ce jeudi, atelier à Bel-Air, on s'installe

Avec l'énergie des enfants, c'est le printemps en hiver! Mais n'empêche, il fait froid... Et c'est dans ce genre de circonstances, atypiques, non habituelles dans le domaine socio-éducatif, comme le travail en extérieur maintenu en hiver (c'est un exemple mais il y en a d'autres), que nous nous rendons compte de ce qu'apporte une démarche "naturelle" en Pédagogie Sociale.

Ce n'est pas tant nous qui nous proposons, organisons, décidons, planifions; au contraire, nous nous adaptons constamment aux besoins, à la demande, à ce que l'on rencontre et à ce que l'on nous dit. Observation!

Ce mercredi, jeux de plein air à Bel-Air

Nous sommes souvent surpris, détrompés, ... mais au moins nous sommes sûrs d'être en phase.

Bien entendu nous disposons toujours de principes directeurs, comme celui de l'accueil de tous, sans conditions, l'invitation à l'expression, à la création, à la transformation, à la production, au travail... mais tout le reste s'invente ensemble!

Il y en qui disent que novembre et décembre sont des pérodes creuses pour contacter le public et mobiliser les gens. Nous pouvons témoigner que c'est le contraire!

Cette semaine, les ateliers de rue ont fonctionné à plein, comme les groupes d'enfants, d'adultes, des sorties, du travail au terrain... Et le tout, dehors (bientôt un local pour nous?)

Ce mercredi à Bel-Air, on sympathise

Ça a commencé mardi et mercredi avec l'atelier "décoration et peintures" (à l'ARQS) , et les ateliers de rue avec Unis-Cités ( on les appelle les Unitiens...)

Récit par Gwenola:

"De magnifique dessins ont été réalisés, les enfants seront fiers de nous les montrer à la soirée. Aussi, l'atelier de rue a eu lieu au quartier Bel Air. Beaucoup d'enfants, et des mamans étaient là aussi. Jeux de ballons, perles, puzzles ont plu aux enfants.

Atelier décos et créations

Un groupe d'Unis-cité s'est détaché pour aller à la rencontre des gens et faire de l'information.Les mamans ont demandé si nous serions là demain et plus tard ! Nous leur avons répondu qu'effectivement nous serons là tous les mercredis après-midi, et les jeudis et vendredis à partir de 16h30."

Et rebelote, jeudi en accueillant sur deux sites les enfants qui rentraient de l'école,... jusqu'à ce que la nuit tombe et au delà.

Avec des livres, des perles, des textes, mais aussi des jeux plus toniques.

"C'est incroyable comment ils font les enfants avec un tel froid; ce sont toujours eux qui sont là qui nous sollicitent" (disent Chadia et Gwen) ; n'empêche qu'ils ont tous du courage et surtout

ENVIE (en vie) ,

ENVIE DE PROJETS, D'INITIATIVES SOCIALES,de COMMUNICATION, de RELATIONS.

Et le vendredi? On recommence avec en plus l'atelier confitures qui a permis la transformation de nos pommes et nèfles, avec les adultes et les enfants. Pendant qu'un autre groupe allait s'occuper des ruches.

Installation voiles d'hiver, grilles, etc pour les ruches

Vendredi, non stop d'ailleurs, puisque c'était notre soirée musicale, la quatrième du nom.

Comme d'habitude, Hacene était fidèle au poste (et à son luth) et Sophie (avec son violon); mais aussi Ollentay avait amené son djembé et puis des amis sont arrivés avec d'autres percussions et alors, ça a été super. Danses et chants...

On était plus de 30...

On était nombreux et surtout on remarque le développement presque "naturel" de ces soirées: des gens qui viennent qui se déplacent rarement, de nouveaux participants, une relation public/ musiciens vivante et joyeuse, un mélange des âges (avec les enfants et petits qui s'amusent); bref une vraie FÊTE.

Pendant que les adultes s'accordent... les enfants, aussi!

Et ce samedi encore atelier de rue, comme toujours à la Villa, la plus ancienne implantation; en ce moment, ces ateliers de plein-air produisent des peintures, décos pour la fête de l'association (le 12 décembre) mais aussi pour décorer le local promis...

 

Récit par Chadia

Les garcons ont demandé les pelles et seaux de la sortie à la mer, ils ont alors réamenagé le quartier : construction d'egoûts géants...

De nouveaux enfants sympas sont venus à notre rencontre. On a créé des petits bonhommes, on ajoué à la pétanque, on a lancé les boomrang (...)"


23 Novembre: C'est 1000 et 1000 fois qu'il faut inviter, être là, s'exprimer...

Ce jeudi, nouvel atelier à Bel Air...

C'est sans doute un point commun, entre l'éducation (celle qui émancipe et libère en tout cas) et le jardinage, que cette nécessité de la quantité; il ne s'agit pas de répéter le même, et encore moins de faire des exercices; il s'agit de faire "pour de vrai", mais de faire beaucoup.

De même que l'enfant dans la classe ne peut véritablement apprendre à lire et écrire qu'en écrivant et lisant beaucoup de textes, fréquents, libres, naturels... Et bien , en Pédagogie Sociale, nous tentons de faire la même chose.

Ce dont il s'agit, c'est de VIVRE PLUS, être plus ( "Ser mas") comme le proposait Paulo Freire; il faut vivre sa vie et un peu celle de nos pairs, compagnons, voisins proches et différents à la fois!

"Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos coeurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure (...) " - Christian BOBIN: "La folle allure".

Et c'est pour cela que les ateliers de rue se multiplient à Longjumeau.

C'est aussi la raison pour laquelle nos activités se multiplient et fleurissent en hiver,... même en cassant la glace!

La glace avait recouvert le réservoir d'eau ce dimanche

C'est aussi la raison pour laquelle nous cherchons à faire venir amis, stagiaires, visiteurs, partenaires, chercheurs et à associer tout ce monde dans une dynamique créative. C'est aussi la raison pour laquelle nous allons toujours à la rencontre de nouveaux adultes, nouvelles familles: Chadia va effectuer des visites et rencontres dans les CCAS, un atelier "confitures" où sont aussi invités des partenaires se monte, etc...

Cette semaine, l'événement, c'était la venue trois jours dans la semaine, de la nouvelle équipe d'Unis-Cités.

Ils sont jeunes, ils sont de la banlieue (c'est la nouvelle antenne de l'Essonne qui a réuni cette équipe) et ont plein de projets, d'envie et d'énergie. Bienvenue à eux.

Il est vrai que Chadia avait concocté un programme serré; accueillis le jeudi pour un temps de formation, à partir d'un photo-montage au sujet des valeurs de nos actions, ils ont pu découvrir à la fois les terrains et le quartier.

Fragment du photo-montage de ce mercredi

Ils se sont dits frappés par l'enclavement géographique du quartier et motivés par le travail de rue et pied d'immeuble, même si objectivement, il fait froid... Et ils ont plein de projets!

Mercredi, ils ont accompagné le groupe enfants qui partait au terrain pour faire réaliser des compositions artistiques et naturelles, sur le thème de l'automne: feuilles, terre et lignes souvent subtiles de la décomposition des feuilles. Le principal n'est il pas d'amener à voir ces petits détails qui nous entourent, ... ré-ouvrir le regard?

Composition "sauvage", ce mercredi

Donc dès jeudi, avec les permanents de notre association, les jeunes volontaires ont ouvert un atelier (de pied d'immeuble) autour de jeux et jouets; il s'agit d'être présents, dès le retour de l'école jusqu'à al tombée de la nuit.

Ce vendredi, nouvel atelier...

Dès vendredi, les enfants commencent à repérer ces nouveaux ateliers et on va pouvoir par la suite songer à le dédoubler et le diversifier par thème (jonglerie, livres, écriture au sol à la craie, etc...)

Ce samedi au traditionnel atelier de rue de la Villa, les enfants ont terminé le bel étendard des Robinsons.

Et ce dimanche ce ne sont pas moins de 13 Robinsons héroïques, enfants, adultes, ados qui ont bravé le froid, la glace, la neige pour aller sur le terrain.

Là les ados ont réussi la gageure de faire le feu et de préparer le repas partagé; les enfants et adultes ont ramassé des navets et retourné une autre parcelle...

16 Novembre : Valoriser ET Transformer POUR Transmettre (VTT...)

Ce sont des dizaines de kilos de pommes que nous donnent les pommiers du "Fond de l'église" (le terrain boisé) et de loin, on ne les voyait pas; elles sont succulentes derrière des apparences trompeuses; elles sont aussi extras: résistantes, énormes, pleines de jus...

Et c'était pareil pour les nèfles; déjà il faut en connaître le fruit, ensuite il ne faut pas les louper, savoir les congeler; de loin, on peut les oublier et il y en a beaucoup.

Et les choux, etc...

Ce samedi, autour des pommiers

Il faut que nous apprenions à voir la valeur de ce que nous avons produit et cela est valable pour les fruits et les légumes comme pour les relations humaines; la quotidienneté ou la lassitude, mais aussi une certaine crainte de s'être laissés embarquer dans des responsabilités parfois difficiles à tenir si longtemps, tout cela nous incite à ne plus voir;

ne plus voir la fidélité derrière la demande perpétuelle, ...

...ne plus voir la confiance derrière le questionnement ou l'opposition, ne plus voir la relation... dans le désert environnemental et relationnel... de nos villes.

Confiance et compagnonnage (mercredi)

Nous savons qu'il ne suffit pas de rénover, de décorer d'embellir; nous savons qu'il ne suffit pas de pénaliser ou dénoncer, comme l'inutilité de la morale. Nous savons que nul ne peut être privé de ce qu'il n'a pas connu: les relations, la liberté, le respect, comme le reste!

Donc, dans un premier temps, il faut que nous puissions voir la valeur de ce qui nous entoure, de ceux qui sont près, des résultats de notre propre travail que nous oublierions sinon; il faut de la distance.

 

Souvent c'est même en en parlant dans d'autres lieux, en passant par l'écrit que nous pouvons apercevoir cette valeur (comme lorsque nous faisons visiter le terrain à des invités, et que nous voyons par leurs yeux, ce que nous n'avions pas vu).

Mais voir et valoriser, ça ne suffit pas! Il faut transformer pour donner plus de valeur à ce qui a été produit; et c'est à cette tâche là que nous convoquons une nouvelle fois tout le monde; les ateliers de confiture, de cuisine, d'expérimentation, sont bien sûr des ateliers de transformation.

Transformer la terre: retourner, fumer... Vendredi

 

Mais les ateliers de rue, les soirées musicales, la grande fête de l'association... ont la même fonction: dépasser l'immédiat, créer une valeur supplémentaire, prendre conscience de ce que l'on sait et transformer les liens du quotidien en relations.

 

 

Transmettre constitue la prolongation du même mouvement; manifestement nous transmettons parce que nous avons trop: nous donnons dans le quartier pommes, salades, citrouilles, choux... Mais nous donnons aussi du temps, des peintures, des coups de main, une oreille attentive aux idées des uns et des autres.

C'est cette transmission qui nous restitue de l'énergie en retour, qui valide notre démarche; quand nous donnons, nous sommes payés, et ...déjà beaucoup moins fatigués!

Les enfants rangent eux mêmes après l'atelier de rue (samedi)

Justement, cette semaine était sur ce triple mouvement (Valoriser, Transformer, Transmettre). Nous avons commencé ce mardi 11 par des récoltes importantes de pommes.

A partir de ces récoltes, nous avons pu contacter tous nos partenaires (CCAS, mairies, Maison des Solidarités, CAF...) pour leur proposer de monter avec eux des ateliers de transformation (confitures, compotes, jus) ; une occasion de maintenir le contact, de faire le point sur nos actualités réciproques.

 

Et surtout de mieux se connaître entre partenaires, car nous en sommes convaincus; il faut cette connaissance fine et personnalisée des partenaires pour que nous réussissions le "passage de la confiance" des personnes (surtout quand elles sont en difficulté).

Cette semaine a vu beaucoup d'activités au terrain; le mercredi, les enfants et adultes se sont rendus au "poney club" pour récupérer du fumier, qui nous fut gentiment livré au plus près du terrain (soit, sur le chemin).

Ces livraisons sont des occasions pour les enfants de s'approcher des chevaux, de découvrir cet environnement; ce mercredi, les enfants ont continué l'après midi sur le terrain, à préparer une nouvelle parcelle pour l'hivernage.

Jeudi et vendredi les adultes ont rentré le fumier dans le terrain, à la fourche, par dessus la clôture et ont utilisé le motoculteur pour agrandir les parcelles .

A la brouette et par dessus la clôture (jeudi)

Ce samedi, après notre traditionnelle réunion d'équipe, pendant l'atelier de rue, Robin et Ollentay sont allés au terrain du fond de l'église pour récolter encore plus de pommes.

Nous avons également appris avec satisfaction cette semaine l'imminence de la possibilité pour nous d'utiliser le local de pied d'immeuble que nous attendions depuis longtemps; il permettra d'héberger et de servir de centre pour les ateliers de rue qui devraient commencer cette semaine, avec l'arrivée des volontaires d'Unis Cités, 3 jours par semaine (et ce sur 38 journées).

09 Novembre : Parce qu'il faut des lieux pour faire vivre ... des moments de proximité

et de familiarité

Ces moments là, tous les éducateurs en connaissent: l'enfant vient avec son cahier, ses exercices à faire, et sa question. Il se place devant les adultes et les échanges commencent.

Ce sont des moments d'entraide, de confiance.

On entrevoit chez l'enfant des zones de sa personnalité et de sa vie qu'on ne connaissait pas encore; on s'étonne d'une écriture, d'un soin que l'on ne soupçonnait pas.

Derrière la question, la demande d'aide, les soucis affleurent, mais la confiance aussi. Nous sommes dans une relation.

Ce samedi, peinture de l'étendard des Robinsons

Pour vivre ce genre d'expériences, il faut des lieux , il faut du temps.

Cela fait plus de deux ans que nos actions fidélisent les enfants, les ados, les familles du quartier, et nous voyons à présent l'impact de cette présence .

Il faut des lieux pour abriter les relations même et surtout si elles s'établissent hors des institutions; il faut de la mémoire, des liens qui durent.

 

Il faut être capable d'intervenir quand ce n'est pas le moment, d'accueillir une demande quand ce n'est pas le lieu, de rencontrer des personnes que l'on n'attendait plus...

Il faut de la "non inscription", et il faut de la constance, de la rigueur et de l'audace.

C'est avec ce "carburant" que le travail dure toute la semaine, toutes les semaines; rappelons que nos activités fonctionnent à plein, la semaine et y compris le samedi, encore plus vide depuis que le matin a été abandonné par l'école!

Ce samedi, atelier d'expression

Nous "sur-utilisons" notre matériel; qui ne connaît pas notre camion bleu qui sillonne la ville et sa périphérie dans tous les sens? Qui ne connaît pas notre petit local de location (dans le privé faute de place), lieu de visites, de rencontres, de rendez vous,...

Une telle action, un tel travail dépasse grandement des possibilités de bénévoles; nous avons à présent grâce aux emplois tremplins, à l'apprentissage, une équipe de trois permanents mais le travail de gestion, d'encadrement est énorme

 

et surtout IL EST QUOTIDIEN ET DURE, LUI-AUSSI, LE WEEK-END et il n'ya pas de moyens pour cela. Dans un tel contexte, le fonctionnement participatif de l'association devient essentiel et nous pensons déjà à notre assemblée générale de janvier et à une organisation à trouver, avec un Bureau et un CA indispensables.

 

Mais une telle action déborde aussi le travail trop institué: "nos" salles sont pleines, comme le sont les camions et comme pleuvent les demandes, des enfants, des familles . Comment ferons nous pour y répondre?

Cette semaine, justement, nous avons accueilli Robin, qui vient des Alpes, avec ses connaissances sur les plantes, la culture bio. Il a pu se familiariser avec les lieux, les outils, les principaux acteurs. Il a eu l'occasion de faire visiter les ruches, d'aller chercher notre nouveau motoculteur, de s'occuper d'aller chercher et ramener le fumier destiné à enrichir le sol! Bref, tout de suite au coeur de l'action!

Nous poursuivons les contacts; nous avons eu le plaisir de recevoir Mme Rose Tran Bath Yen, qui dirige

 

au Viêt Nam un centre d'accueil pour les enfants des rues; elle est venue cette semaine; elle était très intéressée par nos ruches et le terrain car elle envisage avec son institution de mettre en oeuvre des activités de jardinage, apiculture qui permettraient de favoriser leur autonomie financière.

Ce jeudi, visite des ruches; on écoute

Ça y est c'est signé: ce mercredi, nous avons reçu une nouvelle fois le responsable d'Unis Cités "Essonne" et la responsable d'équipe; c'est une coopération qui dure! Ce mercredi, réunion avec nos partenaires

Une équipe d'Unis-Cités viendra dès la semaine prochaine travailler avec nous trois jours dans la semaine; grâce à ce soutien,

 

nous allons pouvoir réaliser de nouveaux ateliers de rue, autour du livre et de l'écriture conformément aux projets sociaux, du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, mais aussi en lien avec la Réussite Educative... et on l'espère , d'autres acteurs locaux. En échange, nous garantissons la formation au travail en milieu ouvert. Par contre, le local devient vraiment nécessaire pour organiser tout cela.

Nous le faisons car nous savons que la véritable prévention des destins brisés,

 

des voitures qui brûlent ... passe par la lutte contre la violence du quotidien, de la solitude et par la présence sociale .

Extrait des Chroniques du Mardi:

"Notre nouveau collègue, Robin, est arrivé ce matin. Nous l'attendions à bras ouverts ! Nous lui avons plus amplement présenté l'association, le projet du puits et l'organisation en général. Il a même pu faire la connaissance de Jean-Jacques puisqu'il était avec nous toute la journée"

Extrait des Chroniques du Mercredi:

"Ce matin, Robin et Chadia se sont rendus au marché de Juvisy. Etaient présents tout un groupe de parents et d'enfants"

Note: En organisant des sorties collectives dans les marchés de la région, nous souhaitons contribuer à permettre à tous de connaître leur propre environnement, et de le mettre à profit dans leur vie, en trouvant aussi les moyens pratiques et concrets pour s'y rendre.

Nous avons fait l'activité "citrouilles" avec les enfants; avec les citrouilles de décorations, nous les avons vidées et fait des têtes d'épouvantail. Les enfants apprécient le contact, la matière... et le résultat.

Ce mercredi, atelier "cirouilles"

Ce qu'ils en disent: " C'était vraiment bien, par contre les petites citrouilles étaient trop dures à couper mais la grosse ça allait ! On a mis des bougies à l'intérieur pour faire une belle photo dans le noir. Pour Enzo c'était difficile d'enlever les pépins ! D'ailleurs nous les gardons pour les planter dans le jardin. Comme ça on en aura encore plus à découper l'année prochaine".

On se rend compte qu'on ne peut pas tenir une chronique complète: trop d'activités, trop d'actions , trop de projets. Il faut encore mentionner, le travail sur le terrain ce vendredi autour du fumier, et les ateliers de rue de ce samedi... où il y avait tellement d'enfants, appliqués, pleins de proposition, disponibles et créatifs. Nous avons commencé les deux étendards de l'association que nous voudrions déposer au terrain, pendant qu'un grand groupe de garçons se sont exercés au lancer de boomerang.

Ce dimanche, étendage BRF

 

... et encore bien entendu, le dimanche, il en allait de même, au terrain. Bien entendu, on avait annoncé du mauvais temps, bien enten du, on a chassé les nuages et on terminé l'épandage du BRF, commencé le fumage, le tout avec plein d'enfants.. qui ont tout de même pris le temps de continuer leur cabane et de construire des balançoires et toiles d'araignées dans les arbres, avec la corde d'escalade.

Cordes et arbres ce dimanche

Et puis la citrouille géante a été coupée, on a ramassé les piments, poivrons, navets... et LES NEFLES!

Totale Phase: pour finir et parce que c'est la même histoire, je ne résiste pas à vous faire part du texte que nous a transmis notre amie et camarade, Pascale Borsi (partie prenante du chantier de "Pédagogie Sociale")

"Je suis une conteuse-jardinière
J'aime semer et accompagner la lente croissance de ce qui naît à la lumière.
J'aime garder en mémoire et porter l'histoire de ce qui fut, dans des tissus de mots car je crois au pouvoir poétique du verbe sur l'humai
n.

On éduque avec ce qu'on est alors, un jeudi de soleil, j'ai imaginé ceci:

Les Sept bambous du Tipi pédagogique:

-1er bambou: Tisser le temps social.

-2ème bambou: Permettre ( et même forcer) la libération du verbe et exiger le respect de la parole de l'autre

-3ème bambou: Ouvrirson groupe à l'expression-création.

-4ème bambou: Accompagner des projets collectifs.

-5ème bambou: Offrir le temps de digérer les savoirs et savoir-faire ainsi explorés.

-6ème bambou: Permettre la communication intra et inter-personnelle.

Enfin, la symbolique du Cercle: Protéger l'enceinte du groupe des agressions extérieures de tous ordres sans pour autant fermer le Tipi...

-7ème bambou: La Porte. Mettre en mémoire pour partager et semer dans le temps.
Pascale BORSI- Juin 2008.

02 Novembre : La pédagogie sociale a pour tâche ...

... d'organiser la continuité de la relation et de la communication.

Et c'est pour cela que nous voulons que toutes nos actions soient GRATUITES, sans inscription,

OUVERTES

INCONDITIONNELLEMENT.

Nous mettons en place les mêmes temps conviviaux, des activités souvent similaires à ce qui se fait ailleurs, mais nous le faisons de façon de le rendre accessible à tous. En tout cas c'est notre ambition.

Soirée musicale de vendredi, merci à Hacene!

Et ce n'est pas toujours facile, notamment en hiver quand le froid et la pluie se mêlent. HEUREUSEMENT, nous ne devrions plus tarder à pouvoir accéder, grâce à la Ville de Longjumeau, à un local de pied d'immeuble

qui nous permettra d'assurer cette continuité et ce travail, grâce au soutien de la Ville . On est prêts.

Bienvenue à Robin qui rejoint notre équipe, grâce au dispositif Emploi Tremplin de la Région Ile de France; son arrivée doit nous permettre de renforcer la venue, l'intégration et la fidélisation de groupes d'adultes éloignés de l'emploi ou plus isolés et, aussi, l'accueil des groupes d'enfants sur les terrains.

Il assurera aussi la continuité du travail, des cultures et de cette immense somme de travail déployée par tous, chaque semaine, presque chaque jour sur ces terrains. Nous avions besoin, c'est sûr de pilotage... Par ailleurs, Robin participera aussi à des actions de rue et au perpétuel travail de réflexion, de capitalisation et de communication de notre expérience que nous nous efforçons de tenir.

C'est notre deuxième convention que nous venons de signer avec Unis Cités; nous allons informer, former, accompagner une équipe de 8 jeunes volontaires de l'Essonne venus nous aider dans nos activités et notamment dans le développement des ateliers de rue dans le Quartier Sud.

Qu'on se le dise, bientôt vont reprendre les ateliers de pied d'immeuble, ... bibliothèque de rue, ateliers d'arts pastiques de rue, d'écriture... sur de nouveaux sites du quartier!

Opération Nettoyage espaces publics à la Vila, par les Robinsons

A ce propos, nous remercions la Fondation Lachmann et l'institut de France pour leur soutien dans notre travail de présence sociale, dans les quartiers, à travers une subvention qui vient de nous être accordée.

Cette semaine, le bailleur de logements, "3 F" organisait une semaine "propreté"; les enfants de Robinson sont venus donner un coup de mains important au gardien de la résidence, Franck.

Par deux fois, cette semaine, les Robinsons ont contribué à nettoyer les espaces publics communs.

Nous sommes doublement motivés: ces espaces, nous souhaitons aussi les voir vivre, et nous nous y employons.

... et encore, vendredi...

Cette semaine, c'étaient les congés scolaires et du coup, les enfants étaient presque tous les jours avec nous, nous accompagnant sur les terrains, participant aux opérations, nous aidant à rédiger affiches, invitations, organisant et préparant nos événements associatifs. Avec un local, ce sera bien plus facile.

Nous continuons à rencontrer les acteurs locaux pour déterminer, avec eux, quel type de partenariat on peut tisser et cette fois c'est la Communauté Emmaüs que Gwenola et Chadia sont allées rencontrer pour envisager des échanges de matériels, mais aussi un accueil des mmebres de la communauté ou leurs amis sur le terrain, et, voire, d'autres projets. A suivre...

Cette semaine également, Jean-Jacques nous a permis de récupérer sur un chantier qu'il a réalisé, les coupes de bois et branches droites (bonnes pour des piquets) pour ériger nos clôtures, sur le terrain.


"Ce vendredi, avons été au jardin pour y déposer les branches que Jean-Jacques a pu nous récupérer. De ces branches nous en ferons des piquets pour délimiter les parcelles mais surtout nous protéger des rongeurs. Jean-Jacques ne pouvait pas nous accompagner pour décharger la camionnette mais en tout cas son projet de clôture avance."
(Chadia)


Nous enrichissons ainsi les uns, les autres, qui les cultures, qui les installations de notre jardin communautaire.

"Mais, arrivés au terrain, mauvaise surprise: dans la serre, une sacrée surprise nous y attendait ! Il faut veuillez à ce que les graines restent suspendues. Les rongeurs en ont mangé plein. Y compris toutes les graines de tournesol que Nada et Salwa avaient récupérer!" (Chadia)

C'était, ce vendredi, la seconde de nos soirées musicales, mais c'est aussi et surtout une occasion de se retrouver et de vivre un temps convivial. Nous nous rendons compte qu'il ya une grande demande des uns et des autres autour de ce genre de temps que nous voulons gratuit et ouvert.

Ces soirées musicales ont lieu dans la salle de la Mairie Annexe et nous remercions la municipalité de ces prêts réguliers.

Ce vendredi, nous étions bien nombreux, bien plus que la première fois, à écouter Hacene, à chanter avec lui, à essayer la guitare ou les instruments ... et à nous partager les citrouilles. Occasion de sortir le soir du quartier pour certaines de nos ados, plaisir de se retrouver ensemble le temps d'une veillée. Plaisir aussi de chanter et d'écouter ce que nous avions imaginé comme chanson à mettre en musique sur Cultures-Robinson.

Voici ce que Myriam a chanté:

"J'ai toujours cherché et maintenant, j'ai trouvé,

Une association qui m'a tout apporté,

Des délicatesses, des tendresses,

Cultures Robinson, c'est Culturel

J'irai au bout du monde pour elle,

Car c'est dans mes rêves, Et moi..."

Par ailleurs, c'est le 12 décembre qu'aura lieu la grande fête de notre association, dans la Salle Anne Frank (prêtée aussi par la Ville) ; on y fera la fête et c'est ouvert aux familles, qu'on se le dise!

Dans notre association, le travail de rue, hors institution on adore; certains d'entre nous semblent en faire un art, comme SophieA, qui a organisé une première séance de peinture en plein air, pour les enfants nomades du campement près du terrain.

Sophie y est retournée après pour donner aux enfants et aux parents les photos de cet événement qui était superbe... et qui est appelé à se renouveler sans doute autour du livre et de la lecture (à la demande des enfants eux mêmes).

26 Octobre : La valeur est là, tout près, comment la rendre visible?

Soins à nos abeilles, ce vendredi

Et comment ne pas s'essouffler ? Telle est la perpétuelle préoccupation et question qui vient à l'esprit pour ceux qui portent des initiatives sociales.

La question n'est pas seulement à prendre dans son sens le plus évident : celui de garder ou de retrouver de l'énergie. Après tout, de cela, on en fait notre affaire!

Non , la question est à prendre dans un autre sens : comment ne pas s'user, comment ne pas se rendre insupportable, comment ne pas se répéter, comment ne pas transformer le sujet même qui passionne en objet de lassitude?

Là l'enjeu est bien plus important que le problème du " coureur de fond " , il est d'éviter de produire l'effet inverse de ce que l'on souhaite défendre et promouvoir.

Ce dimanche , les enfants, nombreux, ont ratissé en groupe

Ainsi en cherchant à créer des liens, on peut risquer de s'isoler, en montrant ce que le porteur d'initiatives sociales doit endurer de résistances diverses et variées, on risque aussi de renforcer l'idée reçue que c'est difficile et un certain "A quoi bon.."

Or notre message est à l'inverse: c'est en faisant les choses qu'on les rend plus faciles pour tous.

Adorno l'avait expliqué: On ne peut pas enseigner l'autonomie, ni militer pour rendre l'autre "militant" ; la seule chose qui est entendable, transmissible en manière de développement social, c'est l'idée d'appropriation de sa vie, de liberté retrouvée, d'autonomie à reconquérir, en commençant par là où on est.

Atelier de ce samedi: permanence et durée des groupes en plein air

C'est pourquoi nous travaillons sur des espaces ; l'espace est un élément évident, en le réoccupant, en le mettant au service des gens on fait plus que 1000 discours. Cela se voit, cela se met en actes.

Dans une association comme la nôtre pas question de se cantonner entre soi; plutôt que de risquer de fonctionner entre soi, il faut aller chercher l'autre. On conçoit que cela puisse être difficile ou épuisant.

Cette semaine a peut être été la première d'un fonctionnement de " type équipe " : les deux permanentes se sont relayées, croisées quelques fois, chacune en formation. Ce type de fonctionnement, il faut qu'on l'organise , qu'on le fasse vivre vivre.

C'était également une grande semaine de chantier sur le terrain, avec plusieurs séances du groupe des adultes : réflexion ensemble, prise de décision, achat de matériel et tout cela pour le travaux autour du puits. L'enjeu : conquérir la poulie, planter et amarrer un arceau… Bref , l'histoire du monde !

On cherche des documents pour mieux connaître nos "ennemis", les rongeurs

Chaque semaine, c'est aussi le travail avec les groupes d'enfants comme l'atelier du mercredi qui a occupéla bibliothèque municipale ...à directe proximité de l'habitat des enfants!

C'est pourtant toujours une redécouverte quand on y vient ensemble avec SON groupe. On découvre d'autres possibilités de travail , d'installation, on découvre ce qui est tout près de nous. Les enfants ne voulaient plus partir...

Les enfants ont dit: "Méga bien, j'ai surtout fait des recherches sur la nourriture des lapins", tandis que Myriam veut y revenir faire d'autres recherches. Marion aurait préféré pouvoir travailler sur l'ordinateur...

La concertation et le partenariat, demandent dorénavant un temps de travail permanent : cette semaine encore , visite de CCAS des villes des alentours, visite sur un projet de terrain à Chilly, discussions et concertation avec des partenaires comme Unis Cités, … Bref, ça bouillonne.

Ce qui nous réjouit c'est que nous arrivions (en plus des deux permanentes) à partager ces échanges avec les volontaires qui se relaient et qui ont pris goût à ces rencontres. Nous sommes nombreux dans l'association à avoir pris l'habitude de la représenter.

Les conseils de quartier démarrent sur la Ville de Longjumeau. Intermèdes-Robinson participe au conseil du quartier sud, dans le collège association. Nous comptons contribuer aux travaux de cette instance, faire des propositions, porter la parole des enfants , des familles , des adultes qui s'associent aux actions de l'association.

Chantier de pédagogie sociale, à "La Forge".

Un autre ciment dans un groupe engagé dans une initiative sociale, c'est la recherche, le fait que l'on apprend de ce que l'on fait, que l'on y réfléchisse, que l'on théorise, que l' on communique. Intermèdes Robinson est à la base de l'ouverture d'un chantier de recherches en pédagogie sociale, en lien avec l'ICEM.

Ce samedi, chez nos amis de Traces, nous avons pu faire la connaissance de nombreuses personnes porteuses d'autres initiatives. C'est un travail et une dynamique qui se lance; nous en retirons un soutien important.

Notre objectif? Recenser, étudier, analyser, théoriser, communiquer et transmettre (essaimer sans doute..) Peut être du travail en plus, mais une distance et un soutien nécessaires et ô combien revigorants.

Ce samedi, les enfants étaient aussi très nombreux , à l'atelier de rue, et il y avait aussi des adultes de l'association en plus de Chadia et Gwenola. Du coup les animations, en phase avec la saison deviennent aussi plus toniques et physiques; à côté des traditionnels scoubidou, bracelets, dessins, il y a maintenant place pour le football, badminton et jeux...

Ce dimanche, 13 Robinsons et Chadia ont ratissé, enlevé les feuilles , épandu le BRF et récolté les choux et navets; une journée bien remplie, encore douce... avec tous les âges.

 

19 Octobre : Le coeur des choses. Inertie, centre et gravité.

Un mur de couleurs... et il en manque!

Nous sommes toujours surpris de constater comment les actions les plus fragiles, les plus précaires souvent, ont quelques fois la force de la vie: ce n'est pas très rassurant, tellement on dirait que tout est joué d'avance et que cela ne pourra pas durer bien longtemps.

Le contact avec les enfants, avec le quartier, avec les familles est ainsi toujours fragile. Nous voyons et expérimentons chaque jour (car il faut lutter contre) comme il serait facile de se replier sur un public "conquis" mais limité. A côté de qui alors passerions nous encore?

C'est pour cela que nous voudrions bien un local, et même un archipel de petits locaux (comme celui de Bel Air, bientôt en état), et il en faudrait un peu partout mais nous ne voulonscertainement pas devenir une institution.

Fragile est aussi la communication entre nous, et la capacité d'engagement des volontaires reste forcément fluctuante. Nous sommes tributaires de la fatigue quotidienne, des accidents de la vie, des engagements multiples (complémentaires mais concurrents), du sentiment d'impuissance et du "à quoi bon" général et ambiant qui conditionne nos vies...

C'est un paradoxe: le simple est difficile. Comme est si dur à maintenir l'entraide, la coopération, l'initiative collective...

Pourtant ces actions aussi fragiles soient-elles deviennent rapidement des "Centres" : centre des institutions car nous sommes à la base, centre des préoccupations personnelles et sociales car nous nous adressons à la globalité des personnes.

Nous tentons de garder jour après jour le contact avec le sol, avec la terre, avec la rue, avec les enfants qui se fâchent, les parents qui se désespèrent, les conditions de travail difficiles et solitaires de nos permanents qui risquent de les démobiliser ... et nos interrogations, à tous sur la suite et l'avenir.

Salwa est un peu Sawyer

Qu'il est étonnant de constater, pour autant, que ce que nous faisons peut être suivi de loin, est lu et cité par beaucoup d'autres. Comment ce que nous faisons, fait naturellement sens pour les acteurs sociaux des institutions quand ils débarquent juste sur les terrains au beau milieu d'un moment de vie, quand on leur montre, nos ruches, les citrouilles et nos interminables projets pour améliorer le puits...

Cette semaine a encore été largement marquée par la rencontre avec les partenaires de la Réussite Educative, avec le collège; mais aussi avec les travailleurs sociaux départementaux qui se sont une nouvelle fois rendus sur nos terrains pour voir sur place comment concrètement, on peut se faire une culture en commun (et d'autres rencontres sont prévues cette semaine à Chilly pour Hélène et Patricia).

Ce mercredi, la journée était grise, mais un groupe de jeunes Robinsons est parti encore en forêt pour les châtaignes (sûr qu'on en relance la consommation et la tradition!), pendant que se tenait l'atelier vidéo.

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" Salwa s'est fait un baluchon comme Maxime, lors de la sortie du premier groupe, mais elle, elle dit que ce n'est pas comme les 7 nains mais plutôt comme Tom Sawyer. 5 kilos environ de châtaignes ont été partagés, les filles étaient ravies ! " (Gwenola).

Visite aux abeilles des partenaires sociaux

Ce vendredi, Nada et Edgar sont venus étudier le chantier autour du puits, et les projets de clôtures: rendez vous est pris pour deux jours de chantier adulte la semaine prochaine.

Gwenola a commencé l'école des moniteurs-éducateurs, et, la semaine à venir, Chadia va aussi suivre une action de formation continue.

Comme il ya toujours un grand besoin de tenir les actions, mais aussi et surtout de les multiplier et ouvrir davantage, nous avons accueilli ce samedi Robin, qui rejoindra l'équipe à partir du 01. 11 et il a passé la journée sur le ,quartier aux ateliers de rue.

Récit: "Beaucoup d'enfants étaient présents pour l'atelier, nous y avons fait plein de choses !
Nous avons joué aux raquettes, fait de la peinture, du découpage, du coloriage. Et aussi les garçons ont fabriqué de belles fusées qui ont même atteint le mur du son ! (:-) D'après leur dire bien sûr. Il y a aussi eu de l'aide pour les devoirs de Maths.
Robin a fait de la peinture et a rencontré une bonne partie des enfants. Et aussi a fait de la mitraillette puisque les garçons ont aussi fabriqué des armes en papier".

De tout point de vue, ce dimanche était vraiment typique; Nada ne devait pas être là était , Gabriel parti aux éclés, Hélène prise ailleurs... Et puis finalement, les annulations, les accidents de la vie, les bonnes surprises aussi, tout a convergé... Pour qu'on se retrouve tous au terrain pour une journée magnifique et ensoleillée. Nous étions 20 plus un chien !

Les enfants ont travaillé, récolté les citrouilles, planté les salades. Avec les citrouilles, justement on a fait des murs, des pyramides: la plus grosse pesait 23 kilos! C'était la fête devant tant de poids, de consistance, d'abondance. Les enfants n'étaient pas peu fier de remporter des morceaux énormes, chez eux!

Sophie, qui réfléchit beaucoup sur les initiatives d'atelier, d'animation d'expression et environnemental (ce n'est pas son premier essai) est allée proposer et réaliser, accompagnée d'Hacene, un atelier de peinture aux enfants du camp de tziganes qui s'est installé il y a peu, près du terrain. Juste un petit moment ... d'expression, qui a rencontré un grand succès et de la demande...

On a profité d'être nombreux autour du puits pour se mettre enfin d'accord sur ce qu'on veut: la discussion était serrée, chacun ayant son point de vue entre des gros travaux pour une pompe électrique, une arche et une poulie, une éolienne, etc...

Conférence autour du puits

On s'est mis d'accord: d'abord une arche puis une poulie, ensuite on cure et creuse le puits, et enfin... on installe le système de pompe. Bref, gros chantier en perspective auquel Nada, Hacene, Jean -Jacques et Edgar vont se mettre dès cette semaine.

12 octobre: COMMUNO- TERRE

Nous nous rendons compte que ce que nous faisons, correspond aux vœux et à la recherche de beaucoup de gens ; à l'occasion du recrutement du troisième poste en emploi tremplin, et malgré la modestie des conditions proposées, du travail le samedi et certains dimanches, nous avons vu et reçu des gens au parcours et un nombre si important de candidats.

Le travail avec l'environnement, avec les espaces proches, et parce nous y ajoutons aussi les bas d'immeuble et les espaces vides et à conquérir de la socialité , … nous permet par contre de garder les pieds sur terre.

Il semble bien qu'une grande part de la valeur de ce que nous faisons provient de ce que nous nous frottions à ce qui est le plus difficile ; nous n'offrons pas des activités à ceux qui sont prêts à faire des centaines de kilomètres pour venir les voir ; nous n'offrons pas des activités à ceux qui ont d'emblée une haute estime de tout ce qui tranche avec l'urbain et vient d'un espace plus naturel…

Nous proposons au contraire, toutes ces activités à ceux qui ont le plus de mal à s'y rendre, ceux qui constituent le public a priori le moins acquis , le moins facile. Mais quelle différence ! Quelle fidélité !

Nous apprenons ainsi à apprécier celui qui vient à chaque fois, qui , malgré la difficulté de son caractère, la mise à l'épreuve de tout ce qui se construit… marque son plus essentiel engagement dans la durée et la proximité.

 

Nous privilégions ceux qui sont là, ceux qui sont proches,car , faute de donner de leur motivation et de leur technicité ou performance… il se donnent eux-mêmes.

C'est parfois difficile et le conflit éclate souvent ; tel membre de l'équipe craque un jour de devoir supporter tant de refus systématique ou de la provocation. Ce n'est pas grave, nous avons le temps.

Et le conflit lui-même fera l'objet d'une culture.

Sur le terrain, mêmes rigueurs et manque d'attention de la part de nos plantations ; nombre d'essences ne daignent même pas pousser et on a aussi les dégâts des rongeurs quand ce ne sont pas ceux de nos difficultés d'organisation.

Qu'importe ! Ils sont beaux ces terrains et on pourrait même dire, de plus en plus beaux . Avec tout ce qui n'a pas poussé, avec tout ce qui a peu donné, au fur et à mesure, avec toute l'énergie que nous avons dû mobiliser par force et en retour… on voit un terrain " habité " , investi, au travail !

Ce mercredi, un groupe composé d'enfants, ados et adultes de l'association sont allés àla récolte des châtaignes dans les bois; Maxime raconte:

"En rentrant, j'ai fait comme les 7 nains, j'ai porté mon sac de châtaignes sur l'épaule, au bout d'un bâton de bois; c'était lourd mais je suis costaud, alors ce n'était pas un problème".

Pendant ce temps là, Dominique poursuivait l'atelier vidéo.Les participants ont visionné les exercices de la semaine précédente, pour repérer ce qui est un plan et ce qui n'en est pas. Une occasion aussi de voir d'autres films documentaires et de repérer les partis pris. Il ya un véritable enjeu social, politique, humain à faire connaître que l'image est construite, qu'elle est un langage et qu'elle n'est en rien naturelle. Quoi de mieux pour cela que de se faire réalisateur de sa propre vision?

Ce jeudi, le groupe d'adultes est allé nourrir les abeilles comme tous les jeudis. Gwenola raconte: " Quels amateurs nous sommes! Pas assez d'eau ou bien trop de sucre pour notre sirop. Mission perdue! Notre décoction n'était plus un sirop mais du sucre! Nous y retournerons le lendemain pour que nos abeilles ne meurent pas de faim. Nous en avons profité pour rester sur le terrain car nos ennemies, les ronces, nous font de la misère.

Je me suis chargée de couper un arbre, petit arbre, je tiens à le préciser , qui s'était couché sur le chemin.

Premier tronc coupé par Gwen

Nous avons également eu la visite des gendarmes, rien de grave, ils voulaient s'assurer que le camion en haut du chemin était le nôtre. Nous en avions profité pour nous faire connaître".

Le vendredi, donc rebelote des mêmes groupes au terrain. Nada réfléchit à de nouvelles clôtures . Nous retenons le principe de grandes parcelles mais devons alterner les cultures.

Ce samedi, Gwenola raconte:

" Cet après-midi plein de soleil a été très créatif ! Agnès était là aussi avec son fils pour m'aider à encadrer le groupe! Une dizaine d'enfants étaient présents pour l'atelier de rue, nous y avons fait de la peinture et du collage.J'avais découpé des cadres dans du carton afin d'y coller une photo par la suite. Tout le monde a fait de très jolies choses, qu'ils ont pu ramener chez eux.

Nous avons également fait une belle banderole, pleine de couleurs " Culture Robinson " !"

Célia et Virginia ajoutent : "Ça tombe bien qu'on ait fait de la peinture aujourd'hui parce qu'on adore ça en plus on peut ramener ce qu'on a fait chez nous !"

Ce dimanche, belle journée, sur le terrain; les Robinsons étaient nombreux (Gwenola a dû faire deux voyages). L'étendage du BRF a continué grâce au groupe des enfants et des ados.

 

C'était l'occasion d'améliorer notre technique de travail en groupe: brouettes à la chaîne, ou bêchage du terrain, en ligne...

Technique du Sous-Commandant Nada

 

On a commencé aussi à cueillir les énormes potirons du fond du terrain.

Pour porter les potirons , il y a la technique... ou l'épreuve de force...


Bonne nouvelle, "Faut-il apprendre à être parent (s) ?", film documentaire réalisé par D Delattre (édité par la Cathode), dans lequel on peut voir les débuts de notre association, a été sélectionné au festival du film d'Education à Amiens et il sera aussi diffusé dans la semaine du documentaire à Tours le mois prochain. Il y a eu un petit article sur le film dans le magazine "Psycho".